Bénir / l'Edito

    Ce mot en français traduit le mot latin de ‘benedicere’, ‘dire du bien’. Il a donné les mots de bénédiction ou bénédicité. La bénédiction s’oppose à la malédiction qui dit du mal, qui maudit… Je vous propose aujourd’hui un petit voyage biblique et sacramentel avec ce mot.
    Au commencement… « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, masculin et féminin, il les créa. Dieu les bénit » (Gn 1, 27-28) et puis « Dieu bénit le septième jour » (Genèse 2, 3). 
Les Écritures, la Loi, commencent par une série de bénédictions de Celui qui est la source de toute bénédiction, Dieu, et comme le précise Saint Paul, le Christ : « Lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement » (Ro 9, 5). La Parole de Dieu bénit les êtres et le temps : le Christ est lui-même ‘bénédiction’. 
    Jésus, accueillant des enfants que les disciples écartaient, les bénit et leur impose les mains. (Mc 10, 1). 
Après la résurrection Luc écrit : « Jésus les [les Onze] amena à Béthanie et levant les mains, il les bénit » (Lc 24, 50) : ultime geste avant d’être emporté au Ciel. Par de simples gestes de la main, accompagnés de paroles qui disent du bien ou qui envoient, apparaissent ce qui deviendra plus tard des ‘sacrements’ en mémoire du Christ. 
    À la source de tout sacrement, le baptême ! Et au début de ce sacrement, le célébrant, prêtre ou diacre, puis les parents font sur le catéchumène, enfant ou adulte, le signe de la croix. Ce geste de bénédiction, le nouveau chrétien en fera mémoire en se signant avec l’eau du ’bénitier’, qui garde l’eau des baptêmes. Puis le geste de l’imposition de la main, geste de bienveillance et de douceur : « Que la force du Christ te fortifie, lui qui est le Sauveur et qui vit dans les siècles des siècles. » (Rituel n°127).
    Dans le livre de la Genèse, Abram entend une promesse : « Sois une bénédiction, je bénirai ceux qui te béniront… Par toi se béniront toutes les familles de la terre » (Gn 12,2-3). 
Qu’en famille, que dans nos groupes de prières ou d’entraide, en catéchèse, en aumônerie, quand deux ou trois sont réunis au nom de Jésus, le Christ, se disent des bénédictions. Avec l’aide d’un livre comme le ‘livre des bénédictions’ ou avec ce simple verset : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ : il nous a béni de toute bénédiction spirituelle dans les Cieux en Christ. » (Ep 1,3). 

Vincent GARROS

Les annonces de la semaine

Prières et Sacrements
Prions pour nos frères :
les baptisés : Lou et Joy FERRAND, Maya LOTT, Rose GUITTON-MORICHÈRE, Léïla ALLIGAND, Gaspard DUYTSCHAEVER-LAUZIER.
Les jeunes mariés : Jérémy LOTT et Chloé NEUVY. 


Préparation au baptême des bébés : jeudi 25 juin à 20h30 salle St Jean.


Equipe du Rosaire : le groupe de Pierre BORDIS se réunit le vendredi 26 juin, à 15h chez Pierre.


Catéchuménat : samedi 20 juin à 15h30, salle St Jean. samedi 27 juin à partir de 15h. Visite de l’église et rencontres.

Lecture de la Bible 

Atelier "Conter le Bible" : jeudi 25 juin, de 14h à 16h salle St Jean. 

Pastorale des Jeunes

Rencontre des jeunes : samedi 27 juin de 16h à 18h, dans le parc de l’Ermitage. Des petits de l’éveil à la foi jusqu’au adolescents du lycée, tous invités pour un moment festif. 

Vie fraternelle

Croire et comprendre :mardi 23 juin de 19h30 à 21h30 Salle St Jean

 

ACAT : Nuit des veilleurs : À La Solitude de Martillac, le jeudi 25 juin à 20h le groupe ACAT des Graves (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) proposera un temps de réflexion et de prières sur le thème "Prions pour les défenseurs de l'environnement persécutés", en présence de la Pasteure Danielle VERGNIOL.

Ces veillées se font à l'occasion de la Journée internationale des Nations unies de soutien aux victimes de la torture.

