La mort nous convoque, la Vie nous appelle / L'édito


    
Lorsqu'une personne meurt, il n'y a pas de moment plus singulier que celui où, rassemblés autour d'elle, nous célébrons ses obsèques.
 
    À la lumière de la foi, la Vie nous ouvre un chemin. Non pas en effaçant la douleur de la séparation, ni en prétendant expliquer l'inexplicable, mais en nous rappelant que la mort n'a pas le dernier mot.
Car par sa mort et sa résurrection le Christ a ouvert pour nous le chemin de la Vie. Cette espérance n'est pas une conquête humaine : elle est une grâce qui nous est faite, un don que nous recevons et que nous sommes invités à accueillir.

    Face à la mort, nous faisons l'expérience de notre fragilité, de notre impuissance. Nos mots sont souvent insuffisants, nos questions sans réponse.
L’Église nous offre des paroles lorsque les nôtres nous manquent, des prières lorsque nous ne savons plus comment prier, des gestes qui expriment ce que nous portons au plus profond de nous-mêmes. Une Parole de Vérité descend nous rejoindre dans la peine pour nous relever. Le visage tourné vers le Christ, notre regard s'éclaire. La prière de l'assemblée nous rappelle que le deuil ne se traverse pas seul.

    La mort nous convoque, mais c'est la Vie qui nous appelle.
Cet appel trouve sa fondation dans l’unique commandement, source de tous nos engagements : « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »

    Accompagner une famille en deuil, en Église, c'est faire don de son temps pour être auprès de ceux que la séparation éprouve, recueillir ce qu'il y a à entendre et porter fraternellement avec eux un peu de leur peine. Par une présence attentive, par quelques mots partagés, par la prière : autant de petits gestes dont le fruit nous dépasse. C'est aussi témoigner de la foi et de l’espérance chrétiennes, dans un moment où tout peut sembler perdu.

    Cette mission reçue de l’Église peut ainsi devenir, pour ceux qui s'y engagent, une manière de suivre Celui qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie » et de découvrir de quel amour Il ne cesse de nous aimer.

C’est peut-être là que l’Esprit vous attend, n'hésitez pas à venir nous en parler, nous rejoindre …
Paul CREUSOT
et l’équipe d’accompagnement des familles en deuil

Aimons-nous vivants / Accompagner les familles en deuil


Accompagner les morts n’immunisent pas contre l’appréhension de la croiser un jour à notre tour … ce qui ne manquera pas !
Mais notre rôle à nous « accompagnateurs des familles en deuil » est de convoquer la vie en toutes circonstances.

Dans notre échange trop court hélas avec les familles proches des défunts, détectons ce qui exalte, ce qui vibre ou reste tapi dans l’ombre. Reprenons leurs mots, traduisons-les et restituons-les à ceux qui les ont émis pour qu’ils les entendent à leur tour.
Portons sur la famille déchirée une attention respectueuse. notre rôle n’est pas de consoler, le temps seul s’en charge. Restons dans une écoute silencieuse, attentifs à leur souffrance.

Cherchons à cultiver la mémoire du défunt sans craindre que le souvenir des moments heureux n’augmente la douleur de la perte.
Souhaitons-nous que notre enterrement ressemble à une tragédie ou à une ode à la vie ? Qu’il soit une fête en larmes oui bien sûr, mais une fête qui veuille bien rappeler combien dans notre vie nous avons été en vie.

Face à une mort incompréhensible seul un grand mystère comme celui de CROIRE peut tenir.
L’Eglise témoigne de son accueil de tous. Il est bon de respecter la manière de penser de chacun, de prendre soin des sensibilités différentes.
L’Esprit souffle où il veut et c’est à nous de déceler son travail de Vérité dans les personnes que nous rencontrons, même quand elles se disent éloignées de l’Église.
Il arrive qu’à la fin de nos célébrations nous voyions l’assemblée repartir apaisée, dans l’espérance de la résurrection socle de notre Foi.

Le rite du «dernier adieu » vient acter la séparation définitive d’avec la personne aimée, mais sommes-nous certains que vie et mort soient hermétiquement séparées ? N’emportons-nous pas nos morts partout avec nous ? Ils nous habitent, ils nous éduquent ils nous transforment et nous font grandir…
Vie et mort sont intrinsèquement mêlées…
Ensemble ! AIMONS-NOUS VIVANTS !

