Fête de Saint Luc - Pastorale de la Santé / l'édito

    Saint Luc est de l’auteur de troisième évangile qui porte son nom, ainsi que des Actes des Apôtres. La rédaction de ces deux textes se situe vers les années 80-85. Luc n’a pas connu Jésus mais il figure dans toutes les listes des soixante-dix disciples de Jésus. Saint Luc est médecin, il se convertit à la foi du Christ et devint le compagnon très cher de l’Apôtre saint Paul. Dans son évangile, il expose avec soin tout ce que Jésus a fait et enseigné [Lc 1,1-4], en scribe de la miséricorde du Christ. Puis, dans les Actes des Apôtres, il se fait l’historien des débuts de la vie de l’Église jusqu’au premier séjour de saint Paul à Rome
    Dans la tradition catholique, Luc est considéré comme le saint patron des médecins et des services de santé, du fait de sa profession. Il est le saint patron des artistes peintres et sculpteurs car il est le seul à livrer les récits sur Marie (Annonciation et Visitation) qui ont tant inspiré les artistes. Une légende du VIe siècle fait également de lui l’auteur d’une série d’icônes de la Vierge.
    En ces jours nous allons célébrer la fête de saint Luc comme saint patron de tous les soignants, nous souhaitons également y associer les aumôniers des hôpitaux et centres de soins, le Service Évangélique des Malades (SEM) et les bénévoles qui accompagnent les malades, les personnes âgées et personnes porteuses de handicap. Nous prierons aussi avec et pour les soignants afin qu’ils trouvent réconfort dans le Seigneur et qu’ils poursuivent leur mission dans un esprit de service et de respect de la vie.
    Voici un extrait d’un message du pape Léon XIV auprès de personnes travaillant dans un hôpital (2 décembre 2025) « Votre présence compétente et attentionnée ainsi que votre souci des malades sont un signe tangible de l’amour compatissant du Christ. Vous êtes comme le bon Samaritain [Luc 10, 30-37] qui s’arrête auprès du blessé et prend soin de lui pour le relever et le guérir. Parfois, la fatigue ou le découragement peuvent survenir, surtout en raison des conditions de travail dans lesquelles vous vous trouvez, qui ne sont pas toujours favorables. Je vous encourage à ne pas perdre la joie de cette mission et, malgré les difficultés, je vous invite à toujours garder à l’esprit le bien que vous avez la possibilité de réaliser. C’est une grande œuvre aux yeux de Dieu ! »

                        Patrick Lepault, 
médecin et diacre 
en charge de la Pastorale des soignants pour le diocèse de Bordeaux 

En savoir plus sur la Pastorale de la Santé dans le diocèse de Bordeaux ICI 

Les annonces

Prières et Sacrements

Prions pour nos frères et sœurs : 
Les défunts : Michel MOLIA, Annie SOURBES et Pierre GEMIN
Obsèques de la semaine prochaine : Colette MACHERET mardi 20 ; Jeanine BOUNIORT mercredi 21 ; Michèle LACHAT jeudi 22.

Chapelet : chaque mardi à 19h dans l’église.

Le Pape Léon XIV, lors de sa venue en France, a demandé de prier le chapelet pendant le mois d’octobre, pour la Paix dans le monde et contre les guerres.

Comme l’écrit Jean Paul II dans sa lettre apostolique " Rosarium Virginis Mariae » (2002) le chapelet est une prière qui «répond à l’urgence d’implorer de Dieu le don de la paix (…) et qui signifie s’immerger dans la contemplation du mystère de Celui qui est notre paix.»

Suivons donc le Christ, Prince de la Paix, en nous engageant dans le service de la paix par cette prière mariale, dont l’orientation est christologique et le caractère évangélique.

Lecture de la Bible

Lecture de l'Évangile du dimanche : 20h salle St Jean. Prochaine rencontre lundi 19 octobre.
 

Pastorale des Jeunes

Partage d'Évangile pendant la messe : Reprise le dimanche 8 novembre.


Première rencontre de l'éveil à la foi : dimanche 18 octobre, 10h au Fronton. Il sera encore possible de s’inscrire. 


