Les annonces de la semaine
La baptisée de pâques : Antoine DARFEUILLE, Whitney MEUCHE, Alexia LAVIGNE, Chiara MURCIA, Willow GAY, Étan BONO BOUTESELLE, Lola BRUGUERA ROBY, Anaïs HAMMANI, Owen HOMAWOO, Amaïa GOURG
La semaine passée nous avons célébré les obsèques de : Jean BRAUSSAUD et Laure OUZLIG.
Les obsèques de la semaine prochaine : Liliane COSTA, jeudi 9 avril à 15h.
Lecture de l’évangile du dimanche :Lundi 6 avril à 20h salle St Jean
Proposition de regroupement d'abonnements "prions en Eglise"
Grâce à ce dispositif, les paroissiens peuvent bénéficier d’un tarif avantageux : 38,25 € au lieu de 59 €, simplement en se regroupant pour s’abonner. Cette offre est accessible à partir de quelques participants.
Même si votre abonnement est en cours, vous pouvez contacter le secrétariat.
Veillée Pascale / Mt 28 1-10 / Une homélie
Ce matin, aux premières lueurs du jour, le premier jour de la semaine, deux femmes se rendent au tombeau pour le regarder. Elles se sont levées tôt pour regarder le sépulcre. Qu’y avait-il à voir sinon une pierre ?
« Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre » comme pour les réveiller. Elles sont secouées comme pour faire tomber le manteau de tristesse qui les enveloppe. Elles sont remuées comme pour les préparer à ce qui va se passer.
Chers catéchumènes, vous êtes pour nous, semblables à cette joie qu’éprouvent les deux femmes qui se rendent tôt le matin au tombeau et constatent la résurrection du Christ.
Chers catéchumènes, merci pour ce chemin qui vous conduit à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne dans la nuit de la résurrection. Cette nuit vous inaugurez votre vie nouvelle dans le Christ.
Chers catéchumènes, merci de nous donner à voir les prémisses de notre résurrection en recevant l’eau de votre baptême.
Vendredi Saint / Tout est accompli / Une homélie
Au pied de la croix, une épouse et une femme de la ville de Magdala, toutes deux appelées Marie. Puis des personnages sans nom ; étrangement : la mère de Jésus accompagnée de sa sœur ainsi qu’un disciple, le disciple aimé. Ajouté au lien familial du sang, Jésus invite à un nouveau lien entre celle qui lui a donné naissance et cet homme qui l’accueillera dans sa maison comme une mère. Tout est accompli ! De nouveaux liens sont instaurés au-delà des liens du sang : une communion que l’assemblée des croyants célébrera désormais.
Deux hommes, Nicodème et Joseph d’Arimathie disciples en secret : portent Jésus dans un tombeau neuf et le déposent là. Tout est accompli ! Voici l’ultime parcours de l’Incarnation. De la crèche au tombeau, le Verbe a parcouru les routes de Palestine et même au-delà pour visiter alors le lieu des morts.
Dans notre Credo, nous proclamons : « il est descendu aux Enfers ».
Voici maintenant ce temps du grand silence, celui que vivent non seulement nos défunts mais ceux et celles qui sur notre terre ne sont pas entendus, ceux qui ne peuvent plus dire leur souffrance, un vide les creuse.
Voici maintenant le temps où descend dans les ténèbres le Verbe. Lui qui est la vraie lumière venue dans le monde. La lumière vient illuminer ceux qui gisent dans l’ombre de la mort.
Permettez-moi de m’inspirer de Maurice BELLET [La traversée de l’en-bas Bayard 2005 p.156] pour finir par cette prière :
Ô toi, mon frère, ma sœur, où que tu sois,
Jeudi Saint / Jn 13 1-15 / Une homélie
Rameaux / Une homélie
Frères et sœurs dans le Christ, nous voici au terme de ce temps du Carême et au début de la Semaine Sainte. Aujourd’hui, nous avons écouté la Passion selon saint Mathieu et vendredi nous vivrons de la Passion selon saint Jean. Deux récits en quelques jours, de rédacteurs différents qui portent les témoignages d’hommes et de femmes qui, il y a plus de 2000 ans se souviennent de Celui en qui ils ont reconnu l’Envoyé de Dieu, l’unique engendré du Père, venu dans le monde pour que le monde soit sauvé.