Rejoignez-nous vite dans ce Service stimulant ...
Annie MONTEMONT
Et l'équipe d'accompagnement des familles en deuil 

Les annonces

Prières et Sacrements

Prions pour nos frères et sœurs : 
Les défunts : Guillemette BERNON.

Messe avec les familles des défunts de l'année, samedi 7 novembre à 18h et dimanche 8 novembre à 10h.
 
Messe avec les anciens combattants : mercredi 11 novembre à 10h.

Catéchuménat des enfants et des adolescents : rencontre du groupe Carlo Acutis jeudi 12 novembre 19h salle St Jean.

Collecte au profit du Secours Catholique : samedi14 et dimanche 15 novembre.


Ordinations diaconales en vue du Presbytérat de Landry BOGNON et Benoit DESCHAMPS, dimanche 15 novembre à 16h, cathédrale de Bordeaux.

Lecture de la Bible

"Conter la Bible" : jeudi 12 novembre à 14h, salle St Jean

 

Pas à pas dans la Bible: rencontre dimanche 15 novembre à 18h salle St Jean. Lecture de la guérison d’une femme et d’une enfant, (Marc 5, 1-43), suivie d’un repas partagé.

 

Lecture de l'Évangile du dimanche : 20h salle St Jean. Prochaine rencontre lundi 16 novembre.

Pastorale des Jeunes

Collège :
Les 6° 5° se retrouvent samedi 7 novembre à 18h salle St Jean

Catéchisme : rencontre dimanche 8 novembre de 9h à 10h et lundi 9 novembre de 17h15 à 18h15

Lycéens : vendredi 13 novembre à 19h à l’église puis au Fronton.

Éveil à la foi : dimanche 15 novembre à 10h salle St Jean, puis visite de l’église pour les enfants.

Vie Fraternelle

"Croire et Comprendre" : vendredi 13 novembre, 19h salle St Jean.

Ménage de l'Eglise : lundi 9 novembre. Venez aider dès 14h si vous le voulez. Petit temps de prière à 15h.
 
Nettoyage de la tribune de l'église : samedi 14 novembre de 9h à 12h. Venez avec vos aspirateurs, et vos masques.
 

Théâtre/Spectacle Solidarité : vendredi 13 novembre au Solarium, l’association Autour d’une Crêpe organise une soirée théâtre d’improvisation et Stand-Up au profit de l’association ‘La Maison d'Elizabeth à Bordeaux’. Ouverture à 18h45 (possibilité de diner sur place), spectacle à 20h15. Prix d'entrée : 3 € + un produit d'hygiène

Vie diocésaine

Rassemblement Régional organisé par l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture) : samedi 7 novembre.
 15h Conférence de Guy Aurenche « Où en sont les droits humains face à   l’état du monde ?
20h30 Concert d’Emmanuelle Troy Musique de la méditerranée à la Mongolie, via la route de la soie) 
Sœurs de la Sainte Famille, La Solitude- 29, route de la Solitude - MARTILLAC

DEUXIÈME APPEL AU DENIER DE L’ÉGLISE
Le Denier de l’Église représente un tiers des ressources du Diocèse. Il permet à notre diocèse de prendre en charge les salaires des laïcs et de contribuer au traitement des prêtres et des séminaristes. Alors, jeunes ou moins jeunes, donateurs réguliers ou non, n’oubliez pas que jusqu’au 31 décembre 2026, votre don au denier est encore déductible de vos impôts à hauteur de 66 % de son montant.
Il n’y a pas de petit don : chaque don compte ! rendez-vous sur le site de don en ligne sécurisé du diocèse : donnnons-bordeaux.catholique.fr


Des enveloppes avec toutes les informations complémentaires sont toujours disponibles, sur le présentoir au fond de l’église.
Merci pour votre soutien !

Pièce de théâtre « Pardon ? »
Comment construire sa vie d’adulte après avoir été victime, enfant, d’abus sexuels de la part d’un prêtre ? C’est le thème de cette pièce autobiographique, écrite et interprétée par Laurent Martinez et trois acteurs.
Mardi 10 novembre à 20h, Maison paroissiale La Source Saint-Amand (173, avenue Louis Barthou – 33200 Bordeaux). Parking sur place. Entrée libre avec participation aux frais à l’issue de la représentation. Réservation en ligne

Projection du documentaire « Carlo Acutis, Un saint pour notre temps »
Un moment de découverte et de réflexion autour d’une figure lumineuse de notre temps. Samedi 14 novembre, 10h30, Mérignac Ciné, 6 Place Charles de Gaulle.

Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu / Mt 5 1-12 / Une homélie

 Lorsque j’ai préparé cette homélie, j’ai pensé à la rencontre de préparation des adultes au baptême que nous proposons autour du thème des « béatitudes ». Pendant la rencontre, nous lisons le texte de l’Evangile des béatitudes, exactement celui que je viens de lire. Puis nous demandons aux catéchumènes de choisir une béatitude et de justifier leur choix.

Ainsi certains choisissent leur béatitude en fonction de ce qui invite à être heureux, par exemple : « aujourd’hui je me sens pauvre de cœur ». D’autre choisissent par rapport à la conséquence : « car le royaume des Cieux est à eux. », ils aimeraient avoir le royaume des cieux.
Dans le même esprit, je me suis demandé quelle béatitude choisir pour aujourd’hui. Rapidement mon choix s’est porté sur : « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. »
Heureux les artisans de paix.
Une vraie joie, une joie véritable se ressent quand on agit en artisan de paix.
Être artisan de paix c’est pouvoir se délivrer de la colère qui vient en moi, comme une vague furieuse.
Être artisan de paix c’est pouvoir être délivrer de la colère du monde qui vient comme me submerger.
C’est pouvoir comprendre et lire dans les colères ce qui est légitime, l’injustice qui les fait naître.
Être un artisan de paix à la manière de saint François d’Assise qui priait ainsi : « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. ».
Savoir me dessaisir de mes propres intérêts. Laisser le Seigneur agir en moi sans contrainte.
Me mettre comme saint François à l’écoute du Christ qui, chaque fois, qu’il apparait à ses apôtres après sa résurrection, dit : « La paix soit avec vous ! »

Ils seront appelés fils de Dieu.
Nous voudrions vivre en fils de Dieu. Fils de Dieu, nous le sommes depuis notre baptême, c’est une certitude.
Mais en vivre chaque jour, c’est autrement plus compliqué.
Vivre en baptisé c’est être à l’écoute de la parole de Dieu de manière quotidienne.
Vivre en baptisé c’est discerner la présence de Dieu dans les signes du temps présent.
Être fils de Dieu c’est toujours garder l’Espérance en soi. Garder la joie de l’artisan de paix chevillée au corps comme une présence ravivée à notre baptême.
Être fils de Dieu, c’est toujours se rappeler que Jésus est venu pour nous dire que Dieu nous aime. Il nous aime d’un amour inconditionnel, toujours prêt à pardonner pour qui se tourne vers lui et se fait pénitent.

En conclusion, j’ose dire que nous les baptisés en tant que frères de Jésus Christ nous sommes fils de Dieu.
Et renversant la béatitude ; puisque nous sommes appelés fils de Dieu, nous sommes des artisans de paix. Alors n’ayons pas peur de cette responsabilité, agissons en artisans de paix.
Pour terminer, si nous devenons frères en Jésus Christ à notre baptême, nous devenons également saints. Alors pour cette fête de la Toussaint, en communion avec le pape Léon XIV qui nous a dit : « Vous êtes les saints de France », je voudrais nous souhaiter une bonne fête :

BONNE FÊTE A NOUS TOUS LES SAINTS D’AUJOURD’HUI !

Amen !
Dominique Bourgoin, diacre.

