Fête de la paroisse
60 ans de l’Association Saint Pierre  
Dimanche 7 juin 10h au Fronton
Messe, apéritif offert, exposition sur le chanoine DUBREUIL
repas partagé.
 
Attention : Pas de messe à l'église dimanche 7 juin 

Profession de Foi / l'édito

Non, la foi n’est pas un métier… une profession ! Mais c’est un vrai travail…

    Le mot français de ‘foi’ vient du mot latin ‘fides’. Ce mot de ‘fides’ a donné d’autres mots : fidélité, fiduciaire, fiançailles. Fidélité : durer dans la relation que j’établis avec quelqu’un. Fiduciaire se dit pour une monnaie papier, chèque par exemple, en qui je mets ma confiance en contrepartie d’un achat avec l’aval d’une banque. Les fiançailles sont encore plus parlantes mêmes si elles ne se déclarent de moins en moins ou ont perdu la portée solennelle qu’elles pouvaient avoir : un engagement d’un couple devant leurs familles en vue d’un mariage.
    Nous voyons désormais comment la foi engage dans les relations que j’établis avec des personnes ou des institutions. Aujourd’hui des jeunes de l’aumônerie des collégiens de notre paroisse font leur ‘profession de foi’. Ils vont nous dire, en quelques mots personnels leur cheminement vers le Christ, en Église. Cette profession de foi s’articule avec le CREDO, la profession de foi des apôtres. Un peu comme les fiançailles, la profession de foi est une étape vers le sacrement de la CONFIRMATION, sacrement qui clôt l’INITIATION. L’initiation chrétienne a commencé avec le baptême qui ouvre à l’EUCHARISTIE.
    Cette célébration de la profession de foi est une spécificité française. Elle fut créée par Saint Vincent de Paul (1581-1660) pour les jeunes de 14, 15 ans qui partaient en apprentissage souvent loin de leur village ou de leur quartier et ne pratiquaient plus la foi chrétienne. Comme quoi la question de la transmission de la foi n’est pas nouvelle ! Alors, le jour de Pâques, ces jeunes promettaient devant l’assemblée paroissiale de rester fidèles à Jésus-Christ, d’aller à la messe et de vivre selon l’Évangile. 
    La profession de foi est donc un vrai travail dans ce sens qu’il demande quelques efforts, de la constance : continuer à se former en lisant les Écritures par exemple, en priant seul ou en communauté, en agissant de manière charitable. Ce sont les mêmes exigences pour la fidélité en amitié ou en amour. Si l’on ne prend pas soin de son jardin, on ne récolte pas beaucoup de fruits !
    Réjouissons-nous pour ces jeunes qui s’engagent aujourd’hui. Que notre prière et notre sollicitude les accompagnent. Qu’ils grandissent dans la foi, dans la confiance dans le Christ et dans l’Église qui les aiment.

Vincent GARROS

Les annonces de la semaine

Prières et Sacrements
Prions pour nos frères
Les jeunes qui font leur profession de foi : Amandine BOYER, Marion CASTAGNOS, Lilou TRAPY, Éléana BARRILLOT, Charlotte PUJEAU, Paul SORO et Léonardo DE MARIA

Le défunt : Jean-Paul TRESMONTAN

Obsèques de cette semaine : Philippe MARTEFON, 5 juin à 14h

 

Chapelet - Prière pour la Paix : mardi 2 juin à 19h.

 

Messes dans les EHPAD : Fontaines de Monjous : mercredi 3 juin, Villa Gabriel : jeudi 4 juin. Douceur de France vendredi 12 juin.

Lecture de la Bible 

Lecture de l'évangile du dimanche : lundi 1er juin à 20h salle saint Jean 

Pastorale des Jeunes

Catéchisme : lundi 1er juin à 17h15

 

JPEG (jeunes pros et étudiants), mercredi 3 juin à 20h Salle St Jacques. 