Avec des mots de tous les jours, ils ont fait le récit de cette arrestation illégale, de ce procès bâclé où la loi de Moïse n’a pas été respectée, de ces violences et humiliations jusqu’à la crucifixion.
Aujourd’hui, nous fêtons l’entrée de Jésus, simplement assis sur la monture des gens du pays. Des hommes, des femmes, des enfants le reconnaissent et l’acclament. Ils se souviennent de ce Galiléen qui a guéri l’aveugle à Siloé, le paralysé de la piscine de Bethesda, l’aveugle né et tant d’autres ! Ils se souviennent de ces paroles fortes sous les colonnades du Temple, prenant le parti des plus humbles, des enfants, des lépreux. Ils se souviennent de ces débats avec les pharisiens et les scribes jusqu’à ce jour où il avait chassé les marchands du Temple ! Ils avaient été touchés par ses paraboles et ses encouragements pour ceux et celles que la loi de Moïse mettait à l’écart, invitations à se lever et poursuivre humblement la marche en présence du Seigneur.
Comme il y a 2000 ans, nous voilà, rameaux à la main. Ce geste qui peut paraitre dérisoire porte en lui une grande signification. Ces jeunes branches vertes évoquent la vie qui renait au printemps. Ces rameaux, bénis, seront ensuite apportés dans nos maisons pour accompagner un crucifix ou bien déposés sur la tombe d’un proche. Ces gestes portent en eux notre humble foi dans le Christ Jésus et notre grande Espérance en la résurrection.
Aujourd’hui, avec nos rameaux à la main, nous avons chanté ‘Hosanna’ qui dans la langue de Jésus signifie, ’Viens sauver’. Oui, Seigneur Jésus, toi, le Christ, Viens sauver le monde !
Et chaque dimanche, à la messe, plein d’espérance, nous redirons : ‘Hosanna, le Ciel et la terre sont remplis de ta gloire ! béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur’ Hosanna ! Amen.
Vincent Garros
Célébration pénitentielle / Deux méditations
"L'arbre de la Croix indique le passage"
|
Luc 19, 1-6 01 Entré
dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.
02 Or,
il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des
collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche.
03 Il
cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à
cause de la foule, car il était de petite taille.
04 Il
courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus
qui allait passer par là.
05 Arrivé
à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée,
descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer
dans ta maison. »
06 Vite,
il descendit et reçut Jésus avec joie. |
Zachée monte-t’il sur l’arbre parce qu’il est petit ? L’excuse est aisée. Zachée se cache dans l’arbre. Il est comme enfermé dans son péché. Zachée se positionne en hauteur pour éviter le mépris qu’il ressent venant de la foule. Il se sent regarder de haut par ses concitoyens. Alors « Jésus leva les yeux. » Jésus lève les yeux sur Zachée. Il lève les yeux sur le collecteur d’impôt qui s’enrichit sur le dos de ses concitoyens. Jésus ne porte pas un regard condescendant sur Zachée le pécheur. Il lève le regard vers lui et déjà, il y a comme un germe de pardon. Jésus ne demande pas à Zachée de descendre. Jésus ne prononce pas de reproches. Il lève les yeux et ainsi révèle la dignité en Zachée. Zachée celui qu’on regarde de haut reçoit le regard de Jésus qui le relève. Quand, nos fautes nous rapetissent. Quand la honte nous emprisonne et nous pousse à nous cacher. Jésus lève les yeux sur nous et notre péché se révèle à nous, nos manques d’amour, notre égocentrisme. Et Jésus, nous appelle par notre nom, comme Zachée, nous sommes connus, nous sommes reconnus. L’appel de notre nom nous invite au mouvement. Il nous invite à descendre de nos certitudes. Il provoque notre conversion. Jésus lève les yeux sur moi. Jésus m’appelle. Jésus m’invite au pardon. Seigneur
Jésus,
toi
qui as levé les yeux sur Zachée,
lève
ton regard sur moi.
