Pour une écologie de la communication / l'édito

 Extraits de l'Encyclique
 ‘Magnifique humanité’ 
du Pape Léon XIV

137. Le premier devoir qui nous incombe est de ne pas diaboliser ni idolâtrer les outils, mais de les maitriser en partant d'un point d'ancrage : la vérité est un bien commun, et non la propriété de ceux qui détiennent le pouvoir ou la visibilité. Il faut donc promouvoir une écologie de la communication : sur le plan des règles publiques, cela signifie établir des normes qui rendent plus transparentes les logiques selon lesquelles les contenus sont sélectionnés et amplifiés et qui protègent les données personnelles ; sur le plan social et culturel, en revanche, cela implique le renforcement des corps intermédiaires, un journalisme sérieux et des lieux de débat où comptent davantage l'argumentation et la vérification que la réaction immédiate ; du côté de l'école et de la famille, la croissance du besoin d'une nouvelle conscience éducative et la formation à l'utilisation correcte et critique des outils numériques, de l'IA, des plateformes d'achat et d'investissement ; du côté de l'université, le grand défi de l'intégration des savoirs, en formant à la fois à la capacité de relier et de fusionner les connaissances pour appréhender la complexité, et aux techniques de vérification des faits.

138. Même les communautés chrétiennes doivent s'engager à communiquer de manière transparente et à rechercher fidèlement les faits. 

141. Ces dernières années, la littérature psychologique et psychiatrique a mis en évidence avec une insistance croissante comment une exposition précoce et non encadrée aux appareils numériques et aux réseaux sociaux peut avoir des répercussions négatives sur le sommeil, l’attention, la régulation émotionnelle et la vie relationnelle, en particulier chez les plus jeunes, avec des conséquences parfois dramatiques. 142. Dans le même temps, il faut éduquer les enfants, les adolescents et les jeunes afin qu'ils apprennent à reconnaitre les manipulations, à défendre leur dignité et à respecter celle des autres, y compris dans les environnements numériques. 143. L'école est le lieu où les nouvelles générations peuvent apprendre à rechercher et à aimer la vérité, à s'interroger sur le sens de la vie et sur la dignité de chaque personne.

Les annonces

Prières et Sacrements

Prions pour nos frères et sœurs :
Les enfants qui communient pour la première fois : Viggo, Anna, Martin, Ambre, Camille et Daevon 
Les défunts : Isabelle UNG
Obsèques de la semaine prochaine : Michel MOLIA, lundi à 10h

Catéchumènes : (groupe 2028) : jeudi 15 octobre à 18h30 salle St Jean.

Lecture de la Bible

Lecture de l'Evangile du dimanche : Premier et troisième lundi de chaque mois à 20h salle St Jean. Prochaine rencontre lundi 19 octobre.
 

Pastorale des Jeunes

Partage d'Evangile pendant la messe : 

Les enfants (entre 3 et 11 ans) qui le souhaitent sont accueillis salle St Jean, dès la 1ere lecture pour un partage d’Évangile, à hauteur d’enfant. Retour des enfants auprès de leurs parents au moment de l’offertoire. Parents bienvenus 😉

(Pas de partage d’évangile les jours d’éveil à la foi – ni pendant les vacances scolaires)


Première rencontre de l'éveil à la foi : dimanche 18 octobre, 10h au Fronton. Il sera encore possible de s’inscrire. 


Vie Fraternelle

Conférence : En écho avec "le Temps de la Création 2026", le Relais Laudato Si et l'association Cultures & Société (https://www.cultures-et-societe.fr/) vous invitent à une conférence-rencontre exceptionnelle avec Fabien REVOL, samedi 17 octobre à 15h, salle Saint-Géry à Gradignan.
Le thème proposé : "En quoi la conversion écologique, telle qu'elle est proposée en particulier dans Laudato Si, est-elle une nouvelle façon d'habiter le monde ?"
Merci de s'inscrire : cultures.et.societe@gmail.com.
Libre participation aux frais.

