Joyeuses Pâques !! 

Les annonces de la semaine

Prières et Sacrements
Prions pour nos frères

La baptisée de pâques : Antoine DARFEUILLE, Whitney MEUCHE, Alexia LAVIGNE, Chiara MURCIA, Willow GAY, Étan BONO BOUTESELLE, Lola BRUGUERA ROBY, Anaïs HAMMANI, Owen HOMAWOO, Amaïa GOURG

La semaine passée nous avons célébré les obsèques de Jean BRAUSSAUD et Laure OUZLIG.

Les obsèques de la semaine prochaine : Liliane COSTA, jeudi 9 avril à 15h.


Prier l'Evangile avec Marie : le groupe de Francine Lebrun se réunit le 10 avril à 15h30 chez Isabelle COUTOU.

Chapelet et prière pour la Paix : mardi 7 avril à 19h à l’église.
 
Préparation des messes du mois de mai : réunion jeudi 9 avril à 20h30 salle St Jean.
 
Messes dans les maisons de retraites : jeudi 9 avril à la Villa Gabriel et vendredi 10 avril à Douceur de France.
Lecture de la Bible

Lecture de l’évangile du dimanche  :Lundi 6 avril à 20h salle St Jean

Vie fraternelle

Proposition de regroupement d'abonnements "prions en Eglise"

Grâce à ce dispositif, les paroissiens peuvent bénéficier d’un tarif avantageux : 38,25 € au lieu de 59 €, simplement en se regroupant pour s’abonner. Cette offre est accessible à partir de quelques participants.

Même si votre abonnement est en cours, vous pouvez contacter le secrétariat.

Veillée Pascale / Mt 28 1-10 / Une homélie


Ce matin, aux premières lueurs du jour, le premier jour de la semaine, deux femmes se rendent au tombeau pour le regarder. Elles se sont levées tôt pour regarder le sépulcre. Qu’y avait-il à voir sinon une pierre ?
Quoi de plus naturel. Nous-même, n’allons-nous pas sur la tombe de nos parents, de nos amis pour nous recueillir, pour prier ?
Certainement, ont-elles le cœur lourd. Elles trainent leur tristesse en se remémorant les événements qui ont conduits à la mort de Jésus. Elles avancent avec peine, laissant apparaitre leur amertume. Les larmes ont laissé des sillons sous leurs yeux.

« Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre » comme pour les réveiller. Elles sont secouées comme pour faire tomber le manteau de tristesse qui les enveloppe. Elles sont remuées comme pour les préparer à ce qui va se passer.

Elles vont sans transition passer de la douleur de la mort d’un proche à la joie immense de la vie. L’ange parait. Il ouvre le tombeau en roulant la pierre. Il leur annonce la résurrection de celui qu’elles aiment.

Chers catéchumènes, vous êtes pour nous, semblables à cette joie qu’éprouvent les deux femmes qui se rendent tôt le matin au tombeau et constatent la résurrection du Christ.

Dans un instant, vous serez plongés dans l’eau, comme pour mourir à votre ancienne vie et vous émergerez comme pour renaître de la vie nouvelle.
Votre joie sera immense. Vous connaîtrez dans votre chair la vie du ressuscité.
Votre joie sera la nôtre. Elle réveillera en nous le souvenir de notre propre baptême.

Chers catéchumènes, merci pour ce chemin qui vous conduit à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne dans la nuit de la résurrection. Cette nuit vous inaugurez votre vie nouvelle dans le Christ.

Chers catéchumènes, merci de nous donner à voir les prémisses de notre résurrection en recevant l’eau de votre baptême.

Et notre joie sera immense et nous pourrons annoncer : « Alléluia, Christ est ressuscité ! »

Chers catéchumènes, cette nuit tout commence pour vous. Vous avez entendu la double invitation de l’ange et de Jésus-Christ lui-même : « et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez. »
La Galilée, c’est le lieu où le Christ nous attend tous, nous qui sommes ses disciples.
Alors tous, joyeusement, prenons le chemin de la Galilée, l’Esprit-saint nous accompagne. Et en chemin, ne nous lassons pas de proclamer : « Alléluia, Christ est ressuscité ! »
 
Amen !
Dominique Bourgoin, diacre.

