Dans le Christ, c'était toi qui était tenté / l'édito
Les annonces de la semaine
Messes dans les EHPAD : mercredi 11 mars à la CNRO.
Forum sur le lavement des Pieds : dimanche 8 mars, à 11h, salle saint Jean.
Chapelet : mardi 10 mars à 19h.
Préparation des baptêmes du dimanche de Pâques : mardi 10 mars à 20h30 salle St Jean
Prier l'Evangile avec Marie : le groupe de Francine LEBRUN se réunit vendredi 13 mars, à 14h30, chez Isabelle COUTOU
Lecture de la Bible
"Premiers pas dans la Bible" : dimanche 15 mars de 18h à 21h salle St Jean. Lecture : Psaume 22. 19h30 : messe pour tous, puis repas partagé.
Pèlerinage diocésain à Lourdes : 9 et 10 mai 2026. Bulletins d’inscription au fond de l’église INSCRIVEZ VOUS AVANT LE 3 AVRIL.
Ménage de l'église : lundi 9 mars de 14h à 17h. Venez aider l’équipe. L’église restera fermée.
Réunion de l'EAP : jeudi 12 mars à 20h30 salle St Jean
Collecte pour les charges paroissiales : à la sortie des messes des 15/16 mars, salle St Jean
Catéchuménat des adolescents : samedi 7 mars à 17h, salle St Jean
Messe des enfants, des jeunes et des familles : samedi 7 mars à 18h. 3eme et dernière étape pour ceux qui se préparent au baptême.
A la sortie des messes 7 et 8 mars, les lycéens qui partent à Taizé, organisent une vente de gâteaux.
Collégiens : samedi 7 mars à partir de 18h à l’église puis salle St Jean
Cette journée a pour but de financer la formation de nos séminaristes pour le diocèse. Vous aurez le plaisir de les rencontrer.
Au programme :
RENCONTRES FRATERNELLES DE CARÊME
"Soyons une Église ouverte, chaleureuse et fraternelle, accueillante et bienveillante". Encouragée par Mgr JAMES «je veux attirer l’attention sur l’importance des Fraternités chrétiennes de quartier », l’EAP propose de mettre en œuvre cet extrait de la vision pastorale de la paroisse.
Pendant le Carême, certains d’entre vous pourront proposer d’organiser des rencontres fraternelles : réunir quelques personnes, pour un repas, un café, un jeu, une balade … d’autres vont préférer se sentir invités : à chacun de répondre à l'invitation qui lui convient le mieux.
Nous allons donc faire en sorte que les propositions des uns rejoignent les attentes des autres.
Les propositions :
🍕Dimanche 1er mars : Déjeuner au presbytère. Vincent GARROS et Michel BUFFET.
🎲Dimanche 22 mars : Jeux de société chez Agnès et Cédric LHERMITTE. 16 Rue de Lange
Voir aussi les affichettes au fond de l’église.
Les vendredis de Carême
Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie / Mt 17 1-9 / Une homélie
Ce dimanche, c’est expédition dans la montagne ! Jésus gravit le mont Thabor avec trois de ses disciples. Au sommet, les disciples connaissent une expérience qui changera leur vie à tout jamais. Ils perçoivent leur maitre avec un visage resplendissant. Ses habits deviennent blancs comme la lumière. Au cœur de cette vision, ils entendent une voix leur dire : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »
Cette simple phrase ouvre une perspective immense pour nous. Je vais développer trois points : la joie du Père et du Fils, notre propre joie, un chemin de joie au quotidien.
La
joie du Père et du Fils.
Dans cette simple phrase se dévoile le caractère du Père. Le Père trouve sa joie dans le Fils. Dieu le Père se remplit de joie à la rencontre de son Fils. Ce Fils, qui est venu porter parmi les hommes le message d’Amour du Père, réjouit au plus profond le cœur de Dieu. Il n’y a à cet instant que l’amour qui s’exprime, pas de morale, pas de loi, pas de jugement, ni d’exigence. Il n’y a que joie et amour entre le Père et le Fils.
Et quelle joie, pour Jésus, que d’entendre son Père lui confirmer son amour ! Cette déclaration, il l’a déjà entendue le jour de son baptême. Quelle joie pour Jésus de se voir confirmé dans sa mission par son Père.
Ainsi nous découvrons le cœur de Dieu qui est rempli d’amour et que la joie est au cœur de la foi chrétienne. Notre Dieu n’est pas un Dieu triste. Il est un Père qui se réjouit.
Notre
propre joie.
Cette joie, elle nous touche particulièrement pour ce carême 2026. Vincent nous invitait aux cendres à humer le parfum de la joie. Pour la confirmation de Guillaume et Nadia, Monseigneur James nous exhortait à partager la joie reçue à notre baptême. Et si vous aviez assisté à l’appel décisif des catéchumènes, vous auriez vu se dessiner la joie sur les visages des catéchumènes dimanche dernier à Villenave d’Ornon. Ils ont tous été appelés à recevoir le baptême dans la nuit de Pâques.
