Au coeur de l'histoire du monde / L'édito
Jésus partit et se tint au milieu de ses disciples ; et il leur dit : « La paix soit avec vous ! » (Jn 20, 19). Celui qui se plaça ce jour-là au milieu de ses disciples, prit donc la place centrale, montant sur le trône qui lui revenait de droit et qui se trouve au cœur de l’histoire du monde. C'est pour tous les hommes de tous les peuples et de tous les temps, de toute la terre, du monde visible et invisible, que Jésus a souhaité, apporté et créé la paix.
En ce jour-là, Jésus, le crucifié et le ressuscité, a pris place avec autorité au milieu de tout le peuple humain, qui tantôt exulte de joie, tantôt s’afflige mortellement, parmi les sots et les intelligents, ceux qui ont trop d’assurance et ceux qui sont trop craintifs, parmi les hommes religieux et les irréligieux, en tant que leur Seigneur à tous.
Au milieu de toutes les maladies et les catastrophes naturelles, de toutes les guerres et les révolutions, des traités de paix et de leur rupture, au milieu du progrès, de l'immobilisme et du recul et au centre de toute la misère humaine innocente ou coupable, il se montra et se révéla comme celui qu'il était, qu’il est et qu’il sera : la paix soit avec vous ! et il montra ses mains et son côté (Jn 20, 20). Parmi tant d'herbes et de mauvaises l'herbes, cette graine-là a été semée ce jour-là, et elle mûrit en vue de la récolte.
Nous pouvons nous y fier : ce qui arriva ce jour-là était et demeure le centre autour duquel tout le reste se meut, duquel tout vient et vers lequel tout s’achemine. Il existe beaucoup de lumières, véritables et apparentes, claires et troubles ; c'est celle-ci qui brûlera le plus longtemps : lorsque toutes les autres auront fait leur temps et se seront éteintes. Car toute chose dure son temps, mais l’amour de Dieu, qui était à l'œuvre et s'exprimait par la résurrection de Jésus Christ d'entre les morts, dure éternellement (1 Co 13,13).
Parce que cela est arrivé un jour, il n'y a pas de motif de désespérer, il y a toutes les raisons d'espérer, même en lisant le journal avec toutes ses nouvelles troublantes et effrayantes, même au sujet de cette histoire aux multiples aspects inquiétants que nous appelons l’histoire du monde. Ainsi donc Jésus, le seul grand Médiateur entre Dieu et les hommes, ressuscité d'entre les morts, prit place au centre de sa communauté, de la vie de chaque homme et de l’histoire du monde. Et c'est à partir de là qu'il prononça et prononce la Parole première et dernière : « La paix soit avec vous ! ». (Apo 1, 13-18).
KARL BARTH. Pasteur et théologien réformé (Bâle 1886 – 1968)
Les annonces de la semaine
Les baptisés : Faustine LOBRY, Marion RIGA, Wayatt MEUCHE
La semaine passée nous avons célébré les obsèques de : Liliane COSTA
Ceux qui communient pour la 1ere fois : Corinne SAUCE et Maud MICHOT
Prier l'Evangile avec Marie : le groupe d’Anne GELAS se réunit le 14 avril à 14h30. Le groupe de Nicole GAHINET se réunit le 17 avril à 15h salle St Jacques.
Préparation à la confirmation des adultes : réunion jeudi 16 avril à 18h30 salle St Jean
Atelier "conter la Bible" : jeudi 16 avril à 14h Salle St Jean.
Savez-vous que l’église est équipée d’une BOUCLE MAGNÉTIQUE ?
Qu’est-ce donc ?
Une boucle magnétique, est un système d'aide pour personnes malentendantes. Grâce à ce système, le son provenant du micro d'un lecteur ou d’un chanteur, est transmis à l'appareil auditif de la personne qui peut ainsi l'entendre sans être gênée par des éventuels bruits ambiants. Une grande partie des appareils auditifs classiques intègrent cette fonction. Il suffit parfois de régler l’appareil sur la fonction T
Nous avons aussi à disposition de ceux qui le souhaitent, des boucles magnétiques portatives. Elles doivent être portées autour du cou et reliées par câble à un casque. Elles permettent aussi la réception directe de ce qui est dit au micro. Avant la messe, n’hésitez pas à les demander à la sacristie : elles sont là (4 exemplaires) pour être prêtées.
Veillée Pascale / Mt 28 1-10 / Une homélie
Ce matin, aux premières lueurs du jour, le premier jour de la semaine, deux femmes se rendent au tombeau pour le regarder. Elles se sont levées tôt pour regarder le sépulcre. Qu’y avait-il à voir sinon une pierre ?
« Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre » comme pour les réveiller. Elles sont secouées comme pour faire tomber le manteau de tristesse qui les enveloppe. Elles sont remuées comme pour les préparer à ce qui va se passer.
