L’évangile de Marc aujourd’hui nous met une fois de plus en présence d’une foule immense entourant Jésus. Une foule en mouvement que l’évangéliste présente quelques versets avant notre extrait comme étant dans un climat de frayeur. Peut-être parce que Jésus venait d’annoncer sa passion toute proche. Le mouvement est une montée qui conduit Jésus ses disciples et cette foule de Jéricho à Jérusalem pour la Pâque où, nous le savons, Jésus sera accueilli triomphalement, avant sa passion.
Bartimée / Mc 10 46-52 / Une homélie
L’évangile de Marc aujourd’hui nous met une fois de plus en présence d’une foule immense entourant Jésus. Une foule en mouvement que l’évangéliste présente quelques versets avant notre extrait comme étant dans un climat de frayeur. Peut-être parce que Jésus venait d’annoncer sa passion toute proche. Le mouvement est une montée qui conduit Jésus ses disciples et cette foule de Jéricho à Jérusalem pour la Pâque où, nous le savons, Jésus sera accueilli triomphalement, avant sa passion.
Les Fils de Zébédée / Mc 10 35-45 / Une homélie
Il y a d’abord cette demande un peu folle des Fils de Zébédée : « donne-nous d’être assis l’un à ta droite, l’autre à ta gauche dans ta gloire ».
Marc 10 17-30 / Une petite homélie
Non seulement, il est riche et ne manque de rien, en plus il est satisfait de lui-même car il est en règle avec la religion mais il veut vivre toujours ! Il ne veut pas mourir.
Jésus, en lui répondant, l'informe que pour avoir la vie éternelle, il faut tout donner, ne plus rien avoir et marcher à sa suite. En fait, ce qui manque à cet homme, c'est le manque !
'Bienheureux les pauvres', entendrons-nous dans l'évangile de saint Matthieu.
Les disciples, eux, ont tout quitté pour suivre Jésus : leur travail, leur famille, leur maison, les liens d'amitié qu'ils avaient... En suivant Jésus, une autre activité, une autre famille, une autre maison, d'autres liens.., et des persécutions en plus !
Voilà cette vie éternelle, souhaitée par l'homme riche.., un autre rapport aux gens, à sa famille, à la maison, au travail, .... Une vie qui est à vivre dès aujourd'hui, à la suite de Jésus : un peuple en marche, qui donne de ses biens, qui accueille, qui fait place aux plus petits, qui se reconnaît de passage sur une terre offerte à respecter et à partager entre tous ...
Serait-ce le monde qui vient ? L'actualité nous montre souvent l'inverse
Serait-ce un Royaume à construire ou plutôt à accueillir comme le don de Dieu ? Puisse notre communauté, notre église vivre de cette espérance.
Vincent Garros, curé
Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom / Marc 9 38-48 / Une homélie
Aujourd'hui, il est question du nom. Nous savons que nous sommes rassemblés ici au nom du Seigneur. Nous savons que le baptême inscrit dans notre chair le nom du Christ, le ressuscité. Nous savons que nous portons en nous le nom de chrétien depuis que nous avons été plongés dans l'eau du baptême. Mais ce dimanche, l'Evangile attire notre regard sur des personnes qui agiraient en se réclamant de ce nom sans pour autant appartenir au cercle des disciples, et encore moins aux douze.
" Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom".
Jean, le disciple que Jésus aime, alerte ce dernier qu'un étranger s'est emparé de son nom pour guérir. Est-ce une forme de jalousie qui a poussé les douze à empêcher de guérir ? Les apôtres ne veulent-ils pas se garder Jésus pour eux-mêmes ?
Ce pourrait-il qu'aujourd'hui encore l'Esprit de Jésus agisse au-delà de ses disciples, des baptisés ? Et ceux qui se sentent appelés de quel nom se réclament-ils, du nom de Jésus, du nom du Christ ?
La petite équipe de préparation au baptême des adultes est bien placée pour constater que l'Esprit souffle bien au-delà du cercle des disciples. Le christ attire à lui bien au-delà de l'assemblée qui se réunit tous les dimanches.
Je profite de cette homélie pour vous informer que, pour cette rentrée, l'équipe du catéchuménat démarre la préparation de trois adultes en vue d'un baptême en 2023. Nous avons appelé ce groupe, le groupe saint Joseph. Et cela en poursuivant la préparation du baptême de cinq adultes pour Pâques 2022.
Nous ne nous lassons pas d'être surpris par l'appel que reçoivent les candidats adultes au baptême. Nous sommes toujours surpris des chemins empruntés par le Christ pour toucher les cœurs de ceux qui se présentent à l'Eglise pour demander un sacrement. Il y a des étincelles qui jaillissent dans les vies, un voyage en Israël, une demande pour être parrain, l'approche d'un mariage.
