Forum / Dimanche 27 - Aux Captifs la libération / l'édito

Ce week-end, la visite du Pape Léon XIV en France est un évènement marquant. Dans son programme, au milieu des méga-rassemblements, nous n’avons peut-être pas relevé un moment discret : samedi matin, le Pape rencontrera en visite privée l’association « Aux captifs la libération ». Une trentaine de jeunes des « captifs » seront encore au Stade de France à la veillée, et 250 à la messe du dimanche.


Le nom de l’association est tirée du texte d’Evangile dans lequel Jésus annonce qu’il est venu « annoncer aux captifs la libération ».
Au début des années 80, le Père Patrick Giros a voulu prendre soin des gens de la rue : SDF, personnes en situation de prostitution.
Son intuition, c’est que ces personnes ont d’abord besoin d’être reconnues comme des personnes à part entière, avant d’être des personnes précaires. Si elles sont « captives » de la pauvreté ou de la violence du monde de la prostitution, chacun de nous est lui-même « captif »… de ses préjugés, de ses blessures, de son histoire…
La rencontre est donc possible d’égal à égal.
Mais pour cela, il faut sortir d’une logique de « dette », et donc, oser une rencontre « les mains nues». Les bénévoles iront vers ces personnes les mains vides, sans rien d'autre à leur donner qu'une parole, un sourire, une poignée de main. Sans jugement, sans discours prosélyte,. Demander des nouvelles, s’inquiéter de leur état, plaisanter avec eux, les écouter, et, parfois (souvent), prier ensemble…

A Bordeaux, l’antenne de l’association se concentre uniquement sur les personnes en situation de prostitution. pour créer ce contact de confiance et de dignité. Chaque semaine, une petite équipe de bénévoles se retrouve dans le quartier Belcier. Avec régularité et fidélité, ils vont à deux ou trois, la nuit, sur les lieux de prostitution pour tenter de créer ce lien fragile et ténu qui réaffirme la dignité de ces personnes.
Une fois par mois, un temps prière est organisé : une « prière rue », qui rassemble les bénévoles et ceux et celles qui veulent se joindre à eux.

Le monde de la prostitution est un monde en pleine mutation (réseaux sur internet, prostitution des mineurs, prostitution « logée »…) inscrit dans un paysage urbain lui-même en constante évolution. Il est de plus en plus difficile de rencontrer les personnes en situation de prostitution, rejetées aux marges de la ville, invisibilisées.
L’Association a besoin de renforts pour défricher de nouveaux terrains !
Une rencontre est organisée dimanche 27 après la messe avec l’aumônier et une bénévole. N’hésitez pas à rester pour mieux comprendre les enjeux d’une telle action et la complexité de cette réalité trop souvent ignorée.

Les annonces

Prières et Sacrements

Prions pour nos frères et sœurs :
Les baptisés : Lylou ROUMEGOUS-BOUSQUET, Lou CAMBRIEL, Antton CLOOS
Les défunts :Pierre FEY, Bruno AZRIEL

Obsèques de la semaine prochaine :Pierre POURTAU, mardi 22 à 14h30.

 

Catéchuménat : 

Les adultes qui souhaitent préparer un sacrement, baptême, 1ere communion ou confirmation, sont invités à se présenter à Dominique BOURGOIN, diacre, ou au secrétariat paroissial.

Première rencontre pour ceux qui souhaitent démarrer cette démarche :

jeudi 24 septembre à 18h30 salle St Jean

APPEL : Notre assemblée change, de plus en plus de catéchumènes se joignent à nous les baptisés pour participer à la messe.

Pour mieux les accueillir, je recherche des personnes qui accepteraient d’accompagner les catéchumènes pendant la messe. Il ne s’agit pas de participer aux rencontres de préparation au baptême mais de tenir le rôle d’aîné dans la foi, de témoigner de sa foi et de répondre à leurs questions sur ce qui se passe. Si vous vous sentez appelés, vous pouvez vous proposer en envoyant un mail à :

dominique.bourgoin@bordeaux.catholique.fr.

