L’onction des malades / l'édito

    L’onction des malades est l’un des sept sacrements de l’Église catholique. Elle est le signe de la présence du Christ ressuscité auprès des personnes éprouvées par la maladie physique ou psychique, ou la vieillesse. En effet, les Évangiles rapportent que, hormis le péché, le Christ a partagé notre condition humaine jusque dans la souffrance et la mort. Parfois, il a guéri, et même ressuscité, an-nonçant ainsi la victoire, par sa mort et sa résurrection, sur le péché et la mort.
    Jésus a demandé à ses disciples d’oindre d’huile et de guérir les malades, [lettre de saint Jacques 5,13-17] et ils poursuivirent cette mission après la Ré-surrection. Aujourd’hui, l’Église propose ce sacrement par lequel elle croit que Jésus continue de toucher les personnes. Ce sacrement consiste en une imposition des mains et une onction d’huile bénite lors de la messe chrismale [Lundi de la Semaine Sainte]. Autrefois nommé extrême-onction ou derniers sacrements, car donné au seuil de la mort, il a, depuis le concile Vatican II, retrouvé la fonction du sacrement destiné à réconforter les personnes dans l’épreuve. 
    « Comme tous les sacrements, l’onction des malades est une célébration liturgique et communautaire, qu’elle ait lieu en famille, à l’hôpital ou à l’église, pour un seul malade ou pour tout un groupe, il est très convenable qu’elle soit célébrée au sein de l’eucharistie, mémorial de la Pâque du Seigneur. » (Catéchisme § 1519)
    Elle peut être donnée autant de fois que nécessaire. En aucun cas, elle ne remplace les soins médicaux.
    Pour le chrétien, l’onction des malades confère une grâce particulière destinée à réconforter, apaiser, aider à vivre et vaincre les difficultés inhérentes à la maladie ou la vieillesse. Elle est reçue comme un don du Saint-Esprit qui renouvelle la confiance en Dieu et fortifie. Un des effets de ce sacrement peut égale-ment être le pardon des péchés si la personne n’a pu recevoir le sacrement de ré-conciliation.
    Le sacrement est conféré en silence, le prêtre impose les mains à la personne souffrante, invoquant la descente de l’Esprit Saint sur elle. Il lui donne l’onction sur le front et les mains avec l’huile des malades. 

Marie-Christine LAFON, le Jour du Seigneur

Les annonces de la semaine

Prières et Sacrements
Prions pour nos frères

Le baptisé : Léon PICHENEY

Obsèques de la semaine prochaine : Mme Jeanne DACHARI. Vendredi 15 à 11h


Prier l'Evangile avec Marie : Le groupe de Francine LEBRUN se réunit le 8 mai à 14h30 chez Isabelle COUTOU

Le groupe de Nicole GAHINET se réunit vendredi 15 mai à 15h. Le groupe de Francine LEBRUN se réunit le mardi 19 mai à 14h30 chez Isabelle COUTOU. 

 

Le sacrement des malades sera donné à ceux qui le souhaitent au cours des messes du 9 et 10 mai. Merci de vous signaler au presbytère.


Préparation des messes du mois de juin : mardi 12 mai à 20h30 salle St Jean.


Préparation à la confirmation : rencontre mercredi 13 mai à 18h30 salle St Jean.


Fête de l'Ascension : messe jeudi 14 mai à 10h.

Lecture de la Bible 

Atelier "Conter la Bible" : lundi 21 mai à 20h Salle St Jean.


"Premiers pas dans la Bible" : dimanche 17 mai de 18h à 21h salle St Jean. Lecture : Apocalypse, lettre aux Églises. 19h30 : messe pour tous, puis repas partagé.

Vie fraternelle

Vente de confitures au profit de la formation des séminaristes à la sortie des messes des 16 et 17 mai.

La maison du Père / Jn 14, 1-12 / Une homélie


        Saint Pierre, dans sa première lettre nous parle aujourd’hui de construction et Saint Jean nous relate cette petite parabole d’une maison aux nombreuses demeures que Jésus pars préparer. Voilà une image simple qui va nous permettre d’entrer dans cette dynamique nouvelle de la foi, chemin vers le Père.

