Les horaires de la semaine sainte

FÊTE DES RAMEAUX
samedi 28 mars Messe à 18h
dimanche 29 mars Messe à10h
LUNDI SAINT
Lundi 30 mars
Messe Chrismale à 18h30 à la cathédrale
JEUDI SAINT
Jeudi 2 avril
Messe à 19h
suivie d’une Nuit d’adoration au reposoir, salle St Jean
VENDREDI SAINT
Vendredi 3 avril
Laudes à 7h
Chemin de Croix à 15h
Office de la Croix à 19h
VEILLÉE PASCALE
Samedi 4 avril 
Veillée et messe à 21h30
DIMANCHE DE PÂQUES
Dimanche 5 avril
Laudes à 7h15
Messe à 10h
Pour les Rameaux : vous pourrez déposer des rameaux dans le carton au fond de l’église dès le jeudi 26 mars.
Pour le reposoir, merci de déposer vos fleurs dans les vases au fond de l’église dès le mercredi 1er avril et sinon le jeudi 2 avril à partir de 10 h.
CONFESSION : vendredi 3 avril de 10h à 12h  

Le jour du soleil / l'édito

Personne ne peut prendre part à la nourriture que nous appelons Eucharistie s’il ne croit vrai ce que nous enseignons, s'il n'a été purifié par le bain de la ré-mission des péchés et de la régénération, ou s’il ne vit conformément à la tradition du Christ. Car nous ne prenons pas cette nourriture comme un pain ordinaire ou une boisson commune. Mais, de même que, par la Parole de Dieu, Jésus Christ notre Sauveur s’est incarné en prenant chair et sang pour notre salut, ainsi l'aliment consacré par la parole même de sa prière et destiné à nourrir notre chair et notre sang pour nous transformer, cet aliment est - nous le savons - la chair et le sang de Jésus incarné. Les apôtres, dans les mémoires qu'ils nous ont laissées et qu'on nomme Évangiles, nous ont transmis ainsi la recommandation que Jésus leur avait faite : « Il prit du pain, il rendit grâce et dit : Faites ceci en mémoire de moi ; ceci est mon corps. Il prit de même la coupe, il rendit grâce et dit : Ceci est mon sang. Et il les leur donna » (Mt 26, 26-28 ; 1 Co 11,23-25). De-puis lors, nous ne cessons de nous rappeler le souvenir de ces choses. 
    Ceux qui ont des biens viennent en aide à ceux qui en manquent, et nous demeurons unis les uns aux autres. Pour tout ce que nous mangeons, nous bénissons le Créateur de l'univers par son Fils Jésus Christ et par l'Esprit Saint. Au jour du soleil, tous les habitants des villes ou des campagnes se rassemblent en un seul lieu. On lit les mémoires des apôtres et les écrits des prophètes durant le temps qui convient. Quand la lecture est terminée, celui qui préside prend la parole pour attirer l'attention sur ces beaux enseignements et exhorter à les suivre. Ensuite nous nous levons tous ensemble et nous recommandons les intentions de prière. Puis on apporte du pain, du vin et de l'eau. Le président fait monter de tout son cœur vers le ciel prières et actions de grâces, et le peuple répond par l'acclamation ‘Amen’ ! Ensuite on partage et on distribue à chacun les aliments consacrés et on envoie leur part aux absents par les diacres. Ceux qui sont riches et veulent faire largesse donnent spontanément, chacun ce qu'il veut. Le produit de cette collecte est remis au président qui se charge de venir en aide aux orphelins et aux veuves ou à ceux qui, pour cause de maladie ou d'autre chose, sont en difficulté, comme les prisonniers ou les étrangers de passage. 
    C'est le jour du soleil que nous nous réunissons tous, parce que c'est le premier jour, celui où Dieu a dégagé la matière des ténèbres pour faire le monde (Gn 1, 5), et c'est le jour où Jésus Christ notre Sauveur est ressuscité des morts (Mt 28, 1-7).

St JUSTIN (Né en Palestine, + Rome 165)

Les annonces de la semaine

Prières et Sacrements
Prions pour nos frères

La baptisée de dimanche : Suzanne GUILLON

Les défunts de la semaine prochaine : Jean BRAUSSAUD, mardi 31 mars à 10h – Laure OUZLIG, mardi 31 mars à 15h.

La semaine passée nous avons célébré les obsèques de : Patrice CAULIER, Marie-Thérèse ARDIZZONE.


Prier l'Evangile avec Marie : le groupe d’Anne se réunit jeudi 2 avril à 14h30.
Lecture de la Bible

Atelier "Conter la Bible" :jeudi 2 avril à 14h au Fronton

Vie Fraternelle

Ménage de l'église : lundi 30 mars, de 14h à 17h. Merci de venir renforcer l’équipe.


Déballage maison : samedi 28 mars et dimanche 29 mars. De 10h à 18h : 53, rue de Loustalot à Gradignan.