Dominique Bourgoin, diacre

Lecture de la Bible

Lecture de l'Evangile du dimanche : Premier et troisième lundi de chaque mois à 20h salle St Jean. Prochaine rencontre lundi 5 octobre.

 

Pastorale des Jeunes

Groupe JPEG (jeunes pros et étudiants) : Prochaine rencontre mercredi 7 octobre à 20h salle St Jean.


Messe de rentrée : dimanche 4 octobre à 10h.


Les inscriptions à l’éveil à la foi, au catéchisme et pour les aumôneries collèges et lycées sont ouvertes. Vous pouvez télécharger les fiches dans la colonne de droite, ICI, ou les prendre à l’accueil.


Réunion des parents :

 Pour l’aumônerie collège : mercredi 23 septembre à 20h30 salle St Jean.


Aumônerie des Lycéens : première rencontre le vendredi 25 septembre, à 19h à l’église pour le temps de prière, puis au Fronton.


Vie Fraternelle

LES FORUMS : de temps en temps le dimanche après la messe, nous sommes invités à prendre le temps de rester ensemble pour découvrir un sujet, discuter un peu sur tel ou tel thème, salle St Jean.

Dimanche 27 septembre, Forum de présentation des activités de l'antenne Bordelaise de l'association catholique "Aux captifs la libération" dédiée à la rencontre des personnes en situation de prostitution.

    (Voir l'édito ci-dessus)

 

La journée mondiale du migrant et du réfugié se déclinera dans nos paroisses le 27 septembre.

Le thème de la journée : « Même pour un seul de ces petits ? » 

 

Lumignons : il est maintenant possible de payer les lumignons par carte bleue avec le terminal de paiement qui est situé à proximité du présentoir, sous la statue de la Vierge Marie.

A noter également que nous proposons aussi des lumignons plus grands, à l’effigie de Marie ainsi que, temporairement, des lumignons spéciaux liés à la visite du pape Léon XIV en France (à bruler sur place ou à emporter).

 

Vie Diocésaine

Formation de l'Istitut Pey Berland : L’Institut Pey Berland est le service de formation spirituelle, pastorale, biblique, théologique et universitaire du diocèse de Bordeaux. Il s’adresse à toutes les personnes désireuses de découvrir ou de se former aux fondamentaux de la foi et/ou à la vie en Église. Auditeurs libres ou étudiants engagés dans un parcours diplômant en théologie, l’institut leur permet de trouver une proposition adaptée. Consulter les propositions sur le site. 


Campagne "Chantiers missionnaires 2026" : Ce week-end ont lieu les Journées du patrimoine, l’occasion de découvrir ou re découvrir notre patrimoine religieux ! Mais aussi de nous mobiliser et nous engager pour les nombreux projets et chantiers portés par le diocèse et les paroisses.

Dans le cadre de sa nouvelle stratégie immobilière, le diocèse lance de nombreux chantiers de rénovation ou de construction : pour héberger les prêtres aînés, accueillir les personnes en situation de précarité etc…

A Gradignan, nous sommes particulièrement concernés cette année. Nous vous rappelons que les travaux en vue de l’achat d’un nouvel orgue à tuyau ont débuté cet été. L’ancien orgue a été démonté. Nous sommes à la recherche du nouvel orgue, qu’il faut d’ores et déjà financer.

Pour mémoire, le budget prévisionnel des travaux est de 100 000 €, financé par un apport de 70 000 euros par le fonds de réserve de la paroisse, la municipalité de Gradignan prenant à sa charge l’intégralité des travaux. La paroisse a lancé une souscription à hauteur de 30 000 euros que vous pouvez retrouver sur la plateforme diocésaine de don en ligne : donnons-bordeaux.catholique.fr. Vous y retrouverez aussi les autres projets diocésains.

