En toute chose, aimer et servir / L'édito

    Cette devise d’Ignace de LOYOLA me semble bien correspondre à ceux que l’Église a appelés comme diacres. 
Ce dimanche, nous entendons dans les Actes des Apôtres l’institution de cette fonction nouvelle pour le ‘service des tables’ comme l’appelle Pierre. (Ac 6,2). Ce service porte en grec le nom de ’Diakonia’, diaconie. Ce groupe appelé ’les Sept’, sera au côté des Douze, au service des veuves des Hellénistes. Mais l’Esprit de Jésus-Christ pousse plus loin : Étienne portera l’annonce de la Parole jusqu’au martyr (Ac 7, 1-60) et Philippe ira en Samarie, à Gaza et même à Césarée, an-noncer l’Évangile et baptiser (Ac 8, 5-.40). On trouve mention de diacres auprès des ‘épiscopes’ - évêques dans la communauté de Philippe en Grèce (Ph 1,1). Saint Paul dans sa lettre à Timothée précise les critères pour appeler un homme ou une femme (1 Tim 3, 11) à cette fonction de ’serviteur’. (1 Tim 3, 8-13). Saint Paul nous parle d’une femme, Phoébé déclarée ministre – diakonos - au service de l’Église qui est à Cenchrées, en Grèce (Ro 16, 1). D’autres sont appelés diakonos : Appolos, Paul (1 Co 3, 5), Tychique (Ep 6, 21) ou Épaphras (Col 1,7). Ce mot de diakonos est traduit indifféremment par serviteur ou ministre de l’Église ou du Christ. Il est associé aussi à celui de ’doulos’, esclave, mot attribué également à Jésus-Christ.
    Cette fonction se poursuivra notamment dans le service des pauvres, dans le partage des biens auprès des communautés en difficulté. Dans les premiers siècles, certains seront réputés pour leur prédication et leur martyr comme Laurent, mort martyr à Rome en 258 ou Vincent de Sarragosse, mort à Valence-Espagne en 304. Mais petit à petit le diaconat va disparaître et au X° siècle, il n’est plus qu’une étape vers le ministère de prêtre même si Saint François d’Assise (1181-1226) sera diacre toute sa vie.
    C’est le Concile Vatican II en 1963 qui restaure le diaconat. En 1967, la Conférence des évêques de France (CEF) définit le ministère diaconal comme un ministère lié à la mission. Par leur ministère dans la « liturgie, la Parole et la charité » (Lumen gentium 29), ils prennent place pour une Église « en sortie » : dans le monde de l’entreprise, dans les associations, ils inscrivent l’Évangile au cœur des enjeux contemporains.
    Rendons grâce pour les diacres et plus particulièrement ceux qui sont à Gradignan : Robert, Dominique et Sylvain.

Vincent GARROS

Les annonces de la semaine

Prières et Sacrements
Prions pour nos frères

Notre soeur défunte : Annie SOUC.

Celle qui communie pour la 1ere fois : Océane PEYRES

La baptisée : Sasha SAUCE


Chapelet – Prière pour la Paix : mardi 5 mai à 19h.

Nous prierons les mystères glorieux, exceptionnellement à partir des textes et des méditations qui ont été proposés lors de la veillée de prière pour la Paix, le 11 avril dernier à St Pierre de Rome, sur l’invitation du Pape Léon XIV.

"Le Rosaire, comme d’autres formes très anciennes de prière, nous a unis ce soir dans son rythme régulier, établi sur la répétition : la paix se fait ainsi, mot après mot, geste après geste, comme une roche qu’on creuse goutte par goutte, comme le tissage avance mouvement après mouvement sur le métier à tisser. Ce sont les longs délais de la vie, signe de la patience de Dieu. Nous devons veiller à ne pas nous laisser emporter par l’accélération d’un monde qui ne sait pas ce qu’il poursuit, afin de revenir au service du rythme de la vie, de l’harmonie de la création, et d’en soigner les blessures." Pape Léon XIV.


Préparation au baptême des bébés : jeudi 7 mai à 20h30 salle St Jean.


Prier l'Evangile avec Marie : Le groupe d’Anne se réunit jeudi 7 mai à 14h30.

Le groupe de Francine LEBRUN se réunit le 8 mai à 14h30 chez Isabelle COUTOU


Le sacrement des malades sera donné à ceux qui le souhaitent au cours des messes du 9 et 10 mai. Merci de vous signaler au presbytère.

Lecture de la Bible

Lecture de l'Evangile du dimanche :lundi 4 mai à 20h Salle St Jean.

Pastorale des Jeunes

Catéchisme : dimanche 3 mai, 9h-10h et lundi 4 mai à 17h15, salles St Jean et St Jacques.

  

Préparation à la profession de foi : mardi 5 mai à 19h.

 

Groupe JPEG (jeunes pros et étudiants), mercredi 6 mai à 20h Salle St Jacques.

Vie fraternelle

Souscription Orgue :

L’orgue de l’église est hors d’usage et a besoin d’être remplacé.

Cette opération est menée conjointement avec la mairie et l’école de musique de Gradignan.