Vie Fraternelle

Conférence : En écho avec "le Temps de la Création 2026", le Relais Laudato Si et l'association Cultures & Société (https://www.cultures-et-societe.fr/) vous invitent à une conférence-rencontre exceptionnelle avec Fabien REVOL, samedi 17 octobre à 15h, salle Saint-Géry à Gradignan.
Le thème proposé : "En quoi la conversion écologique, telle qu'elle est proposée en particulier dans Laudato Si, est-elle une nouvelle façon d'habiter le monde ?"
Merci de s'inscrire : cultures.et.societe@gmail.com.
Libre participation aux frais.

Le nouveau service “Faire pousser des fleurs” va commencer : faire pousser des fleurs dans le jardin du presbytère, pour approvisionner nos fleuristes ! Aménagement, bricolage, jardinage (à tout âge !) … une bonne occasion de servir dans l’esprit de l’encyclique du pape François "Laudato Si". Se signaler au secrétariat du presbytère.


Semaine missionnaire mondiale : la quête de ce dimanche sera reversée pour les œuvres pontificales missionnaires.

Le mouvement de l'ACI (Action Catholique des Milieux Indépendants) de Gironde organise le 22 octobre 2026, une soirée autour de l’encyclique « Magnifica Humanis » en présence de Monseigneur James.
Maison St Louis Beaulieu à 18h : Célébration eucharistique puis présentation de l’encyclique « Magnifique humanité ». Les propos de notre pape nous interrogent : que voulons-nous construire dans nos vies au milieu de ces bouleversements numériques ?  
Nous partagerons ensuite entre nous autour de ces questions.
Enfin nous clôturerons par un « pot de l’amitié ».

Un homme-Roi invite aux noces de son fils / Mt 22, 1-14 / Une homélie


   Un homme-Roi invite aux noces de son fils, alors il invite ses familiers, ses proches, ceux et celles qu’il connaît et prépare un repas hors norme avec des bœufs et autres bêtes grasses ! (Pas vraiment végane !) Voilà cette nouvelle parabole de Jésus qui essaye de nous faire comprendre quelque chose du Royaume des Cieux. Mais si le festin de viandes grasses et de vins capiteux pouvaient faire rêver les auditeurs du prophète Isaïe, là les invités se désintéressent de cette invitation et chose curieuse, certains réagissent comme les vignerons de la parabole de dimanche dernier. Ces derniers refusaient de donner le fruit de leur travail au maître du domaine, frappaient les envoyés et même tuaient le fils héritier. 
    Dans ces deux paraboles, une colère fait périr les invités qui ont refusé l’invitation, le festin ne sera pas pour eux comme la vigne sera enlevée à ceux à qui elle avait été confiée. Me vient alors cette parole de Jean le baptiste qui disait aux pharisiens et Saducéens qui venaient se faire baptiser dans le Jourdain : « Engeance de vipère, qui vous a montré le moyen d’échapper à la colère qui vient ? produisez-donc du fruit qui témoigne de votre conversion… (Mt 3, 7-8)
     Alors d’homme-roi reprend son annonce de la noce toute prête et envoie ses serviteurs. Il les envoie hors la ville, à la sortie des chemins nous dit le texte : là où arrivent les lointains, ceux du dehors ! des périphéries nous disait le pape François ! Qu’ils soient bons ou mauvais, justes ou pécheurs, tous sont invités et sont accueillis à la noce du fils de ce roi. Tous pourront être témoins de l’alliance qui est ici célébrée et profiter de ce beau et bon festin. Ce festin effacera-t-il l’humiliation de ceux qui avaient été exclus ? enlèvera-t-il le voile de deuil ? Ces images interrogent me semble-t-il nos liturgies et nos assemblées ! 
    Mais voilà, un personnage de cette parabole vient troubler l’harmonie. Un convive ne porte pas le vêtement de noce et refuse de répondre à celui qui l’appelle : « mon ami !» S’il est bien difficile  de savoir qui il est, nous apprenons par lui qu’il faut porter un vêtement de noce pour rester partager la joie du roi. La parabole  ne nous indique pas l’existence d’un dressing à l’entrée du Royaume mais peut-être que ce personnage n’a pas habillé son cœur de confiance ou de la joie d’avoir été invité et accueilli tel qu’il était. Alors le voilà, rejeté dans la ténèbre du dehors, nous faisant découvrir ainsi que dedans c’est rempli de lumière. Alors me vient ce verset du psaume 138 : « La ténèbre n'est point ténèbre devant toi, la nuit comme le jour est lumière ».  Amen  -