Parce que personne ne nous a embauchés / Mt 20 1-16 / Une homélie

Ce dimanche, nous apprenons que le royaume des cieux est comparable à une entreprise qui est injuste. Elle rémunère à la même hauteur, ceux qui ont peiné une journée de travail à la vigne, et ceux qui se sont contentés d’une petite heure de travail ! Les derniers embauchés ne sont même pas fatigués, aucune auréole de sueur ne souille leur vêtement et ils reçoivent la même rétribution que les premiers embauchés ! Où est la justice dans cette affaire !

Or, Jésus, ce dimanche, nous enseigne par sa parabole que le royaume des cieux n’est pas comparable à une entreprise. La loi, la justice qui y sont appliquées ne se basent pas sur le mérite, la quantité ou le rendement.

En ce lieu, le royaume des cieux, la justice de Dieu s’applique. Il s’agit d’une justice qui se fonde sur la dignité, le besoin et la grâce. Dieu ne donne pas au prorata, il donne en totalité.

Nous pouvons nous poser la question suivante : pourquoi ces ouvriers n'ont-ils pas travaillé plus tôt ? La réponse dans l’Evangile est poignante : « Parce que personne ne nous a embauchés. »

On découvre que ce ne sont pas des paresseux. Ce sont tout simplement des oubliés du système.

Ce sont peut-être des personnes qui ne sont pas adaptés à des règles soumises au mérite, à la quantité ou au rendement.

Or, le maître de la vigne, celui qui règne sur ce royaume ne supporte pas que des personnes restent sur le bord du chemin sans utilité ni dignité. L'appel à la dernière heure montre que pour Dieu, il n'est jamais trop tard.

Pourquoi n’ont-ils pas répondu dès la première heure ? Une infinité de raisons justifie cela sans pour autant porter un jugement négatif.

Peut-être ne se sentaient-ils pas suffisamment qualifiés pour répondre à l’invitation ?

Peut-être sont-ils arrivés avec retard sur le lieu de l’embauche ?

Peut-être étaient-ils distraits au moment de l’appel et ils ne l’ont pas entendu ?

Peut-être ont-ils un handicap qui les empêchent de tenir debout toute une journée de travail ?

Bien d’autres états expliquent pourquoi ils n’ont pas répondu dès le matin.

Le denier reçu pour une heure de travail, les rétablit dans leur dignité, il efface ce qui pourrait les stigmatiser.

Qu’importe la valeur intrinsèque de la pièce d’argent, l’important c’est qu’ils sont reconnus dans leur dignité à l’égal de ceux qui ont travaillé toute la journée.

Cette parabole entre en résonance avec celle du bon larron dans l’évangile de Luc au chapitre 23. Il est une illustration concrète de l'ouvrier de la onzième heure. Cet homme, condamné à mort, converti dans les derniers moments de sa vie, reçoit la même promesse du Royaume que les apôtres qui ont tout quitté depuis le début : « Aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis ».

Et nous, comment nous situons-nous devant la parabole des ouvriers de la onzième heure ?

Les médias rappellent sans cesse la volonté politique de combattre les fraudeurs à l’assurance maladie, à l’assurance chômage, nous promettant de récupérer une manne financière importante.

Toutes ces informations nous invitent à la logique du mérite, de la quantité ou du rendement.

Voilà pourquoi ce texte choque nos critères humains de justice, et c'est pourtant là que réside le cœur du message.

Dieu ne donne pas au prorata, il donne en totalité et la justice de Dieu se base sur la dignité, le besoin et la grâce.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,
de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

Amen !

Dominique Bourgoin, diacre.