        ‘Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures ‘ Une maison du Père avec de nombreuses demeures ! Voilà une expression que j’aime beaucoup. Une maison ouverte aux différences, il y a donc différentes manières d’y entrer, d’y habiter… différentes manières de prier, de célébrer de rencontrer Celui dont le nom marque cette maison de son empreinte. Une affirmation majeure pour nous engager dans la relation de dialogue, de fraternité avec tous les croyants à commencer bien sûr par ce que l’on appelle l’œcuménisme. Rappelons-nous que le mot œcuménisme a pour origine le mot grec OIKO, la maison.

        Cette maison, nous dit saint Pierre, a une pierre d’angle, précieuse et choisie : Jésus-Christ. Rejetée par les bâtisseurs car elle est différente, elle ne rentre pas dans les critères humains habituels. Mais voilà, Pierre, lui  qui a répondu à l’appel de Jésus sur le bord du lac de Tibériade (Mc 1,16), lui qui aimé Jésus même mal (Jn 21,15-19), lui qui l’a trahi (Mt 26,69-75), lui qui en est revenu (Lc 22,31-32), nous invite à nous approcher de cette pierre vivante qu’est le Christ.

        L’apôtre nous compare à des pierres, des pierres vivantes, de la même nature que le Christ, lui, la pierre vivante. C’est le baptême qui nous a ainsi configurés. Et Pierre nous invite à participer à la construction d’une demeure, d’une maison ‘emplie de souffle’. Quelques versets plus haut (1P 2,1) la lettre semble nous préciser ce que pourrait être une maison ‘emplie de souffle’ : une maison où sont rejetés méchanceté, ruse, hypocrisie, envie et médisances. Mais au-delà de ces idéaux de relations, ce qui nous échappe probablement c’est ce qui suit et qui me parait  très innovant : ‘Pierres vivantes… pour un sacerdoce saint, pour offrir des sacrifices spirituels’. La communauté à laquelle Pierre s’adresse et à nous aujourd’hui doit entendre qu’elle est devenue ‘Prêtre’, offrant de libres louanges à Dieu pour rendre grâce de la miséricorde que le Christ ressuscité nous a obtenu à jamais. Oui, nous sommes une communion de pécheurs pardonnés, ensemble prêtres, par le Christ, lui la pierre angulaire rejetée des bâtisseurs.

Vivons, célébrons, et témoignons de la joie de Pâques. Christ est ressuscité ! Amen.                                                   

Vincent GARROS

En toute chose, aimer et servir / L'édito

    Cette devise d’Ignace de LOYOLA me semble bien correspondre à ceux que l’Église a appelés comme diacres. 
Ce dimanche, nous entendons dans les Actes des Apôtres l’institution de cette fonction nouvelle pour le ‘service des tables’ comme l’appelle Pierre. (Ac 6,2). Ce service porte en grec le nom de ’Diakonia’, diaconie. Ce groupe appelé ’les Sept’, sera au côté des Douze, au service des veuves des Hellénistes. Mais l’Esprit de Jésus-Christ pousse plus loin : Étienne portera l’annonce de la Parole jusqu’au martyr (Ac 7, 1-60) et Philippe ira en Samarie, à Gaza et même à Césarée, an-noncer l’Évangile et baptiser (Ac 8, 5-.40). On trouve mention de diacres auprès des ‘épiscopes’ - évêques dans la communauté de Philippe en Grèce (Ph 1,1). Saint Paul dans sa lettre à Timothée précise les critères pour appeler un homme ou une femme (1 Tim 3, 11) à cette fonction de ’serviteur’. (1 Tim 3, 8-13). Saint Paul nous parle d’une femme, Phoébé déclarée ministre – diakonos - au service de l’Église qui est à Cenchrées, en Grèce (Ro 16, 1). D’autres sont appelés diakonos : Appolos, Paul (1 Co 3, 5), Tychique (Ep 6, 21) ou Épaphras (Col 1,7). Ce mot de diakonos est traduit indifféremment par serviteur ou ministre de l’Église ou du Christ. Il est associé aussi à celui de ’doulos’, esclave, mot attribué également à Jésus-Christ.
    Cette fonction se poursuivra notamment dans le service des pauvres, dans le partage des biens auprès des communautés en difficulté. Dans les premiers siècles, certains seront réputés pour leur prédication et leur martyr comme Laurent, mort martyr à Rome en 258 ou Vincent de Sarragosse, mort à Valence-Espagne en 304. Mais petit à petit le diaconat va disparaître et au X° siècle, il n’est plus qu’une étape vers le ministère de prêtre même si Saint François d’Assise (1181-1226) sera diacre toute sa vie.
    C’est le Concile Vatican II en 1963 qui restaure le diaconat. En 1967, la Conférence des évêques de France (CEF) définit le ministère diaconal comme un ministère lié à la mission. Par leur ministère dans la « liturgie, la Parole et la charité » (Lumen gentium 29), ils prennent place pour une Église « en sortie » : dans le monde de l’entreprise, dans les associations, ils inscrivent l’Évangile au cœur des enjeux contemporains.
    Rendons grâce pour les diacres et plus particulièrement ceux qui sont à Gradignan : Robert, Dominique et Sylvain.