Un homme-Roi invite aux noces de son fils / Mt 22, 1-14 / Une homélie


   Un homme-Roi invite aux noces de son fils, alors il invite ses familiers, ses proches, ceux et celles qu’il connaît et prépare un repas hors norme avec des bœufs et autres bêtes grasses ! (Pas vraiment végane !) Voilà cette nouvelle parabole de Jésus qui essaye de nous faire comprendre quelque chose du Royaume des Cieux. Mais si le festin de viandes grasses et de vins capiteux pouvaient faire rêver les auditeurs du prophète Isaïe, là les invités se désintéressent de cette invitation et chose curieuse, certains réagissent comme les vignerons de la parabole de dimanche dernier. Ces derniers refusaient de donner le fruit de leur travail au maître du domaine, frappaient les envoyés et même tuaient le fils héritier. 
    Dans ces deux paraboles, une colère fait périr les invités qui ont refusé l’invitation, le festin ne sera pas pour eux comme la vigne sera enlevée à ceux à qui elle avait été confiée. Me vient alors cette parole de Jean le baptiste qui disait aux pharisiens et Saducéens qui venaient se faire baptiser dans le Jourdain : « Engeance de vipère, qui vous a montré le moyen d’échapper à la colère qui vient ? produisez-donc du fruit qui témoigne de votre conversion… (Mt 3, 7-8)
     Alors d’homme-roi reprend son annonce de la noce toute prête et envoie ses serviteurs. Il les envoie hors la ville, à la sortie des chemins nous dit le texte : là où arrivent les lointains, ceux du dehors ! des périphéries nous disait le pape François ! Qu’ils soient bons ou mauvais, justes ou pécheurs, tous sont invités et sont accueillis à la noce du fils de ce roi. Tous pourront être témoins de l’alliance qui est ici célébrée et profiter de ce beau et bon festin. Ce festin effacera-t-il l’humiliation de ceux qui avaient été exclus ? enlèvera-t-il le voile de deuil ? Ces images interrogent me semble-t-il nos liturgies et nos assemblées ! 
    Mais voilà, un personnage de cette parabole vient troubler l’harmonie. Un convive ne porte pas le vêtement de noce et refuse de répondre à celui qui l’appelle : « mon ami !» S’il est bien difficile  de savoir qui il est, nous apprenons par lui qu’il faut porter un vêtement de noce pour rester partager la joie du roi. La parabole  ne nous indique pas l’existence d’un dressing à l’entrée du Royaume mais peut-être que ce personnage n’a pas habillé son cœur de confiance ou de la joie d’avoir été invité et accueilli tel qu’il était. Alors le voilà, rejeté dans la ténèbre du dehors, nous faisant découvrir ainsi que dedans c’est rempli de lumière. Alors me vient ce verset du psaume 138 : « La ténèbre n'est point ténèbre devant toi, la nuit comme le jour est lumière ».  Amen  -

Vincent Garros     

Achetez ! … sans rien payer ? / Mt 22, 1-14 / Une homélie pour la première communion des enfants

 Il y a quinze jours, les enfants qui font aujourd’hui leur première communion étaient réunis au ‘Fronton’ pour une petite journée de récollection. Six enfants et deux mamans. Découverte du texte des pèlerins d’Emmaüs et du récit de l’Institution avec Saint Paul ainsi que des grands temps de la liturgie de la messe. 
    De bons moments de récréations alternaient avec ces différents temps studieux. Si au début, dans la cour ce furent des courses et des ‘cache-cache’, l’après-midi, plus chaude les fit rester dans la salle. Alors un jeu étonnant apparut, de leur invention, auquel ils se donnèrent tous avec une joie évidente aux trois temps de pause jusqu’à leur retour chez eux. Deux tables à distance avec trois enfants chacune, organisés en banquiers, faux monnayeur et vendeurs de richesses. Chaque table s’interpellait avec des ‘Venez acheter !’, ventant leur marchandise.
    Si au début, les boutiques offraient des diamants, petits carrés de papier harmonieusement décorés de bleu ou de vert, de rouge et d’or, d’autres objets vinrent compléter la collection. Parmi ces nouveaux trésors âprement disputés dans des marchandages très drôles, sont apparus une coupe, des hosties, et surtout la clé du bonheur ! Je n’ai pas vu de ciboire ni de calice mais j’observais à distance…
    Les interpellations des enfants entre eux m’a fait penser à un texte très ancien du prophète Isaïe « Vous tous qui avez soif, venez, voici de l'eau ! Même si vous n'avez pas d'argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer. Pourquoi dépenser de l’argent pour autre chose que du pain, et ce que vous avez gagné pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez ! » (Is 55,1-2) Là où le monde monnaye tout, le prophète propose gratuitement ce qui est essentiel à la vie et qui rassasie : la parole de Dieu qui, mieux que le pain, rassasie, travaille à l’Alliance et donne le pardon. 
    Quand au milieu des diamants et autres richesses classiques se mêlèrent des éléments de l’Eucharistie comme la coupe et des hosties et que des échanges s’établirent entre eux, alors me vint cette parabole de Jésus de la perle. « Le royaume des Cieux est encore comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il a et achète la perle ». (Mt 13, 45-46)
    Ce jeu propre à cet âge, inventé en toute liberté, a été pour moi comme une parabole de ce qui se jouait mystérieusement dans le cœur de ces enfants pendant ce temps de récollection. La Parole de Dieu et l’Eucharistie comme des trésors d’une grande richesse. Sont-ils à vendre comme des diamants ou des perles ? mais non, ils ne sont pas à vendre. Le don de Dieu est gratuit ! Les sacrements sont les signes de l’amour gratuit de Dieu pour chacun ! 
    Que chacun de vous, enfants mais aussi vous, les parents, parrain et marraines, frères et sœurs, amis qui accompagnez ces six enfants, désiriez chaque jour un peu plus la Parole de Dieu qui nourrit et réconforte et viviez des sacrements qui travaillent à établir entre tous une plus grande communion par Jésus le Christ. Amen