Les chrétiens du monde entier s’engagent à soutenir par leurs prières ceux qui souffrent aux mains des bourreaux.


CONCERT DE GOSPEL au profit de l'association FRANCE MÉKONG GARONNE : le vendredi 26 juin, à 20h45, église de Gradignan. Participation libre.

Avant le concert, une vente d’objet du Vietnam est organisée salle St Jean.

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps / Mt 10 26-33 / Une homélie

 

L’Evangile de ce dimanche se situe avant l’envoi en mission des apôtres par Jésus. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la mission s’annonce difficile. Nous avons là une liste d’encouragements face aux difficultés qui peuvent se présenter.

L’envoi en mission dans la Palestine du temps de Jésus n’était pas sans danger. Les apôtres devaient légitimement s’inquiéter. Le pays vit sous l’occupation romaine. Des soulèvements sporadiques, des attentats perpétués par le mouvement zélote secouent le pays. La situation n’est pas si paisible qu’on pourrait se l’imaginer.
La comparaison avec l’époque que nous vivons, nous viens rapidement à l’esprit.
La guerre en Ukraine ravive la peur d’un conflit sur le sol européen. Les pays Baltes s’arment massivement car pour eux l’affrontement est proche.
Le Moyen-Orient est comme un baril de poudre prêt à exploser à la moindre étincelle. L’accord de paix bute sans cesse sur les rodomontades des différents belligérants.
Notre pays est fracturé, tiraillé entre des partis qui se radicalisent. La violence des faits divers s’étale sans fin sur les médias attisant un sentiment d’insécurité.
C’est dans ces situations que, de tout temps, nous sommes invités à témoigner de l’amour de Dieu.
Car le monde a besoin d’un témoignage qui apaise. Le monde a besoin d’une parole de paix. Mais le monde redoute l’annonce de l’Evangile qui va à l’encontre de ses objectifs de puissance et de richesses. De là, les tensions entre un besoin de paix et un désir de domination.
Quand il s’agit de se lancer dans des actions d’évangélisation, sachez que cela demande des compétences et un minimum de formation. Cela ne s’improvise pas, il faut être envoyé par l’Eglise. Et surtout, on n’est jamais envoyé seul. Jésus a envoyé ses disciples deux par deux.
Le témoignage n’est donc pas sans risque. La peur est légitime. Jésus ne nie pas cette réalité. Aussi affirme-t-il par trois fois : « ne craignez pas ». Jésus comprend les peurs mais il nous invite à ce qu’elles n’aient pas le dernier mot. Il nous demande d’avoir la foi. La foi ne supprime pas les difficultés mais permet de les traverser dans la confiance. Ainsi Jésus ne dit pas : « Il n’y a rien à craindre », il dit : « ne craignez pas ». La différence est importante, la peur existe mais elle ne doit pas gouverner notre vie.
Nous devons toujours agir dans la foi. La comparaison des petits moineaux nous fortifie dans la confiance que nous mettons dans le Seigneur. Il se fait défenseur de ceux qui mettent leur foi en lui. Rien de se qui peut arriver ne laisse indifférent le Père qui est aux cieux.
Nous sommes invités à témoigner dans la confiance : « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. »
Le témoignage que nous demande le Christ n’est pas d’aller jusqu’au martyre mais dans une fidélité tenue dans la vie quotidienne avec quelques règles simples.
    ● Se tenir éloigné du mensonge, avoir une parole de vérité.
    ● Se tenir éloigné du jugement hâtif, préférer toujours le pardon.
    ● Se tenir éloigné du repli sur soi, être présent auprès des plus fragiles.
    ● Ne pas avoir honte de croire.
Le témoignage est moins une démonstration qu’une cohérence de vie.
Ne craignons pas :
    ● Parce que la vérité sera manifestée.
    ● Parce que nous avons du prix aux yeux du Père.
    ● Parce que le Christ lui-même se tient à nos côtés.
Amen !
Dominique Bourgoin, diacre.

Fête de l'Eucharistie / Jn 6, 51-58 / Une homélie

        Aujourd’hui, nous fêtons le Corps et le sang du Christ dans ce sacrement que nous célébrons de manière festive chaque dimanche. Comme le dit la séquence :’Ce qu’on ne peut comprendre et voir, notre foi ose l’affirmer’ mais ce qui se donne à voir est, me semble-t-il de la plus haute importance.

