Forum du dimanche 27 - Aux Captifs la libération / l'édito
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(Les enfants se préparent dimanche 27 septembre au Fronton.)
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Messe de rentrée - Dimanche 4 octobre
Parce que personne ne nous a embauchés / Mt 20 1-16 / Une homélie
Ce dimanche, nous apprenons que le royaume des cieux est comparable à une entreprise qui est injuste. Elle rémunère à la même hauteur, ceux qui ont peiné une journée de travail à la vigne, et ceux qui se sont contentés d’une petite heure de travail ! Les derniers embauchés ne sont même pas fatigués, aucune auréole de sueur ne souille leur vêtement et ils reçoivent la même rétribution que les premiers embauchés ! Où est la justice dans cette affaire !
Or, Jésus, ce dimanche, nous enseigne par sa parabole que le royaume des cieux n’est pas comparable à une entreprise. La loi, la justice qui y sont appliquées ne se basent pas sur le mérite, la quantité ou le rendement.
En ce lieu, le royaume des cieux, la justice de Dieu s’applique. Il s’agit d’une justice qui se fonde sur la dignité, le besoin et la grâce. Dieu ne donne pas au prorata, il donne en totalité.
Nous pouvons nous poser la question suivante : pourquoi ces ouvriers n'ont-ils pas travaillé plus tôt ? La réponse dans l’Evangile est poignante : « Parce que personne ne nous a embauchés. »
On découvre que ce ne sont pas des paresseux. Ce sont tout simplement des oubliés du système.
Ce sont peut-être des personnes qui ne sont pas adaptés à des règles soumises au mérite, à la quantité ou au rendement.
Or, le maître de la vigne, celui qui règne sur ce royaume ne supporte pas que des personnes restent sur le bord du chemin sans utilité ni dignité. L'appel à la dernière heure montre que pour Dieu, il n'est jamais trop tard.
Pourquoi n’ont-ils pas répondu dès la première heure ? Une infinité de raisons justifie cela sans pour autant porter un jugement négatif.
Peut-être ne se sentaient-ils pas suffisamment qualifiés pour répondre à l’invitation ?
Peut-être sont-ils arrivés avec retard sur le lieu de l’embauche ?
Peut-être étaient-ils distraits au moment de l’appel et ils ne l’ont pas entendu ?
Peut-être ont-ils un handicap qui les empêchent de tenir debout toute une journée de travail ?
Bien d’autres états expliquent pourquoi ils n’ont pas répondu dès le matin.
Le denier reçu pour une heure de travail, les rétablit dans leur dignité, il efface ce qui pourrait les stigmatiser.
Qu’importe la valeur intrinsèque de la pièce d’argent, l’important c’est qu’ils sont reconnus dans leur dignité à l’égal de ceux qui ont travaillé toute la journée.
Cette parabole entre en résonance avec celle du bon larron dans l’évangile de Luc au chapitre 23. Il est une illustration concrète de l'ouvrier de la onzième heure. Cet homme, condamné à mort, converti dans les derniers moments de sa vie, reçoit la même promesse du Royaume que les apôtres qui ont tout quitté depuis le début : « Aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis ».
Et nous, comment nous situons-nous devant la parabole des ouvriers de la onzième heure ?
Les médias rappellent sans cesse la volonté politique de combattre les fraudeurs à l’assurance maladie, à l’assurance chômage, nous promettant de récupérer une manne financière importante.
Toutes ces informations nous invitent à la logique du mérite, de la quantité ou du rendement.
Voilà pourquoi ce texte choque nos critères humains de justice, et c'est pourtant là que réside le cœur du message.
Dieu ne donne pas au prorata, il donne en totalité et la justice de Dieu se base sur la dignité, le besoin et la grâce.
Le
Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu’il
fait.
Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,
de tous
ceux qui l’invoquent en vérité.
Amen !
Dominique Bourgoin, diacre.
Les églises de Maisonnées - L'édito
Pardon des péchés - Remise des dettes /Mt 18 21 35/ Une homélie
Quand Pierre demande à Jésus "Combien de fois dois-je pardonner à mon frère ?" Jésus va lui raconter une parabole qui raconte une remise de dette. Dans les deux expressions, c'est le même verbe qui est utilisé. Pardonner et remettre la dette. Qu'est-ce donc que ce pardon qui remet une dette ?
Quand nous disons la prière du Notre Père : nous disons "pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés !" (Mt 6,12) le texte d'origine dit "Remets-nous nos dettes comme nous avons remis à nos débiteurs". Pardonner et remettre la dette, c'est pareil !
La parabole de Jésus montre à l'évidence la différence d'attitude des personnages face à leur débiteurs. Le premier est pris aux entrailles devant l'imploration de son créancier et pas le second. L'expression "être pris aux entrailles", nous la retrouvons ailleurs dans les évangiles notamment dans la parabole du Bon Samaritain (Lc 10,33). Cette émotion est si forte que le corps éprouve comme une douleur qui bouleverse et provoque une attitude de compassion : l'autre que j'ai devant moi est un petit, un frère, je ne peux pas le laisser comme ça,
Quoi que dans le Notre Père, nous demandons au Père qui est dans les Cieux de nous remettre les dettes, c'est bien lui, le Père du Ciel, qui le premier, comme dans la parabole a remis notre dette.
Aussi grande soit-elle, elle nous sera remise si nous en faisons la demande. Alors demeurent les questions : Avons-nous une idée de notre dette envers Dieu ? Quelles sont les dettes que nous avons accumulées envers nos frères, jours après jours comme des choses que l'on a prises sans payer ? leur temps, leur affection, leur tendresse, leur disponibilité, bref, la vie qui nous est donnée dont nous nous plaignons de n'avoir jamais assez...
En avons-nous quelque contrition ?
Seigneur Christ, tu es venu dans le monde non pas pour juger le monde mais pour que le monde soit sauvé. Tu nous révèles que Dieu a tant aimé le monde qu'il en a été ému aux entrailles et remets les dettes. Donne-nous un cœur capable de s'émouvoir afin de pardonner jusqu'à 70 fois sept fois. Amen
Vincent GARROS