Mais il y a surtout cette explication de la part des demandeurs, à savoir qu'ils ne savent pas d'où ça leur vient. L'explication de leur demande c'est qu'ils n'ont pas d'explication. Et cette explication est la meilleure explication. Comment mettre des mots sur quelque chose qui est inconnu. La solution pour comprendre, c'est de demander le baptême. La préparation va bien fournir des explications, pensent-ils.
Ils découvrent que ce qu'il y a à apprendre n'est rien à côté de ce qui est à vivre. Apprendre, nous savons nous-mêmes qu'il n'y a jamais de fin. En revanche, la soif de vivre sa foi est immense.
Demandons-nous pourquoi cela nous réjouit tant que des personnes frappent à la porte de l'Eglise ? Est-ce parce que cela renforce notre communauté ? Est-ce parce que nous serons bientôt plus nombreux le dimanche à la messe ?
La joie, qui nous vient de cette nouvelle, dépasse largement les contingences de la comptabilité. Cette nouvelle nous donne la confirmation que l'Esprit est libre de souffler où il veut. Nous ne l'avons pas enfermé entre les murs de cette maison.
Et si parfois nous avons la même tentation que les apôtres, à savoir, regarder d'un œil soupçonneux des étrangers agir au nom de Jésus, le Christ sait nous rappeler que son Eglise agit sous la conduite de l'Esprit pour le salut du monde. Si d'autres agissent en son nom c'est aussi pour sauver le monde.
J'ose aussi affirmer que parfois nous agissons nous-mêmes au nom du Christ sans même nous en rendre compte. Car "agir au nom de Jésus" ce n'est pas toujours faire des choses éclatantes. C'est laisser apparaitre dans la vie de tous les jours la source où nous nous s'abreuvons. Dans nos familles, auprès des gens que nous rencontrons, dans nos intérêts et nos loisirs, nous laissons transparaître, même lorsque nous n'y pensons pas, cette source qui est en nous. Et de cette attitude, des personnes sentent tressaillir cette part d'eux-mêmes qui appartient à Dieu.
Et ceux-là de quel nom se réclament-ils, du nom de Jésus ou du nom du Christ ?
Nous pourrions répondre que peu importe le nom, l'important c'est d'agir sous l'inspiration de l'Esprit. Et pourtant, il me semble juste d'avancer que ceux-là s'avancent au nom de Jésus. Le Christ se révèle de manière éclatante dans l'inouï de la résurrection.
Ceux-là se revendiquerons du nom du Christ une fois vécue l'expérience de la résurrection dans le baptême. Car, une fois plongé dans la mort et la résurrection du Christ, le baptême donne la foi.
Ah !
Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple
un peuple de
prophètes !
Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur
eux !
Pour vous, qui suis-je ? / Marc 8 27,35 / Une petite homélie
Comme les disciples, nous voulons marcher à la suite de Jésus. Comme eux, nous entendons par l’Évangile d’aujourd’hui les paroles de Jésus et ses questions.
Comme du temps de Jésus, les gens qui nous entourent disent des choses sur Jésus, différentes, bien sûr, mais qui peuvent se contrarier : ‘Jésus, c’est un homme sympa et ouvert pendant le temps des Romains’ ou bien : ‘il n’a pas existé’ !
Il reste la question que Jésus pose à ses disciples et qui s’adresse à nous aujourd’hui : « Pour vous, qui suis-je ? ». Que disons-nous de lui ? Jésus c’est un homme d’autrefois ! Un prophète ! quelqu’un qui a fait du bien autour de lui ! Un juif qui a parlé de Dieu comme d’un père pour tous les humains ! Un homme qui a guéri des personnes malades ou handicapées et qui prenait soin des plus petits et même qui a défendu des personnes qui étaient rejetés.
Jésus : est-il un modèle pour notre vie ? Un ami ? Le Fils de Dieu ?
L’Évangile nous indique que ces questions sont posées aux disciples pendant qu’ils marchaient. Cela indique que les questions et nos réponses ne se font pas en un jour. C’est tout au long de notre vie, en chemin, que Jésus se révèle à nous et que nous faisons des progrès comme disciples, comme témoin, comme acteur de l’Évangile. Tout au long de notre vie, nous pourrons aussi rencontrer des adversaires qui peut être nous ferons souffrir. C’est probablement cela ‘porter sa croix’ !
Nous pouvons penser et prier pour les hommes, les femmes et les enfants qui, dans certains pays, sont pourchassés, mis en prison ou même tués parce qu’ils sont chrétiens, disciples de Jésus. Oui, car, chercher à prendre soin des plus petits, comme Jésus l’a fait, c’est aussi demander plus de partage et donc de justice ! Pour faire cela, il faut renoncer à soi-même et nous tourner Vers Jésus, le Christ.
Père Vincent G.