Vincent GARROS

Fraternité, Fraternités… / Edito

         Ce mot, qui fait partie de notre devise républicaine, est beaucoup utilisé et sa réalité souvent bien malmenée. Le dictionnaire nous dit : lien de parenté entre frères et sœurs et lien de solidarité et d’amitié entre des êtres humains, entre les membres d’une société. (Le petit Larousse). Il porte en lui une espérance d’un vivre ensemble paisible, mais à l’évidence, cela parait bien inaccessible.

        Les Écritures travaillent depuis les origines cette question fondamentale. Cela commence par le récit d’une fraternité brisée : le meurtre d’Abel signe la difficulté pour tout être humain de la relation avec l’autre : Suis-je le gardien de mon frère ? (Gn 4,9). De proche en proche, la sagesse du peuple d’Israël nous fait découvrir ce chemin avec Dieu qui permet de vaincre la jalousie, les conflits, les querelles, les haines. D’Abraham avec Melchisedek (Gn 14, 18) à Joseph avec ses frères (Gn 45,5) les alliances se scellent, des pardons se disent. Puis avec Moïse les dix commandements remplacent la loi du talion :’œil pour œil, dent pour dent’ qui devait déjà supplanter la vengeance sans limite (Gn 4, 24). Encouragée par les prophètes, la fraternité essaie de se vivre alors à travers des groupes, communautés, familles, peuples qui se reconnaissant d’un même ancêtre, se promettant confiance assistance et protection (Is 58, Mi 6,8). 

        Et Jésus proclame : « Aimez vos ennemis ! » (Mt 5, 43). 

Saint Paul nous dit que Jésus, le Christ, le ressuscité est le premier né d’une multitude de frères : (Ro 8, 29). Par la Croix, est supprimée la haine, apparaît l’Homme nouveau, en un seul Esprit, tous ont accès auprès du Père (Ep 2,14-19). L’amour fraternel est désormais le signe des disciples (Jn 13, 35), partageant leurs biens pour plus de justice (Ac 2, 44) et se reconnaissent d’un même Corps au-delà de tous les clivages de la nature ou de la culture (Ga 3,28).
 
L’Eucharistie que nous célébrons vient instituer cette Alliance Nouvelle : un même pain brisé, une même coupe : Corps et Sang du Christ pour accueillir la Vie et faire fructifier la fraternité en Christ, fruit d’une nouvelle filiation. Que nos groupes de lecture des Écritures, de prières, de catéchèse, équipes d’aumônerie, de scoutisme ou fraternités de quartier soient d’authentiques lieux où se vivent l’entraide, le soutien mutuel, la solidarité, la délicatesse, la paix…
                                                           Vincent GARROS