Mystérieusement, nous, les baptisés, nous l’avons entendu cette simple phrase : « Tu es mon fils ou ma fille bien aimé(e), en toi j’ai mis tout mon amour ». Nous l’avons reçu quand nous sommes sortis symboliquement de l’eau lors de notre propre baptême. Ce baptême qui fait de nous des filles et des fils de Dieu. Le Père nous reçoit avec amour.
Il nous reçoit comme nous sommes. Il sait que nous sommes imparfaits. Que parfois nous refusons son amour. Que parfois nous avons une image dure de lui ou bien que nous pensons l’avoir déçu ou blessé. Le Père, lui, nous regarde à travers son Fils et il nous aime.
Un
chemin de joie au quotidien.
Après avoir dit son amour : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie » le Père donne une consigne : « Écoutez-le. »
Voilà le chemin. Écouter Jésus. Il s’agit d’accueillir son Évangile, et de l’accueillir lui qui est la Parole de Dieu. Lui faire confiance, c’est-à-dire marcher derrière . C’est se mettre à son écoute dans le quotidien de nos vies. C’est continuer de se convertir après une expérience forte de rencontre.
Après la transfiguration, Jésus et les disciples descendent de la montagne, il y a un nécessaire retour au quotidien. L’expérience lumineuse ne dure pas. Il faut revenir à la vie ordinaire.
Nous connaissons tous des moments lumineux. Des moments où nous percevons la présence de Dieu, la visite de l’Esprit Saint. Des moments ou avoir la foi est facile car elle nous prend tout entier. Et puis, il y a le retour à la routine du quotidien, la vie peut nous paraître plus banale.
Mais la parole reçue à notre baptême demeure : « Tu es mon fils ou ma fille bien aimé(e), en toi j’ai mis tout mon amour », pour que la joie nous habite encore.
Demandons, pour cette 2ème semaine de carême, la grâce d’accueillir le regard joyeux du Père sur nous. Efforçons-nous d’écouter vraiment Jésus et de laisser sa lumière transfigurer peu à peu notre vie.
La pureté du coeur / l'édito
Sais-tu ce qu’est la pureté du cœur ? Tourne ton regard vers Dieu. Admire-le. Réjouis-toi de ce qu’il est, lui, toute sainteté. Rends-lui grâces à cause de lui-même. C’est cela même avoir le cœur pur [Mt 5, 8].
Et quand tu es ainsi tourné vers Dieu, ne fais surtout aucun retour sur toi-même. Ne te demande pas où tu en es avec Dieu. La tristesse de ne pas être parfait et de se découvrir pécheur est encore un sentiment humain, trop humain. [1 Jn 2,12] Il faut élever ton cœur plus haut, beaucoup plus haut. Il y a Dieu, l’immensité de Dieu et son inaltérable splendeur. Le cœur pur est celui qui ne cesse d’adorer le Seigneur vivant et vrai. Il prend un intérêt profond à la vie même de Dieu et il est capable, au milieu de toutes ses misères, de vibrer à l’éternelle innocence et à l’éternelle joie de Dieu. Un tel cœur est à la fois dépouillé et comblé. Il lui suffit que Dieu soit Dieu. En cela-même, il trouve sa paix, tout son plaisir. Et Dieu alors est toute sa sainteté [1 P 3, 15]. Car si Dieu ré-clame notre effort et notre fidélité, la sainteté n’est pas un accomplissement de soi, ni une plénitude que l’on se donne. Elle est d’abord un vide que l’on se découvre et que l’on accepte et que Dieu vient remplir dans la mesure où l’on s’ouvre à sa plénitude.
Notre néant, s’il est accepté, devient l’espace libre où Dieu peut encore créer. Le Seigneur ne laisse ravir sa gloire par personne (Is 42,8 ; 8,11). Il est le Seigneur, l’Unique, le seul Saint. Mais il prend le pauvre par la main, il le tire de sa boue et le fait asseoir parmi les princes de son peuple (Ps 112,7-8) afin qu’il voie sa gloire. Dieu devient alors l’azur de son âme.
Contempler la gloire de Dieu, découvrir que Dieu est Dieu, éternellement Dieu, au-delà de ce que nous sommes ou pouvons être, se réjouir à plein de ce qu’il est, s’extasier devant son éternelle jeunesse et lui rendre grâces à cause de lui-même, à cause de son indéfectible miséricorde, telle est l’exigence la plus profonde de cet Amour que l’Esprit du Seigneur ne cesse de répandre en nos cœurs. C’est cela avoir le cœur pur.
Mais cette pureté ne s’obtient pas à la force des poignets et en se tendant. Il faut simplement ne rien garder de soi-même. Tout balayer. Même cette perception aigüe de notre détresse. Faire place nette. Accepter d’être pauvre. Renoncer à tout ce qui est pesant, même au poids de nos fautes. Ne plus voir que la gloire du Seigneur et s’en laisser irradier. Dieu est, cela suffit. Le cœur devient alors léger. Il ne se sent plus lui-même, comme l’alouette enivrée d’espace et d’azur. Il a abandonné tout souci, toute inquiétude. Son désir de perfection s’est changé en un simple et pur vouloir de Dieu.