Vincent Garros     

Achetez ! … sans rien payer ? / Mt 22, 1-14 / Une homélie pour la première communion des enfants

 Il y a quinze jours, les enfants qui font aujourd’hui leur première communion étaient réunis au ‘Fronton’ pour une petite journée de récollection. Six enfants et deux mamans. Découverte du texte des pèlerins d’Emmaüs et du récit de l’Institution avec Saint Paul ainsi que des grands temps de la liturgie de la messe. 
    De bons moments de récréations alternaient avec ces différents temps studieux. Si au début, dans la cour ce furent des courses et des ‘cache-cache’, l’après-midi, plus chaude les fit rester dans la salle. Alors un jeu étonnant apparut, de leur invention, auquel ils se donnèrent tous avec une joie évidente aux trois temps de pause jusqu’à leur retour chez eux. Deux tables à distance avec trois enfants chacune, organisés en banquiers, faux monnayeur et vendeurs de richesses. Chaque table s’interpellait avec des ‘Venez acheter !’, ventant leur marchandise.
    Si au début, les boutiques offraient des diamants, petits carrés de papier harmonieusement décorés de bleu ou de vert, de rouge et d’or, d’autres objets vinrent compléter la collection. Parmi ces nouveaux trésors âprement disputés dans des marchandages très drôles, sont apparus une coupe, des hosties, et surtout la clé du bonheur ! Je n’ai pas vu de ciboire ni de calice mais j’observais à distance…
    Les interpellations des enfants entre eux m’a fait penser à un texte très ancien du prophète Isaïe « Vous tous qui avez soif, venez, voici de l'eau ! Même si vous n'avez pas d'argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer. Pourquoi dépenser de l’argent pour autre chose que du pain, et ce que vous avez gagné pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez ! » (Is 55,1-2) Là où le monde monnaye tout, le prophète propose gratuitement ce qui est essentiel à la vie et qui rassasie : la parole de Dieu qui, mieux que le pain, rassasie, travaille à l’Alliance et donne le pardon. 
    Quand au milieu des diamants et autres richesses classiques se mêlèrent des éléments de l’Eucharistie comme la coupe et des hosties et que des échanges s’établirent entre eux, alors me vint cette parabole de Jésus de la perle. « Le royaume des Cieux est encore comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il a et achète la perle ». (Mt 13, 45-46)
    Ce jeu propre à cet âge, inventé en toute liberté, a été pour moi comme une parabole de ce qui se jouait mystérieusement dans le cœur de ces enfants pendant ce temps de récollection. La Parole de Dieu et l’Eucharistie comme des trésors d’une grande richesse. Sont-ils à vendre comme des diamants ou des perles ? mais non, ils ne sont pas à vendre. Le don de Dieu est gratuit ! Les sacrements sont les signes de l’amour gratuit de Dieu pour chacun ! 
    Que chacun de vous, enfants mais aussi vous, les parents, parrain et marraines, frères et sœurs, amis qui accompagnez ces six enfants, désiriez chaque jour un peu plus la Parole de Dieu qui nourrit et réconforte et viviez des sacrements qui travaillent à établir entre tous une plus grande communion par Jésus le Christ. Amen