Vendredi Saint / Tout est accompli / Une homélie

Au pied de la croix, une épouse et une femme de la ville de Magdala, toutes deux appelées Marie. Puis des personnages sans nom ; étrangement : la mère de Jésus accompagnée de sa sœur ainsi qu’un disciple, le disciple aimé. Ajouté au lien familial du sang, Jésus invite à un nouveau lien entre celle qui lui a donné naissance et cet homme qui l’accueillera dans sa maison comme une mère. Tout est accompli ! De nouveaux liens sont instaurés au-delà des liens du sang : une communion que l’assemblée des croyants célébrera désormais.

Deux hommes, Nicodème et Joseph d’Arimathie disciples en secret : portent Jésus dans un tombeau neuf et le déposent là. Tout est accompli ! Voici l’ultime parcours de l’Incarnation. De la crèche au tombeau, le Verbe a parcouru les routes de Palestine et même au-delà pour visiter alors le lieu des morts.

Dans notre Credo, nous proclamons : « il est descendu aux Enfers ».

Voici maintenant ce temps du grand silence, celui que vivent non seulement nos défunts mais ceux et celles qui sur notre terre ne sont pas entendus, ceux qui ne peuvent plus dire leur souffrance, un vide les creuse.

Voici maintenant le temps où descend dans les ténèbres le Verbe. Lui qui est la vraie lumière venue dans le monde. La lumière vient illuminer ceux qui gisent dans l’ombre de la mort.

Permettez-moi de m’inspirer de Maurice BELLET [La traversée de l’en-bas Bayard 2005 p.156] pour finir par cette prière :

Ô toi, mon frère, ma sœur, où que tu sois,

si profond soit l’en-bas que tu peines à traverser,
si dure la déréliction que tu éprouves,
si humiliant ton vice, ton péché
si triste et sans but, la vie qui te reste à finir de vivre,
garde en l’espace le plus secret de ton cœur,
là même où tu ne sais pas,
garde un peu de cette lumière.
Le Christ y est venu ! Amen
Vincent Garros

Jeudi Saint / Jn 13 1-15 / Une homélie


Nous nous avançons pour manger le pain rompu, et le Christ se saisit de nos pieds.
Nous venons lui présenter nos cœurs, et le Christ semble préférer nos pieds.
Nous voulons lui présenter une âme sans tâches, et il regarde nos pieds.
Nous imaginons être tout petits pour le recevoir, et c’est lui qui tombe à nos pieds.
Nous croyons faire preuve d’humilité, et c’est lui qui se met à nu.

Eucharistie et lavement des pieds, unis dans l’heure du plus grand amour.
L’amour « jusqu’au bout ».
Eucharistie et lavement des pieds pour dire la même chose, pour la participation au même repas, pour entrer dans le même événement. : avoir part avec Lui.
Deux gestes aussi incompréhensibles l’un que l’autre. Car « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » L’Eucharistie comme le lavement des pieds c’est à comprendre plus tard, il nous faudra la patience du « plus tard »… Pour le moment, le Christ ne nous demande pas de comprendre, il nous demande de nous laisser faire, de nous laisser saisir. Car en tout cela, nous ne sommes pour rien.

Nous ne sommes pas aimables, il n’a aucune raison de nous aimer, et il nous aime jusqu’au bout… et le bout de son amour, ça ne sera pas demain sur la croix, ça ne sera pas dimanche devant le tombeau vide, le bout de son amour, c’est ce soir…
Nous ne sommes pas aimables, et il fait de nous son corps, pas le corps de Jésus, le corps du Christ, le corps du Royaume.
Nous nous croyons propres, certains ont même l’audace de se croire sans péchés, et il met ses mains sur notre crasse, il nous lave… lui, nous lave.

Alors nous, que devons-nous faire ?
Consentir, nous laisser faire, nous laisser aimer. Nous taire et nous laisser aimer.
Et arrêter nos petits cinémas de piété, nos petits théâtres de pseudo-respect, tout cela est orgueil, tout cela est mise en scène.
Ne plus refuser que le Corps du Christ, maître et Seigneur, soit désormais en nous, que nous en soyons ses membres.
Ne plus vouloir que ce corps reste extérieur à nous, qu’il reste dehors, bien coincé dans son tabernacle, bien enfermé à double tour derrière sa porte qui nous préserve de sa présence.

Que devons-nous faire ? Ne plus refuser de lui donner nos pieds, nos pieds sales, salis par nos chemins de tristesse.
Accepter son pain dans nos bouches et dans nos corps.
Laisser ses mains sur nos pieds.
Laisser le maître et Seigneur à genoux devant notre nullité
Accueillir la caresse

Maintenant, certains vont se faire laver les pieds devant nous. Ils se feront laver les pieds pour nous, en notre nom, ils représentent chacun de nous.Ouvrons nos yeux, et retrouvons la stupeur qui devrait nous saisir devant ce geste.
 