Vie fraternelle

Concert : Dimanche 31 mai à 17h "Gradignan 21"
 
Vente au profit de la formation des séminaristes : Les ventes de confitures ont rapporté 504 €. Que toutes les personnes qui ont participé à l'achat des confitures soient remerciées. Si certains souhaitent en acheter pendant l'année, il est possible de passer commande auprès de Gilles COUTURIER.
 

RENCONTRE B’ABBA : Samedi 6 juin, de 9h30 à 12h salle St Jean.

Le thème : « Jésus Christ pourquoi lui ? »

Les rencontres B’abba en quelques mots :

Une rencontre de 2h30, autour d’un petit déjeuner. Des échanges par petites tables de 4 personnes (avec un ainé dans la foi pour animer)

Deux lecteurs qui racontent l’Évangile, exposent la foi de l’Église.

RENCONTRE OUVERTE A TOUS : inscrivez-vous rapidement !

Dire sa foi / Jn 3 16-18 / Une homélie

Ce matin, des collégiens vont faire leur profession de foi. C’est à dire qu’ils vont dire leur foi. Dans l’évangile d’aujourd’hui, la question de la foi est centrale : il s’agit de « croire au Nom du Fils unique de Dieu »

Et nous, que pouvons-nous dire de notre foi ? Comment se dit notre foi au Fils ? au nom du Fils ? Comment s’exprime notre foi dans la Trinité que nous fêtons aujourd’hui ?

Samedi dernier, j’étais dans la basilique de Saint Seurin pour la confirmation de 250 adultes. La basilique était comble, probablement un millier de personnes.
Au moment de proclamer la foi de l’Église, l’évêque interroge l’assemblée : « Croyez-vous au Père tout puissant ? » et la foule de répondre haut et fort d’une seule voix, comme un coup de tonnerre : « Oui, nous croyons ! », et les voûtes de St Seurin tremblent sous cette déflagration. Cette clameur trois fois répétée a suscité en moi un profond malaise… je n’ai pas pu m’empêcher de penser : « quelque chose ici ne va pas »
Peut-on en vérité proclamer notre foi sous le registre du cri unanime ?
Qui peut répondre « Je crois » sans hésiter, sans la moindre réserve, sans le moindre tremblement intime ?

Il se pourrait que nous confondions bien souvent adhérer et croire.
Adhérer à des idées, à un récit, à une vision du monde et de l’Homme, et croire à quelqu’un… à son Nom. Or, l’Evangile semble attendre de nous non pas une adhésion massive et sans ombres à un programme, mais la foi en un Dieu qui se révèle dans toute la complexité de sa triple habitation : Père, Fils, Esprit.

L’objet de notre foi n’est pas objet de savoir. Si l’on sait, on n’a plus besoin de croire. Il ne s’agit pas d’adhérer, mais de faire confiance. Confiance et foi, c’est le même mot.
Interrogeons cotre cœur et demandons-lui : « fais-tu confiance ? Ressens-tu au fond de toi qu’il y a quelque chose de vital pour toi qui se tient là, que tu ne comprends pas mais qui te tient en vie ? » Alors, la réponse qui viendra ne sera pas un cri plein d’assurance. Ce sera une petite voix, pleine de pudeur qui dira : « oui, sans comprendre, je fais confiance : oui… je crois »

Comprend-t-on pourquoi on est aimé ?
Je m’adresse aux amoureux, aux mariés, aux vieux couples : Avez-vous compris pourquoi il ou elle vous aime ? J’espère que non. Croyez-vous qu’il ou elle vous aime ? Oui, vous y croyez, et ça vous tient en vie.

Quelqu’un écrit : « savoir-Croire, c’est savoir douter »*
Alors n’ayons pas peur de nos doutes. Ne craignons pas de ne pas tout comprendre, ne pensons pas que notre foi puisse se hurler comme on clame un mot d’ordre, comme on cri dans un stade… notre foi est incompatible avec le cri de la foule.