Éloi LECLERC, prêtre franciscain français (1921-2016)
MÉTANOIA - La pénitence dans le nouveau testament / l'édito
Le Christ, qui pendant sa vie fit toujours ce qu’il enseigna, passa quarante jours et quarante nuits dans le jeûne et la prière avant de commencer son ministère [Mt 4, 1-11]. Il inaugura sa mission publique par ce joyeux message : ‘’le Royaume de Dieu est proche’’, ajoutant tout de suite ce commandement : ‘’Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle’’ (Mc 1, 15). D’une certaine manière, c’est toute la vie chrétienne qui se trouve résumée dans ces paroles.
On ne peut parvenir au Royaume annoncé par le Christ que par la ‘métanoia’, c’est à dire par le changement et le renouvellement intime et total de l’homme tout entier, dans ses pensées, ses jugements et sa vie. Changement et renouvellement qui s’opèrent en lui à la lumière de la sainteté et de l’amour de Dieu qui nous ont été manifestés et communiqués en plénitude dans le Fils. [Col 1, 12-14] L’invitation du Fils à la ‘métanoia’ nous oblige d’autant plus qu’il ne l’a pas seule-ment prêchée, mais qu’il s’est offert lui-même en exemple.
Lorsqu’il se met devant le Christ, l’homme est éclairé d’une lumière nouvelle, il reconnaît la sainteté de Dieu et la gravité du péché. Par la parole du Christ, lui est transmis le message qui invite à la conversion et accorde le pardon des péchés. Ces dons, il les reçoit en plénitude dans le baptême, qui le configure à la passion, à la mort et à la résurrection du Seigneur. C’est sous le signe de ce mystère que se place toute la vie à venir du baptisé. [Ro 6, 4-8].
Tout chrétien suit le Maître en vivant non plus pour lui, mais pour Celui qui l’a aimé et s’est donné lui-même pour lui et pour ses frères. En outre, l’Église étant intimement liée au Christ, la ‘métanoia’ de chaque chrétien a également une relation propre et intime avec toute la communauté ecclésiale [Col 1, 18-23]. En effet, ce n’est pas seulement au sein de l’Église, que par le baptême il reçoit le don fondamental de la ‘métanoia’, mais ce don est restauré et raffermi par le sacrement de la réconciliation. Ceux qui s’approchent de ce sacrement y reçoivent de la miséricorde de Dieu le pardon… La charité, l’exemple, les prières travaillent à leur conversion.
Carême : temps de Joie communautaire / Mt 6 1-18 / Une homélie des cendres
Le temps du carême est toujours un peu énigmatique. Et nous nous posons chaque année la question : comment vivre ce temps de 40 jours qui nous préparent à la fête de Pâques ? Les deux premiers textes d’Évangile qui ouvrent le carême sont le discours de Jésus envers ceux qui font l’aumône, la prière et le jeûne en se faisant remarquer (Mt 6, 1-18) et Jésus au désert 40 jours en jeûnant, tenté par le diable (Mt 4, 1-11). Alors la tentation est forte de se mettre à imiter Jésus et se précipiter sur le jeûne comme une mise à l’épreuve pour se prouver que l’on est un bon chrétien, digne d’être appelé ‘fils de Dieu’, du pardon de Dieu, de la fête de Pâques ! Et si c’était cela le piège !
Le carême, n’est pas, me semble-t-il, un temps de compétition individuelle, une affaire entre moi et Dieu comme si nous avions des choses à prouver, à lui ou à soi-même. Mais, Dieu sait toute chose et Il est plus grand que notre cœur (1 Jn 3, 20-23). Le carême est un temps communautaire, ecclésial.
Et si le carême c’était un temps autre où le parfum et la joie (Mt 6, 17) ont leur place, où je laisse se donner de moi ce que j’ignore avoir (Mt 6, 3), où la prière se fait rencontre de ce Dieu qui est Père d’une multitude (Mt 6, 6). Il est ‘Notre’ Père ! alors comment, dans ce temps vais-je découvrir ces frères et sœurs que je crois connaître, ceux et celles de ma maison, de mon travail, de ma communauté paroissiale pour ne parler que des plus proches ?
Chaque dimanche, comme Nicodème, la Samaritaine, l’aveugle-né, Marthe et Marie, laissons-nous rejoindre par Jésus et ses paroles qui engendrent : « Il vous faut naître d’en Haut » (Jn 3, 7), « L’eau que je donnerai deviendra source d’eau jaillissante en vie éternelle » (Jn 4, 14), « Crois-tu au Fils de l’Homme ? » (Jn 9, 35), « Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jn 11,25).
Le carême : un humble chemin de conversion pour habiter pleinement chaque moment, chaque geste du quotidien, chaque rencontre dans l’Esprit de Jésus. Dans le secret de chacun de ces moments, Jésus révèle un souffle de Vie dont on ne sait ni d’où il vient, ni où il va (Jn 3, 8). Cet Esprit nous conduit vers le Père. Ce Père des Cieux, source de tout pardon, qui nous ouvre à une fraternité qui brise toutes les frontières érigées par les humains au fil du temps et de nos incompréhensions.
Alors bon carême, joyeux et communautaire !
Vincent Garros