Et puis, cette nuit, nous serons invités à veiller, pour demeurer dans la stupeur.
Prenons cette nuit comme l’occasion de repenser à cet amour
Prenons le silence de la nuit pour interroger cet amour
Pour que demain matin, nous venions chanter les laudes tout surpris d’être aimés
Pour que demain soir, nous soyons stupéfaits devant le bois de la croix
Pour que nous soyons noyés dans la grande nuit de samedi
Et pour que dimanche matin, enfin, nous soyons anéantis d’avoir été aimé
jusqu’au bout.    

╬ Amen
Sylvain diacre

Rameaux / Une homélie

Frères et sœurs dans le Christ, nous voici au terme de ce temps du Carême et au début de la Semaine Sainte. Aujourd’hui, nous avons écouté la Passion selon saint Mathieu et vendredi nous vivrons de la Passion selon saint Jean. Deux récits en quelques jours, de rédacteurs différents qui portent les témoignages d’hommes et de femmes qui, il y a plus de 2000 ans se souviennent de Celui en qui ils ont reconnu l’Envoyé de Dieu, l’unique engendré du Père, venu dans le monde pour que le monde soit sauvé.

Avec des mots de tous les jours, ils ont fait le récit de cette arrestation illégale, de ce procès bâclé où la loi de Moïse n’a pas été respectée, de ces violences et humiliations jusqu’à la crucifixion.

Aujourd’hui, nous fêtons l’entrée de Jésus, simplement assis sur la monture des gens du pays. Des hommes, des femmes, des enfants le reconnaissent et l’acclament. Ils se souviennent de ce Galiléen qui a guéri l’aveugle à Siloé, le paralysé de la piscine de Bethesda, l’aveugle né et tant d’autres ! Ils se souviennent de ces paroles fortes sous les colonnades du Temple, prenant le parti des plus humbles, des enfants, des lépreux. Ils se souviennent de ces débats avec les pharisiens et les scribes jusqu’à ce jour où il avait chassé les marchands du Temple ! Ils avaient été touchés par ses paraboles et ses encouragements pour ceux et celles que la loi de Moïse mettait à l’écart, invitations à se lever et poursuivre humblement la marche en présence du Seigneur.

Comme il y a 2000 ans, nous voilà, rameaux à la main. Ce geste qui peut paraitre dérisoire porte en lui une grande signification. Ces jeunes branches vertes évoquent la vie qui renait au printemps. Ces rameaux, bénis, seront ensuite apportés dans nos maisons pour accompagner un crucifix ou bien déposés sur la tombe d’un proche. Ces gestes portent en eux notre humble foi dans le Christ Jésus et notre grande Espérance en la résurrection.

Aujourd’hui, avec nos rameaux à la main, nous avons chanté ‘Hosanna’ qui dans la langue de Jésus signifie, ’Viens sauver’. Oui, Seigneur Jésus, toi, le Christ, Viens sauver le monde !

Et chaque dimanche, à la messe, plein d’espérance, nous redirons : ‘Hosanna, le Ciel et la terre sont remplis de ta gloire ! béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur’ Hosanna ! Amen.

Vincent Garros

Célébration pénitentielle / Deux méditations

 "L'arbre de la Croix indique le passage"

Luc 19, 1-6

01 Entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.
02 Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche.
03 Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.
04 Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là.
05 Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »
06 Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie.

Zachée monte-t’il sur l’arbre parce qu’il est petit ? L’excuse est aisée. Zachée se cache dans l’arbre. Il est comme enfermé dans son péché. Zachée se positionne en hauteur pour éviter le mépris qu’il ressent venant de la foule. Il se sent regarder de haut par ses concitoyens.

Alors « Jésus leva les yeux. » Jésus lève les yeux sur Zachée. Il lève les yeux sur le collecteur d’impôt qui s’enrichit sur le dos de ses concitoyens.

Jésus ne porte pas un regard condescendant sur Zachée le pécheur. Il lève le regard vers lui et déjà, il y a comme un germe de pardon. Jésus ne demande pas à Zachée de descendre. Jésus ne prononce pas de reproches. Il lève les yeux et ainsi révèle la dignité en Zachée. Zachée celui qu’on regarde de haut reçoit le regard de Jésus qui le relève.