Souscription

▪ En ligne : sur le site du diocèse, ICI

▪ Par chèque (à l’ordre de l’association diocésaine de Bordeaux, avec la mention au dos : SOUSCRIPTION NOUVEL ORGUE

▪ Argent liquide sous enveloppe avec la mention : SOUSCRIPTION NOUVEL ORGUE (Attention pas de reçu fiscal pour les dons en espèces)

Concert d'orgue : jeudi 30 avril


 La souscription pour l'achat du nouvel orgue en ligne ICI

Fraternité, Fraternités… / Edito

         Ce mot, qui fait partie de notre devise républicaine, est beaucoup utilisé et sa réalité souvent bien malmenée. Le dictionnaire nous dit : lien de parenté entre frères et sœurs et lien de solidarité et d’amitié entre des êtres humains, entre les membres d’une société. (Le petit Larousse). Il porte en lui une espérance d’un vivre ensemble paisible, mais à l’évidence, cela parait bien inaccessible.

        Les Écritures travaillent depuis les origines cette question fondamentale. Cela commence par le récit d’une fraternité brisée : le meurtre d’Abel signe la difficulté pour tout être humain de la relation avec l’autre : Suis-je le gardien de mon frère ? (Gn 4,9). De proche en proche, la sagesse du peuple d’Israël nous fait découvrir ce chemin avec Dieu qui permet de vaincre la jalousie, les conflits, les querelles, les haines. D’Abraham avec Melchisedek (Gn 14, 18) à Joseph avec ses frères (Gn 45,5) les alliances se scellent, des pardons se disent. Puis avec Moïse les dix commandements remplacent la loi du talion :’œil pour œil, dent pour dent’ qui devait déjà supplanter la vengeance sans limite (Gn 4, 24). Encouragée par les prophètes, la fraternité essaie de se vivre alors à travers des groupes, communautés, familles, peuples qui se reconnaissant d’un même ancêtre, se promettant confiance assistance et protection (Is 58, Mi 6,8). 

        Et Jésus proclame : « Aimez vos ennemis ! » (Mt 5, 43). 

Saint Paul nous dit que Jésus, le Christ, le ressuscité est le premier né d’une multitude de frères : (Ro 8, 29). Par la Croix, est supprimée la haine, apparaît l’Homme nouveau, en un seul Esprit, tous ont accès auprès du Père (Ep 2,14-19). L’amour fraternel est désormais le signe des disciples (Jn 13, 35), partageant leurs biens pour plus de justice (Ac 2, 44) et se reconnaissent d’un même Corps au-delà de tous les clivages de la nature ou de la culture (Ga 3,28).
 
L’Eucharistie que nous célébrons vient instituer cette Alliance Nouvelle : un même pain brisé, une même coupe : Corps et Sang du Christ pour accueillir la Vie et faire fructifier la fraternité en Christ, fruit d’une nouvelle filiation. Que nos groupes de lecture des Écritures, de prières, de catéchèse, équipes d’aumônerie, de scoutisme ou fraternités de quartier soient d’authentiques lieux où se vivent l’entraide, le soutien mutuel, la solidarité, la délicatesse, la paix…
                                                           Vincent GARROS

Je suis la porte / Jn 10 1-10 / Une homélie


Jésus est la porte
La porte pour aller où ?
Pour aller, tout simplement
Pour ne pas rester là
coincé, immobile, enfermé
S’il y a une porte, il y a un ailleurs
Il y a un « dehors »
S’il y a une porte, il faudra bien la passer
Chercher à l’éviter, chercher un autre chemin, c’est chercher le chemin des voleurs et des meurtriers

Jésus est la porte des brebis
On n’y passe que si l’on est brebis
On n'y passe que si l’on est troupeau
Ce n’est pas une porte pour solitaire
La porte n’est jamais la fin du voyage
La porte n’est pas la destination
Le Christ donc n’est pas la fin du voyage
Il n’est pas la destination
Il ouvre un ailleurs
Il nous fait passer, brebis, là où il y a nourriture
Par lui, on entre et on sort, on va et on vient, absolument libres
hors de tous les enclos,
hors de toutes les Eglises
On va, par lui, au pâturage, au lieu de notre nourriture

Ce lieu, il a un nom, c’est Royaume
Le Christ, porte pour le Royaume
La porte pour le Royaume ce n’est pas la mort
Le Royaume n’est pas pour après
Le passage n’est pas au dernier jour, au dernier souffle
Traverser le ravin de la mort importe peu puisqu’on n’y craint aucun mal
La porte c’est le vivant
Le parfaitement vivant
Le vivant du matin de Pâques
Le Royaume, c’est par lui, à travers lui
quand on veut
maintenant
au son de sa voix
Le Royaume, il est propriété des pauvres
et les prostituées nous y devancent
Le Royaume, il est nourriture pour brebis
Nous qui cherchons la nourriture
la vraie
celle qui nourrit en vérité
la nourriture qui ne comble jamais la faim
qui creuse
qui descend
profond
dans nos profondeurs de brebis affamées
Nous qui sommes des brebis affamées
ce n’est pas le Christ la nourriture
mais c’est par Lui que nous y accédons
en passant par Lui
en passant par sa voix
par le son de sa voix
le souffle qui porte la Parole
la Parole qui ouvre la porte
la Parole comme portier
Notre vocation c’est d’être brebis
Il n’y a pas de vocation à être pasteur, à être berger
car il vient le seul pasteur
il vient le bon berger
Trouvera-t-il des brebis quand il viendra ?
Ou des hordes de meurtriers qui cherchent à passer par ailleurs
à se passer de la porte
à se passer de la Parole
à parler si fort qu’on n’entend plus la voix ?
à contourner le Christ

        La porte, elle est ouverte
        Elle est ouverte parce que le Christ est ouvert
        Corps ouvert
        Corps ouvert à coup de lance, à coup de clous

                Alors
                        En route
                        Il faut passer par la porte
                        Il faut passer par le Christ
                        Le Christ ouvert pour nous

Amen
Alléluia
Sylvain diacre