Chemin (bien)faisant vers Compostelle

 Pour la 3ème année, un groupe de lycéens du doyenné ‘Bordeaux-Sud’, a marché une semaine sur le chemin de St Jacques de Compostelle. Cette année, nous sommes partis de LOGROÑO et arrivés à BURGOS. Chaque jour, après le partage des intentions de prière confiées par des paroissiens et nos familles, notre marche débutait à l’aube. Une pause, au bout de quelques heures, nous permettait d’allier nourriture matérielle (banane le plus souvent) et nourriture spirituelle. Notre thème de réflexion était de construire une pyramide de Maslow pour les chrétiens.
À la base de la pyramide, les besoins vitaux (manger, dormir) qui peuvent être source d'anxiété s’ils viennent à manquer. Pour les chrétiens cela devient l’abandon à la Providence où Dieu subvient à nos besoins par les dons de la nature par exemple (en effet, la nourriture est abondante en automne sur le bord du chemin : raisin, noix, amande…). Le stress quotidien de la recherche d’un gîte a peu à peu fait place à la confiance, nos pas nous portant parfois quelques kilomètres plus loin pour enfin poser notre sac.
La Sécurité est le 2ème étage de la pyramide : la recherche d’un environnement stable et confortable est remise en cause pour suivre le Christ qui nous sort de nos habitudes pour se mettre en route en abandonnant le confort de nos foyers et de nos certitudes.
L’Appartenance à un groupe et le besoin d’Amour correspondent au 3ème étage. Pour les chrétiens, l’Église est une grande famille où de nombreux groupes se superposent (aumônerie, paroisse, …) offrant autant d’expériences de vie fraternelle. A ce propos, l’accueil au gîte paroissial de GRAÑON restera une expérience jacquère authentique, avec la mise en commun de la nourriture pour préparer le repas avant la messe. Puis le souper sur des grandes tablées avec des pèlerins de toute l’Europe. Enfin, une prière à la lueur des bougies, sur la tribune de l’église où furent échangés des prières, des chants et la fameuse accolade fraternelle en guise de tampon de la crédenciale.
Chez Maslow, le 4ème étage est celui de l'estime de soi (réussite, reconnaissance sociale…). Pour le chrétien, cette valeur personnelle se déploie dans le don de soi, où chacun découvre et fait grandir ses charismes au service du bien commun. Ce fut l’occasion de réfléchir aux services auxquels nous pourrions participer dans nos paroisses : liturgie, accueil, fleurissement, catéchèse…
Le sommet de la pyramide correspond à l’accomplissement personnel (exprimer au mieux son potentiel et réaliser ses désirs). Pour un chrétien, ça devrait être l’accomplissement de la volonté du Père et la recherche de la sainteté. Trouver sa vraie place dans la vie : sa vocation, source de paix et de joie. Bref, on avait matière à discuter en marchant au fil des 125 km parcourus.
Providence, simplicité, fraternité, entraide, accomplissement… c’est l’expérience de notre bout du Chemin.

De la colère / Mt 22, 34-40 / Une homélie


      
J’ai été sensible à cette phrase de Paul dans sa lettre aux chrétiens de Thessalonique : « Vous êtes convertis à Dieu en vous  détourant des idoles afin de servir Dieu vivant et véritable, afin d’attendre des Cieux son Fils ressuscité d’entre les morts, Jésus qui nous délivre de la colère qui vient ! »

        D’abord à cause de ce mot de colère que nous entendons ces jours-ci autant de la part des lycéens, des étudiants, des agriculteurs, des artisans mais aussi de ceux et celles dont les commerces ou les établissements ont été ravagés ou pillés. La colère engendre la colère et fait le lit des dictatures.

        Jean-Baptiste avait interpellé les habitants de Jérusalem qui venaient à lui pour se faire baptiser par lui dans le Jourdain : « Qui vous a montré le chemin pour échapper à la colère qui vient ? » Ici aussi Paul parle d’une colère qui vient mais surtout de Jésus qui nous en délivre !

        Oui, une colère vient mais vient-elle de Dieu ? Si nous écoutons attentivement : la réponse est NON ! Ce que nous révèle Isaïe c’est un Dieu qui écoute le cri des immigrés opprimés ou des veuves et des orphelins accablés ou encore de celui du pauvre à qui on a retiré le minimum vital ! si une colère est annoncée c’est en menace pour ceux et celles qui ne se laissent pas toucher par ceux qui souffrent, victimes de systèmes économiques ou relationnels mortifères ! Jésus va plus loin encore en révélant un Dieu qui aime et qui nous invite à aimer comme Dieu, son père et notre Père.

        Il nous faut donc comme les Thessaloniciens nous convertir, tourner le dos aux idoles, ces faux dieux ou plutôt ces fausses idées que nous avons de Dieu ! Devenons athées ! athées des faux dieux ! Rejetons l’idée que Dieu est un dieu qui juge avec les mêmes critères que nous, qui se met en colère avec la violence aveugle qui détruit tout pensant ainsi pouvoir tout refaire à neuf ! Rappelons-nous le récit du déluge : c’est de cela que ça parle. Dieu annonce en fin de récit : « Je ne maudirai plus jamais la terre à cause de l’homme… plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme je l’ai fait ! » (Gn 8, 21).

        Servir Dieu désormais et attendre le Fils ressuscité qui vient ! Maranatha !
Que notre louange s’élève, que notre prière et nos actes solidaires accompagnent nos paroles pour travailler à la justice et à la paix.
Il n’y a pas de paix sans justice ! Amen

Vincent Garros