Vincent GARROS

Pour une écologie de la communication / l'édito

 Extraits de l'Encyclique
 ‘Magnifique humanité’ 
du Pape Léon XIV

137. Le premier devoir qui nous incombe est de ne pas diaboliser ni idolâtrer les outils, mais de les maitriser en partant d'un point d'ancrage : la vérité est un bien commun, et non la propriété de ceux qui détiennent le pouvoir ou la visibilité. Il faut donc promouvoir une écologie de la communication : sur le plan des règles publiques, cela signifie établir des normes qui rendent plus transparentes les logiques selon lesquelles les contenus sont sélectionnés et amplifiés et qui protègent les données personnelles ; sur le plan social et culturel, en revanche, cela implique le renforcement des corps intermédiaires, un journalisme sérieux et des lieux de débat où comptent davantage l'argumentation et la vérification que la réaction immédiate ; du côté de l'école et de la famille, la croissance du besoin d'une nouvelle conscience éducative et la formation à l'utilisation correcte et critique des outils numériques, de l'IA, des plateformes d'achat et d'investissement ; du côté de l'université, le grand défi de l'intégration des savoirs, en formant à la fois à la capacité de relier et de fusionner les connaissances pour appréhender la complexité, et aux techniques de vérification des faits.

138. Même les communautés chrétiennes doivent s'engager à communiquer de manière transparente et à rechercher fidèlement les faits. 

141. Ces dernières années, la littérature psychologique et psychiatrique a mis en évidence avec une insistance croissante comment une exposition précoce et non encadrée aux appareils numériques et aux réseaux sociaux peut avoir des répercussions négatives sur le sommeil, l’attention, la régulation émotionnelle et la vie relationnelle, en particulier chez les plus jeunes, avec des conséquences parfois dramatiques. 142. Dans le même temps, il faut éduquer les enfants, les adolescents et les jeunes afin qu'ils apprennent à reconnaitre les manipulations, à défendre leur dignité et à respecter celle des autres, y compris dans les environnements numériques. 143. L'école est le lieu où les nouvelles générations peuvent apprendre à rechercher et à aimer la vérité, à s'interroger sur le sens de la vie et sur la dignité de chaque personne.

Les sourds et le pape ; des rencontres

     

Nous sommes partis samedi matin pour arriver à Lourdes vers midi. Après avoir déjeuné et installé notre campement, nous avons rejoint le groupe des sourds dans l’une des salles du sanctuaire. Nous avons retrouvé avec joie nos amis, Frère Xavier LOPINET (op), Nelly et bien d’autres.
Après ce temps de retrouvailles, nous nous sommes placé le long du parcours pour attendre le passage du pape.
Vincent, qui est l’un des descendants de Bernadette et qui travaille au sanctuaire, est ensuite allé rejoindre le carré des VIP. Lors de la visite du pape à la grotte, il a eu la joie de lui remettre un cierge que le pape a ensuite allumé. Ce fut un premier moment fort de ce week-end.

Le dimanche, à 7 heures, nous avons retrouvé le groupe. Nous sommes ensuite allés dans la prairie, dans le carré qui nous était réservé. Nous étions très, très bien placés.
Au cours de la cérémonie, trois personnes de notre groupe ont eu la joie d’apporter les offrandes au pape. Pour elles, ce fut un moment particulièrement fort et une grande joie. À la fin de la messe, nous sommes partis rapidement, afin de rejoindre le secteur de la Maison Notre-Dame.
Nous avons croisé Monseigneur JAMES, qui est venu saluer le petit groupe que nous formions. Il était heureux de nous rencontrer et a pris quelques instants pour échanger avec nous.

Puis le responsable du site nous a remis nos passes. Nous avons alors été installés à côté des reporters et des tribunes de presse. On nous avait expliqué que le pape prendrait du temps avec nous et ferait le tour de la place afin de rencontrer les personnes présentes.
Avec un volontaire, nous avons réussi à franchir un barrage humain afin de permettre à Jean d’être placé au premier rang. Finalement, il a pu saluer le Saint-Père. En voyant son regard, nous avons pu mesurer toute sa fierté et toute sa joie. Il était profondément heureux d’avoir vécu ce moment. Pour nous aussi, ce fut un instant particulièrement émouvant de le voir vivre cette rencontre.
 
Ces deux journées à Lourdes auront été riches en rencontres, en émotions, en moments de partage et de fraternité. Entre les retrouvailles avec nos amis, les cérémonies, la rencontre avec le pape et surtout la joie de Jean lorsqu’il a pu saluer le Saint-Père, nous avons vécu des moments forts que nous garderons longtemps dans nos mémoires.

Cédric, Pierre et Jean LHERMITTE