Chers catéchumènes, vous êtes pour nous, semblables à cette joie qu’éprouvent les deux femmes qui se rendent tôt le matin au tombeau et constatent la résurrection du Christ.
Chers catéchumènes, merci pour ce chemin qui vous conduit à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne dans la nuit de la résurrection. Cette nuit vous inaugurez votre vie nouvelle dans le Christ.
Chers catéchumènes, merci de nous donner à voir les prémisses de notre résurrection en recevant l’eau de votre baptême.
Vendredi Saint / Tout est accompli / Une homélie
Au pied de la croix, une épouse et une femme de la ville de Magdala, toutes deux appelées Marie. Puis des personnages sans nom ; étrangement : la mère de Jésus accompagnée de sa sœur ainsi qu’un disciple, le disciple aimé. Ajouté au lien familial du sang, Jésus invite à un nouveau lien entre celle qui lui a donné naissance et cet homme qui l’accueillera dans sa maison comme une mère. Tout est accompli ! De nouveaux liens sont instaurés au-delà des liens du sang : une communion que l’assemblée des croyants célébrera désormais.
Deux hommes, Nicodème et Joseph d’Arimathie disciples en secret : portent Jésus dans un tombeau neuf et le déposent là. Tout est accompli ! Voici l’ultime parcours de l’Incarnation. De la crèche au tombeau, le Verbe a parcouru les routes de Palestine et même au-delà pour visiter alors le lieu des morts.
Dans notre Credo, nous proclamons : « il est descendu aux Enfers ».
Voici maintenant ce temps du grand silence, celui que vivent non seulement nos défunts mais ceux et celles qui sur notre terre ne sont pas entendus, ceux qui ne peuvent plus dire leur souffrance, un vide les creuse.
Voici maintenant le temps où descend dans les ténèbres le Verbe. Lui qui est la vraie lumière venue dans le monde. La lumière vient illuminer ceux qui gisent dans l’ombre de la mort.
Permettez-moi de m’inspirer de Maurice BELLET [La traversée de l’en-bas Bayard 2005 p.156] pour finir par cette prière :
Ô toi, mon frère, ma sœur, où que tu sois,
Jeudi Saint / Jn 13 1-15 / Une homélie
Rameaux / Une homélie
Frères et sœurs dans le Christ, nous voici au terme de ce temps du Carême et au début de la Semaine Sainte. Aujourd’hui, nous avons écouté la Passion selon saint Mathieu et vendredi nous vivrons de la Passion selon saint Jean. Deux récits en quelques jours, de rédacteurs différents qui portent les témoignages d’hommes et de femmes qui, il y a plus de 2000 ans se souviennent de Celui en qui ils ont reconnu l’Envoyé de Dieu, l’unique engendré du Père, venu dans le monde pour que le monde soit sauvé.
Avec des mots de tous les jours, ils ont fait le récit de cette arrestation illégale, de ce procès bâclé où la loi de Moïse n’a pas été respectée, de ces violences et humiliations jusqu’à la crucifixion.
Aujourd’hui, nous fêtons l’entrée de Jésus, simplement assis sur la monture des gens du pays. Des hommes, des femmes, des enfants le reconnaissent et l’acclament. Ils se souviennent de ce Galiléen qui a guéri l’aveugle à Siloé, le paralysé de la piscine de Bethesda, l’aveugle né et tant d’autres ! Ils se souviennent de ces paroles fortes sous les colonnades du Temple, prenant le parti des plus humbles, des enfants, des lépreux. Ils se souviennent de ces débats avec les pharisiens et les scribes jusqu’à ce jour où il avait chassé les marchands du Temple ! Ils avaient été touchés par ses paraboles et ses encouragements pour ceux et celles que la loi de Moïse mettait à l’écart, invitations à se lever et poursuivre humblement la marche en présence du Seigneur.
Comme il y a 2000 ans, nous voilà, rameaux à la main. Ce geste qui peut paraitre dérisoire porte en lui une grande signification. Ces jeunes branches vertes évoquent la vie qui renait au printemps. Ces rameaux, bénis, seront ensuite apportés dans nos maisons pour accompagner un crucifix ou bien déposés sur la tombe d’un proche. Ces gestes portent en eux notre humble foi dans le Christ Jésus et notre grande Espérance en la résurrection.
Aujourd’hui, avec nos rameaux à la main, nous avons chanté ‘Hosanna’ qui dans la langue de Jésus signifie, ’Viens sauver’. Oui, Seigneur Jésus, toi, le Christ, Viens sauver le monde !
Et chaque dimanche, à la messe, plein d’espérance, nous redirons : ‘Hosanna, le Ciel et la terre sont remplis de ta gloire ! béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur’ Hosanna ! Amen.
Vincent Garros