Collecte du denier 2026

Le Denier est l’une des ressources principales de l’Église, lui permettant de rémunérer les personnes qui œuvrent quotidiennement à sa mission (prêtres, laïcs engagés à son service), mais également la formation des séminaristes et le complément de retraite des prêtres âgés.
Nous avons tous une bonne raison de soutenir notre Église :
     Pour qu’elle accompagne les grands moments de notre existence
     Pour qu’elle permette à tous de découvrir la joie de croire en Jésus Christ, (catéchèse, aumônerie, pastorale des jeunes, dans les prisons ou les EHPAD.)
     Pour qu’elle puisse porter la Bonne Nouvelle du Christ au Monde, pour faire entendre le discours de paix et d’amour universel du Christ.
Quel que soit son montant, chaque don est important.
Un grand merci pour votre geste en soutien à la Mission !

 Comment faire un don ?
     Par carte bancaire, virement, Google Pay, Apple Pay, sur notre formulaire de don sécurisé : donnons-bordeaux.catholique.fr

     Par chèque, libellé à l’ordre de l’Association diocésaine de Bordeaux à renvoyer à Association Diocésaine, Service collecte, 145 rue de Saint Genès, 3300 Bordeaux
Pour répartir votre soutien dans l’année, et ne plus avoir à y penser, vous pouvez également souscrire un prélèvement automatique mensuel, trimestriel ou annuel.

Déduction fiscale
Si vous êtes imposable, votre don à l’Église est déductible de votre impôt sur le revenu à hauteur de 66 % de son montant, dans la limite de 20 % de votre revenu imposable.
Des tracts sont disponibles à l’entrée de notre église pour en savoir plus sur le Denier et réaliser votre don ponctuel ou régulier.

Je suis la résurrection et la vie / Jn 11 1-45 / Une homélie


Dans l’Evangile de ce dimanche, Jésus se tient devant le tombeau de Lazare. Pour ceux qui accompagnent Jésus au tombeau de Lazare, la mort a eu le dernier mot. Tout est fini. La vie de Lazare est finie, ensevelie dans ce tombeau. Et Jésus pleure.
Les relations que Lazare entretenaient avec ses amis sont rompues. Et Jésus pleure.
Une pierre est roulée pour fermer hermétiquement le tombeau. Et Jésus pleure encore.
Cela fait quatre jours que Lazare repose dans le tombeau. L’espérance n’est plus. La décomposition du corps répand son odeur nauséabonde. Et Jésus pleure.
C’est alors que Jésus prononce cette parole étonnante : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. » Jésus ne dit pas seulement qu’il propose la résurrection. Jésus n’annonce pas seulement la résurrection, il dit : « Je suis » la résurrection.
La vie nouvelle n’est pas seulement une promesse pour plus tard. Elle commence dès maintenant. Elle commence dès la rencontre avec Jésus.
 
Cette parole résonne de manière toute particulière pour les catéchumènes.
Ils sont en chemin vers le baptême. Et ce chemin ressemble, d’une certaine manière, à celui de Lazare.
Dans l’Évangile, Lazare est appelé par son nom : « Lazare, viens dehors ! » Et il sort du tombeau.
De la même manière, Dieu appelle chacun des catéchumènes par son nom pour les accompagner vers le baptême. 
 
Le baptême n’est pas une tradition ou une étape symbolique. Le baptême ouvre à la vraie vie. Le baptême nous sort de nos tombeaux, il nous fait passer de la mort à la vie, de l’obscurité à la lumière, d’une existence centrée sur soi à une vie habitée par Dieu.
 
Sortir de nos tombeaux, la question demeure. Car si le baptême dénoue les bandelettes qui nous enserrent, combien de fois retournons-nous dans nos tombeaux. En effet, cet Evangile ne concerne pas seulement Lazare, ni seulement les catéchumènes. Il est aussi pour les baptisés depuis plus longtemps, pour nous qui nous disons disciple du Christ.
 
Tous nous connaissons nos tombeaux : ceux de nos blessures. Le lieu de nos découragements, là où les ténèbres enferment
Devant nos tombeaux, Jésus ne reste pas indifférent. Jésus pleure. Dieu n’est pas un spectateur de nos souffrances.
Jésus demande : « Enlevez la pierre. »
Enlever la pierre, c’est la part qui nous revient : enlever la pierre de la peur, du refus, du manque de confiance. Enlever cette pierre qui nous empêche de voir la vraie lumière du Christ. Enlever ce bouchon de nos oreilles qui nous prive de la voix du Seigneur. Dans nos tombeaux les voix sont étouffées. Alors Jésus nous demande d’enlever cette pierre qui fait obstacle à sa parole.