        Qu’est-ce qui se donne donc à voir ? Une grande hostie sur laquelle les paroles même du Christ ont été prononcées : un pain brisé qui se donne en nourriture. Pain de l’homme en route [séquence] … Comme le dit Paul : Le pain que nous rompons n’est-il pas communion au Corps du Christ ? Ceux et celles qui prennent part à ce repas se reconnaissent comme, autant de ‘com-pagnons’, de co-pains partageant une même destinée sur cette terre, et porteurs du Christ ressuscité. Bien plus, nous voilà unis avec ceux et celles qui nous ont précédés dans la foi : en communion avec les saints, eux qui sont désormais dans la Cité de Dieu comme l’appelait saint Augustin.

        Qu’est-ce qui se donne à voir ? Une coupe de vin sur laquelle les paroles du Christ ont été prononcées : une coupe d’Alliance qui se donne à boire. Et comme le dit saint Paul :  la coupe que nous bénissons n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Ceux et celles qui prennent part à ce geste de l’intinction se reconnaissent alors comme autant de frères et sœurs. Nous voilà unis d’un même sang du Christ, con-sanguins : dans une fraternité qui dépasse tous les clivages de familles et d’origines. Désormais, « il n'y a ni Juif, ni Grec ; il n'y a ni esclave, ni homme libre ; il n'y a ni masculin, ni féminin : car vous tous, vous êtes un dans le Christ Jésus » dira saint Paul aux Galates (Ga 3,28).

        Qu’est-ce qui se donne à voir ? Des enfants de Dieu qui humblement ne se nourrissent pas seulement de pain mais de la Parole de Dieu (Dt 8, 3), des militants  qui en communiant au Corps et au sang du Christ rendent grâce pour le don de la Vie qui traverse notre humanité divisée, Cité des hommes, en quête d’unité et de paix.

        Que cette fête de l’Eucharistie, immense merci à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, nous fasse dire merci à tous ceux et celles dont nous sommes redevables. Que ce pain des Anges, comme le nomme cet hymne ancien, nous fasse voir et accueillir les biens éternels dans la terre des vivants. Amen.

Vincent Garros

Information sur la situation financière 2025 de la Paroisse de Gradignan / l'Edito

Réalisé 2025 :
Le compte d’exploitation de 2025 fait ressortir un bénéfice de 22 370  avec des dépenses de 112 860 € et des revenus de 135 229 €.
Ce bénéfice s'explique principalement :
-    Côté revenus, par un nombre d'obsèques un peu plus important que prévu et des honoraires de messe à nouveau intégrés comme produits exceptionnels dans nos comptes.
-    Côté dépenses, par une facture de gaz plus faible que prévue (prix du kWh plus intéressant et hausses de taxes limitées), par le fait que les travaux concernant les portes de la Salle-St-Jacques n’apparaissent pas dans ce compte d’exploitation mais dans d’autres comptes coté Diocèse (immobilisations) et par des coûts d’entretien des locaux très faibles (moins d’heures de ménage réalisées au presbytère suite aux démissions/absences de plusieurs intervenants).

Budget 2026 :
Le budget d’exploitation 2026 a été validé en réunion après analyse des dépenses 2025. Ce budget est à l’équilibre avec des dépenses et recettes de 131 450 €.

Points particuliers :
-     Les dépenses de gaz sont prévues stables malgré la conjoncture actuelle car il y a un effet retard dans les prix du kWh avec le contrat que nous avons, mais 2027 sera lui très impacté.
-    Le poste 'Traitement Prêtres’ versé au Diocèse est prévu en forte hausse avec un prêtre de plus depuis septembre 2025 (J-L Despaux) soit +80 %.
-     Le poste ‘Équipement Église' ne prend pas en compte ni le changement de sono, (qui comme les portes de la salle St-Jacques passera en immobilisation coté Diocèse), ni l’achat du nouvel orgue qui sera financé par un financement spécifique (souscription et prélèvement dans notre réserve financière gérée par le Diocèse)
(Pour Info, à ce jour la souscription pour l’orgue a rapporté 6772 € (57 dons + collecte du concert)
Jacques PARPANT