Seigneur
Jésus, viens me rejoindre,
là
où je me cache
là
où j’ai honte.
Seigneur
Jésus, donne-moi le courage de descendre,
et
la joie de t’accueillir chez moi.
Dominique
|
|
Ezéchiel 31 01
La onzième année de la première déportation, le troisième
mois, le premier du mois, la parole du Seigneur me fut adressée :
02
« Fils d’homme, dis à Pharaon, roi d’Égypte, et à sa
multitude : À qui te comparer dans ta grandeur ?
03
Voici : un cèdre du Liban avait une belle ramure, des
branchages produisant de l’ombre, et une taille si élevée que
son sommet était au milieu des nuages.
04
Les eaux l’ont fait grandir ; l’Abîme qui lui a donné
de croître faisait couler ses fleuves autour du lieu où il était
planté, et dirigeait ses canaux vers tous les arbres de la
campagne.
05
Ainsi sa taille était-elle plus élevée que celle de tous les
arbres de la campagne, ses surgeons s’étaient multipliés, ses
branches, allongées, grâce aux eaux abondantes qui coulaient
vers lui.
06
Dans ses rameaux nichaient tous les oiseaux du ciel, sous ses
branches toutes les bêtes sauvages mettaient bas, et à son ombre
habitaient de nombreuses nations.
07
Il était beau par sa grandeur, par l’ampleur de son branchage ;
ses racines s’étendaient jusqu’aux eaux abondantes.
08
Les cèdres ne l’égalaient pas dans le jardin de Dieu, les
cyprès n’étaient pas comparables à ses branches, ni les
platanes à ses rameaux ; aucun arbre dans le jardin de Dieu
ne lui était comparable en beauté.
09
Je l’avais rendu beau par l’abondance de ses branches ;
tous les arbres d’Éden, dans le jardin de Dieu, le jalousaient.
10
C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur Dieu : Parce qu’il
a haussé sa taille, parce que son sommet atteint les nuages, que
son cœur s’est élevé avec orgueil,
11
je le livre aux mains du tyran des nations qui le traitera selon
sa méchanceté. Je l’ai chassé. |
Planté sur l’abîme, mon péché grandit.
Ce
qui l’irrigue et le nourrit, c’est l’orgueil.
L’orgueil
en source inépuisable.
Ses
racines se fortifient, son tronc s’élève, ses branches de
déploient.
Il
envahit tout, prend toute la place, fait de l’ombre à tout.
Mais
moi, je ne le vois pas.
Ou
plutôt, je crois qu’il est là depuis toujours,
qu’il
est désormais impossible de l’abattre.
Et
me voilà partagé :
D’une
part la terreur de le voir basculer,
car
pourrais-je survivre à sa chute ?
Quels
dégâts va-t’elle entraîner ?
Que
vais-je faire de tout ce ciel dégagé ?
Et
d’autre part, on s’habitue à tout…
et
même, au fond, j’ai appris à vivre avec… et pas si mal.
Il
fait bon vivre à l’ombre de son péché…
On
s’arrange
On
attend
Et
à force d’attendre, on ne le voit plus…
Immense,
planté là, multipliant ses repousses…
Il
suffit de regarder ailleurs.
Orgueil
à nouveau
Orgueil
toujours
Au
matin de Pâques, en voyant le Seigneur, certains auront cru voir
le jardinier.
Alors
laissons faire le jardinier,
laissons-le
faire tomber l’arbre d’orgueil.
Il
épuise le sol, il cache la lumière, il ne porte aucun fruit.
Quand
il sera tombé, on s’apercevra tout étonné qu’il était
tout petit, on verra qu’il était creux, un arbre de carton, un
décor de théâtre.
Qu’il
fasse place nette à l’arbre qui vient
L’arbre
du Salut
L’arbre
du pardon
Sylvain
|