Quand, nos fautes nous rapetissent. Quand la honte nous emprisonne et nous pousse à nous cacher. Jésus lève les yeux sur nous et notre péché se révèle à nous, nos manques d’amour, notre égocentrisme.

Et Jésus, nous appelle par notre nom, comme Zachée, nous sommes connus, nous sommes reconnus.

L’appel de notre nom nous invite au mouvement. Il nous invite à descendre de nos certitudes. Il provoque notre conversion.

Jésus lève les yeux sur moi. Jésus m’appelle. Jésus m’invite au pardon.

Seigneur Jésus,
toi qui as levé les yeux sur Zachée,
lève ton regard sur moi.
Seigneur Jésus, viens me rejoindre,
là où je me cache
là où j’ai honte.
Seigneur Jésus, donne-moi le courage de descendre,
et la joie de t’accueillir chez moi.
Dominique

Ezéchiel 31

01 La onzième année de la première déportation, le troisième mois, le premier du mois, la parole du Seigneur me fut adressée :
02 « Fils d’homme, dis à Pharaon, roi d’Égypte, et à sa multitude : À qui te comparer dans ta grandeur ?
03 Voici : un cèdre du Liban avait une belle ramure, des branchages produisant de l’ombre, et une taille si élevée que son sommet était au milieu des nuages.
04 Les eaux l’ont fait grandir ; l’Abîme qui lui a donné de croître faisait couler ses fleuves autour du lieu où il était planté, et dirigeait ses canaux vers tous les arbres de la campagne.
05 Ainsi sa taille était-elle plus élevée que celle de tous les arbres de la campagne, ses surgeons s’étaient multipliés, ses branches, allongées, grâce aux eaux abondantes qui coulaient vers lui.
06 Dans ses rameaux nichaient tous les oiseaux du ciel, sous ses branches toutes les bêtes sauvages mettaient bas, et à son ombre habitaient de nombreuses nations.
07 Il était beau par sa grandeur, par l’ampleur de son branchage ; ses racines s’étendaient jusqu’aux eaux abondantes.
08 Les cèdres ne l’égalaient pas dans le jardin de Dieu, les cyprès n’étaient pas comparables à ses branches, ni les platanes à ses rameaux ; aucun arbre dans le jardin de Dieu ne lui était comparable en beauté.
09 Je l’avais rendu beau par l’abondance de ses branches ; tous les arbres d’Éden, dans le jardin de Dieu, le jalousaient.
10 C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur Dieu : Parce qu’il a haussé sa taille, parce que son sommet atteint les nuages, que son cœur s’est élevé avec orgueil,
11 je le livre aux mains du tyran des nations qui le traitera selon sa méchanceté. Je l’ai chassé.
 
 

 

 Planté sur l’abîme, mon péché grandit.

Ce qui l’irrigue et le nourrit, c’est l’orgueil.
L’orgueil en source inépuisable.

Ses racines se fortifient, son tronc s’élève, ses branches de déploient.
Il envahit tout, prend toute la place, fait de l’ombre à tout.
Mais moi, je ne le vois pas.
Ou plutôt, je crois qu’il est là depuis toujours,
qu’il est désormais impossible de l’abattre.

Et me voilà partagé :
D’une part la terreur de le voir basculer,
car pourrais-je survivre à sa chute ?
Quels dégâts va-t’elle entraîner ?
Que vais-je faire de tout ce ciel dégagé ?
Et d’autre part, on s’habitue à tout…
et même, au fond, j’ai appris à vivre avec… et pas si mal.
Il fait bon vivre à l’ombre de son péché…
On s’arrange
On attend
Et à force d’attendre, on ne le voit plus…
Immense, planté là, multipliant ses repousses…
Il suffit de regarder ailleurs.

Orgueil à nouveau
Orgueil toujours

Au matin de Pâques, en voyant le Seigneur, certains auront cru voir le jardinier.
Alors laissons faire le jardinier,
laissons-le faire tomber l’arbre d’orgueil.

Il épuise le sol, il cache la lumière, il ne porte aucun fruit.
Quand il sera tombé, on s’apercevra tout étonné qu’il était tout petit, on verra qu’il était creux, un arbre de carton, un décor de théâtre.

Qu’il fasse place nette à l’arbre qui vient
L’arbre du Salut
L’arbre du pardon
Sylvain