Vincent GARROS

Les sourds et le pape ; des rencontres

     

Nous sommes partis samedi matin pour arriver à Lourdes vers midi. Après avoir déjeuné et installé notre campement, nous avons rejoint le groupe des sourds dans l’une des salles du sanctuaire. Nous avons retrouvé avec joie nos amis, Frère Xavier LOPINET (op), Nelly et bien d’autres.
Après ce temps de retrouvailles, nous nous sommes placé le long du parcours pour attendre le passage du pape.
Vincent, qui est l’un des descendants de Bernadette et qui travaille au sanctuaire, est ensuite allé rejoindre le carré des VIP. Lors de la visite du pape à la grotte, il a eu la joie de lui remettre un cierge que le pape a ensuite allumé. Ce fut un premier moment fort de ce week-end.

Le dimanche, à 7 heures, nous avons retrouvé le groupe. Nous sommes ensuite allés dans la prairie, dans le carré qui nous était réservé. Nous étions très, très bien placés.
Au cours de la cérémonie, trois personnes de notre groupe ont eu la joie d’apporter les offrandes au pape. Pour elles, ce fut un moment particulièrement fort et une grande joie. À la fin de la messe, nous sommes partis rapidement, afin de rejoindre le secteur de la Maison Notre-Dame.
Nous avons croisé Monseigneur JAMES, qui est venu saluer le petit groupe que nous formions. Il était heureux de nous rencontrer et a pris quelques instants pour échanger avec nous.

Puis le responsable du site nous a remis nos passes. Nous avons alors été installés à côté des reporters et des tribunes de presse. On nous avait expliqué que le pape prendrait du temps avec nous et ferait le tour de la place afin de rencontrer les personnes présentes.
Avec un volontaire, nous avons réussi à franchir un barrage humain afin de permettre à Jean d’être placé au premier rang. Finalement, il a pu saluer le Saint-Père. En voyant son regard, nous avons pu mesurer toute sa fierté et toute sa joie. Il était profondément heureux d’avoir vécu ce moment. Pour nous aussi, ce fut un instant particulièrement émouvant de le voir vivre cette rencontre.
 
Ces deux journées à Lourdes auront été riches en rencontres, en émotions, en moments de partage et de fraternité. Entre les retrouvailles avec nos amis, les cérémonies, la rencontre avec le pape et surtout la joie de Jean lorsqu’il a pu saluer le Saint-Père, nous avons vécu des moments forts que nous garderons longtemps dans nos mémoires.

Cédric, Pierre et Jean LHERMITTE

Rien de ce monde ne nous est indifférent / L'édito

   Une nouvelle année se met en place petit à petit après la grande rupture des vacances d’été bouleversées par les grands feux dans notre région et d’autres catastrophes exceptionnelles dues au dérèglement climatique. En ce weekend où nous fêtons St François d’Assise, voici quelques passages de l’encyclique ‘Loué sois-tu’ du pape François.
        Saint François, fidèle à l’Écriture, nous propose de reconnaitre la nature comme un splendide livre dans lequel Dieu nous parle et nous révèle quelque chose de sa beauté et de sa bonté : ‘La grandeur et la beauté des créatures font contempler, par analogie, leur auteur’ (Sg 13,5) (n°12)
        Le défi urgent de sauvegarder notre maison commune inclut la préoccupation d’unir toute la famille humaine dans la recherche d’un développement durable et intégral, car nous savons que les choses peuvent changer. (n°13)
        Le changement climatique est un problème global aux graves répercussions environnementales, sociales, économiques, distributives ainsi que politiques, et constitue l’un des principaux défis actuels pour notre humanité. (n°25)
        Beaucoup de ceux qui détiennent plus de ressources et de pouvoir économique ou politique semblent surtout s’évertuer à masquer les problèmes ou à occulter les symptômes …(n°26)
        L’eau potable et pure représente une question de première importance, parce qu’elle est indispensable pour la vie humaine comme pour soutenir les écosystèmes terrestres et aquatiques. (n°28)
        L’environnement est un bien collectif, patrimoine de toute l’humanité, sous la responsabilité de tous. (n° 95)
        La notion de bien commun inclut aussi les générations futures. Les crises économiques internationales ont montré de façon crue les effets nuisibles qu’entraîne la méconnaissance d’un destin commun, dont ceux qui viennent derrière nous ne peuvent être exclus. (n°159).

        Quel genre de monde voulons-nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent ? (n°160)