Quand Lazare sort du tombeau, Jésus ordonne : « Déliez-le et laissez-le aller. »
Cette parole nous est adressée à nous l’assemblée des chrétiens de Gradignan.
L’assemblée chrétienne est appelée à aider chacun à se libérer de ses liens. La communauté existe pour se soutenir les uns les autres. Et c’est particulièrement vrai pour les catéchumènes : ils ne doivent pas marcher seuls. Nous avons la responsabilité de les accompagner.
Cet Évangile nous prépare déjà à Pâques. Bientôt une autre pierre sera roulée. Bientôt les vêtements seront pliés sur la pierre. Le ressuscité a vaincu la mort. Il est vivant.
C’est cette vie que recevront les catéchumènes au baptême. C’est cette vie que nous sommes appelés à redécouvrir chaque jour.
« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. »
 
Aujourd’hui Jésus nous interroge tous : « Crois-tu cela ? »
Crois-tu que le Christ puisse faire surgir la vie là où tout semble fermé ?
Mes amis, demandons la grâce d’entendre aujourd’hui Jésus nous appeler, chacun par notre nom.
Et lorsque sa voix se fait entendre, ayons le courage de sortir de nos tombeaux.
Car le Christ n’est pas seulement celui qui promet la vie.
Il est la Résurrection et la Vie.
Amen !
Dominique Bourgoin, diacre.

La boue du Parlant / Jn 9 / Une homélie

Depuis sa naissance, cet homme ne connaît que la nuit, et voilà que la lumière du monde s’approche de lui. Alors, il se passe ce que personne n’attendait : l’homme se met à parler.
Et tout se met à parler autour de lui : les voisins, les parents, les pharisiens, les juifs… et tous lui demandent de refaire le récit, et tous l’obligent à parler.

Jésus lui n’est pas là, et personne ne sait où il est.
Il attend.
Il attend le moment favorable pour revenir vers cet homme. Il attend le moment où cet homme sera « jeté dehors », hors des ragots des voisins, hors de la lâcheté des parents, hors de la mesquinerie et des raisonnements tordus des pharisiens.
Pour que la rencontre se fasse enfin, il faut d’abord que l’homme soit expulsé de toutes les machines aveugles et sourdes dans lesquelles il est coincé. Expulsé, jeté dehors, comme un enfant sort du ventre de sa mère.

Alors la vraie question, la seule qui soit vraiment importante peut enfin être posée :
« Crois-tu au fils de l’homme ? » « Et qui est-il ? » « Tu le vois, c’est le parlant à toi »
C’est comme ça que dit le texte : « le parlant à toi »
La semaine dernière déjà, quand la Samaritaine interrogeait Jésus sur le Christ, il lui répondait : « c’est moi, le parlant à toi »

Le Fils de l’homme, le Christ, c’est le parlant
Le parlant absolu, le parlant par définition
Le seul qui parle vraiment, qui parle en vérité
La Parole véritable.
Nous étions nés aveugles
Nous étions du peuple qui marchait dans la nuit.
On se fabriquait des fausses lumières, on suivait des phares qui n’étaient que des lucioles, on mettait nos vies dans les mains d’aveugles comme nous qui se disaient plus éclairés que nous… c’était du mensonge, du discours, du bruit.
Nos vies étaient prisent dans les machineries redoutables des voisins, des parents et des champions de la loi.
La peur du regard des autres, le souci de plaire, de correspondre à la belle image, aux bonnes normes du bon voisinage… surtout que rien ne dépasse.
La peur du regard de nos familles, tout ceux qu’il ne faudrait surtout pas décevoir, tout ceux qu’il faudrait aimer absolument… même s’ils ne sont pas aimables, même s’ils nous laissent mendiants au bord de la route.
La peur du jugement des gardiens de la loi et de la morale. Les donneurs de leçons, les gardiens du temple, tout ceux qui pensent Dieu, qui pensent pour Dieu, qui parlent à sa place…

Mais la lumière du monde est passée près de nous,
Elle a nous a donné l’onction de sa salive mélangée à la poussière du sol
Nous avons été sali de cette boue bienheureuse, de la boue des origines, de la boue du Verbe créateur.
Et en sortant de l’eau qui nous a lavés, nous avons été jetés dehors, expulsés du monde, expulsés de la ténèbre, expulsés de notre génération, du commun des mortels. Nous sommes devenus « enfants de la Lumière ». Le monde des ténèbres n’a plus de prise sur nous…
    A moins que…
A moins que nous ne désirions ardemment retourner dans les structures de mort qui sont si puissantes, si séduisantes au fond, si rassurantes même parfois.
Nous sommes toujours libres d’aller nous blottir, roulés en boule, sous le discours étroit de la loi, de la culpabilité, du jugement du monde, du regard qui condamne, nous pouvons aller dormir bien au chaud dans la nuit du péché.

Ou alors, entendre la question du parlant
Du seul qui peut, qui sait, parler : « Crois-tu au fils de l’homme ?»
                                                    Crois-tu au parlant ?

Réveille-toi, ô toi qui dors,
relève-toi d’entre les morts,
et le Christ t’illuminera.
╬ Amen
Sylvain, diacre