Les églises de Maisonnées - L'édito

 L'historien de l'Antiquité peut donner un contenu sociologique à ce qui est devenu un concept usuel de l'ecclésiologie, celui d’ « Église domestique », et faire réfléchir aux leçons de l'histoire. L'exercice est d'autant plus périlleux que la « maison » n'a jamais été un concept simple, non plus que la « famille », comme en témoignent les lexiques grec et latin. En grec, langue des communautés chrétiennes jusqu'à la fin du IIe siècle, la « famille » était désignée par le mot ‘oikos’ qui mettait l'accent sur une unité d'habitation incluant des biens et des personnes, tandis qu'un terme apparenté, ‘oikia’ [qui a donné œcuménisme NDLR], le faisait porter sur les gens et la structuration communautaire. Paul, comme ses contemporains, emploie l'un et l'autre.
 
        En latin, le même mot ‘domus’ désignait un habitat familial ainsi que le groupe plus ou moins étendu qui y demeurait ; pris au sens de « maisonnée », il était plus utilisé que ‘familia’. L'expression « Église domestique » s'inspire d'une désignation latine technique – ‘domus ecclesiae’, la « maison de l'Église » - inventée au XXe siècle pour rendre compte des plus anciens lieux chrétiens connus, identifiés dans des maisons particulières. Dans la mesure où les aménagements architecturaux reflètent les comportements sociaux, on a étendu ce concept à une forme de l'Église et à une période de son histoire, celle des origines.
 
        Ainsi reconnue comme le cadre et la modalité de la première évangélisation, l'Église « domestique » est aujourd'hui proposée comme une alternative aux célébrations communautaires publiques, en cas d'impossibilité, mais surtout comme un modèle de lieu de vie chrétienne résistant au monde séculier : « faire Église en sa maison », c'est vivre à I ‘échelle intime et particulière ce qui est maintenant en place dans l'Église universelle. L'histoire peut-elle se répéter ?
 
        Replacer la première mission chrétienne dans son cadre authentique conduit à inventorier les potentialités de la maisonnée antique, avec toujours le même souci d'éviter les anachronismes. La maisonnée antique ne se réduisait pas à la famille nucléaire, mais rassemblait un groupe plus large, comprenant les époux, les enfants, les domestiques et toutes les personnes vivant sous le même toit. Envisagée sous l'angle du droit et celui du vivre ensemble, elle permet d'examiner de nombreuses questions et conduit à s'interroger sur les relations qui s'établissaient entre ses membres ainsi que sur la structuration communautaire d'un groupe diversifié. Les maisonnées chrétiennes fonctionnèrent- elles comme un laboratoire d'expériences et d'idées quand il s'est agi de confronter les enseignements de l'Évangile et l'amour du prochain avec un droit et une pratique fondée sur l’autoritarisme ?
Marie-Françoise BASLEZ
« Histoire des premières communautés chrétiennes »
 - pp14-15- -Éditions TALLANDIER

Pardon des péchés - Remise des dettes /Mt 18 21 35/ Une homélie


     Quand Pierre demande à Jésus "Combien de fois dois-je pardonner à mon frère ?" Jésus va lui raconter une parabole qui raconte une remise de dette. Dans les deux expressions, c'est le même verbe qui est utilisé. Pardonner et remettre la dette. Qu'est-ce donc que ce pardon qui remet une dette ? 

    Quand nous disons la prière du Notre Père : nous disons "pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés !" (Mt 6,12) le texte d'origine dit "Remets-nous nos dettes comme nous avons remis à nos débiteurs". Pardonner et remettre la dette, c'est pareil ! 

    La parabole de Jésus montre à l'évidence la différence d'attitude des personnages face à leur débiteurs. Le premier est pris aux entrailles devant l'imploration de son créancier et pas le second. L'expression "être pris aux entrailles", nous la retrouvons ailleurs dans les évangiles notamment dans la parabole du Bon Samaritain (Lc 10,33). Cette émotion est si forte que le corps éprouve comme une douleur qui bouleverse et provoque une attitude de compassion : l'autre que j'ai devant moi est un petit, un frère, je ne peux pas le laisser comme ça, 

    Quoi que dans le Notre Père, nous demandons au Père qui est dans les Cieux de nous remettre les dettes, c'est bien lui, le Père du Ciel, qui le premier, comme dans la parabole a remis notre dette. 

    Aussi grande soit-elle, elle nous sera remise si nous en faisons la demande. Alors demeurent les questions : Avons-nous une idée de notre dette envers Dieu ? Quelles sont les dettes que nous avons accumulées envers nos frères, jours après jours comme des choses que l'on a prises sans payer ? leur temps, leur affection, leur tendresse, leur disponibilité, bref, la vie qui nous est donnée dont nous nous plaignons de n'avoir jamais assez... 

    En avons-nous quelque contrition ? 

    Seigneur Christ, tu es venu dans le monde non pas pour juger le monde mais pour que le monde soit sauvé. Tu nous révèles que Dieu a tant aimé le monde qu'il en a été ému aux entrailles et remets les dettes. Donne-nous un cœur capable de s'émouvoir afin de pardonner jusqu'à 70 fois sept fois. Amen 

Vincent GARROS

Messager de la vérité de Dieu - l'édito

         La vérité de Dieu a quelque chose d’effrayant et de doux à la fois. Elle est toute simple, et ses progrès ne sont pas aussi rapides que ceux des hommes dont l’intelligence aboutit aujourd’hui à fabriquer des bombes atomiques. La vérité de Dieu souvent s’introduit dans le cœur des hommes sans même qu’ils le sachent ; il semble qu’une parcelle seulement en soit venue : par exemple dans l’humilité silencieuse du cœur, dans la nostalgie obscure de l’esprit, dans la résignation avec laquelle quelqu’un accepte les dispositions d’un destin qui reste muet et qui ne s’explique pas. Mais si petite qu’elle soit, lorsqu’elle vient ainsi dans la force de l’Esprit Saint, elle est là tout entière, et en elle est donnée aussi le commencement de l’amour et de la vie éternelle.

   Mais cette unique vérité de Dieu, si simple, par laquelle Dieu se dit lui-même au plus profond du coeur des hommes, elle est la vérité devenue présente dans le monde parce que jaillie du cœur percé de Jésus-Christ. 

        Et c’est pour cela que cette vérité veut se faire chair dans la parole humaine ; elle veut devenir la mélodie permanente d’une symphonie infinie qui retentisse à travers tous les espaces du monde ; elle veut être expliquée et proclamée : pour pénétrer dans le cœur des hommes, elle veut passer aussi par les portes de l’ouïe et du cœur des hommes, qui est sa demeure la plus intime, elle veut monter et sortir pour aller pénétrer dans tous les secteurs de la vie des hommes, pour être prêchée sur tous les toits, pour juger et purifier, pour sauver et rejoindre toute vérité humaine afin de l’accomplir.

        Et c’est pour cela qu’il y a des messagers de cette vérité, des messagers humains. Ils viennent avec des paroles humaines, mais elles sont remplies de la vérité de Dieu. Et ce qu’ils disent est quelque chose d’aussi vieux que le monde mais qui n’a toujours pas été compris encore : ils disent la vérité qui seule ne périt pas, la seule qui ne s’use ni ne s’épuise. Ils disent Dieu : le Dieu de l’éternelle splendeur ; ils disent que Dieu lui-même est notre vie ; ils proclament que la mort n’est pas la fin, que l’habileté selon le monde est sottise et myopie, qu’il y a un jugement, une justice et une vie éternelle. Ils disent toujours la même chose, avec monotonie et pour la millième fois. Ils le disent à eux-mêmes et aux autres, car les uns et les autres doivent reconnaître qu’ils n’ont toujours pas compris encore le contenu de cette prédication : Dieu, le Dieu vivant, le vrai Dieu, Dieu, le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ.     

Karl RAHNER, Traduit de l’allemand. 1966.