Prions pour que ces enfants qui ont à dire leur foi soient libérés de l’illusion de l’adhésion à un discours, à des idées. Qu’ils s’autorisent le doute, qu’ils se réjouissent de leurs questions et qu’ils entrent dans la confiance, c’est à dire dans la Foi.

Nul ne sait ce qu’est « croire au nom du fils unique de Dieu »
Nul ne sait comment ça marche la sainte Trinité
Mais ce Nom et cette Trinité nous plongent dans la vie éternelle, nous ouvrent le Royaume, nous pardonnent, nous aiment et sauvent le monde.

Telle est notre foi

╬ Amen
Sylvain diacre
*Marion Muller-Colard « Croire qu’est-ce que ça change ? »p.88

J'ai fait connaître ton nom aux hommes / Jn 17 1-11 / Une homélie


"J'ai fait connaître ton nom aux hommes", le Fils nous rejoint pour nous faire connaître le nom de Dieu. Jésus dans la grande prière que nous rapporte l'évangéliste saint Jean, appelle Dieu "Père".
Le nom c'est ce qui reste dans l'absence. Les apôtres, après le départ de Jésus au ciel, se réunissent au cénacle au nom de Jésus. Ils ne se sentent plus abandonnés comme au soir de la crucifixion. Ils ont revêtu le nom du Christ. Ensembles, ils sont dans la prière, habités du nom de Jésus.
Nous, qui avons été baptisés, avons revêtu le nom du Christ. Nous portons comme le dit Pierre dans sa lettre, le nom de chrétiens.
Cette dénomination n'est pas seulement une marque d'appartenance à un groupe social. Ce n'est pas l'enseigne d'un club qui réunirait ses membres tous les samedis soir et les dimanches matin. C'est bien plus, c'est une dignité que nous avons revêtue. C'est une marque qui s'imprime dans notre chair. C'est une parole qui nous oriente vers celui que le Christ appelle Père.
Le monde veut faire croire que ce nom de chrétien nous investit d'un rôle moral. Il veut faire croire qu'être chrétien, c'est adhérer à des valeurs. Ainsi, le monde parle des "valeurs chrétiennes".
Est-ce de valeurs et de morale dont parle le Christ dans sa grande prière ? Non. Il nous dit combien la relation qu'il entretient avec son Père est un don permanent, une relation d'amour. Et cet amour, il le propose à ceux qui ont gardé fidèlement sa parole.
Ce nom, qui est inscrit en nous, nous rassemble ce soir (ce matin). C'est cette présence mystérieuse mais vivante, laissée par l'absence de celui qui rejoint son père, qui nous unit aujourd'hui. Ce nom est plus fort que tout. Il porte en lui une énergie qui nous attire vers le Père comme un aimant.
Ce nom ignore les commandements du monde. Il s'impose à nous pour faire jaillir le commandement nouveau, "aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé." Cela le monde ne peut le supporter. Il ne peut supporter que des hommes et des femmes se soustraient à ses lois.
Partout dans le monde, les minorités chrétiennes subissent la discrimination et la persécution. Elles sont considérées aujourd'hui comme le groupe religieux le plus persécuté.
Des millions de chrétiens vivant dans plus d'une soixantaine de pays, risquent de se trouver victimes d'un traitement injuste en raison de leur conviction religieuse.
La persécution chrétienne peut prendre diverses formes. Les atteintes flagrantes à la liberté de pensée et de conscience mènent trop souvent à la violence physique, l'incarcération et la mort. Mais la persécution peut toucher tous les aspects de la vie, allant de la désinformation jusqu'à la discrimination et l'exclusion.
En France, nous sommes à l'abri des excès que connaissent nos frères chrétiens d'orient. Mais la paix n'est jamais acquise. C'est un chemin qu'il nous faut toujours reprendre. Un chemin qui fait l'unité à la suite du Christ.
Rappelons que l'Eglise est ce chemin. C'est un chemin qui redonne des forces pour répandre ce beau commandement : "aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé."
Le partage du pain et du vin auquel nous invite le Père au nom du Christ apaise nos inquiétudes et nous redonne des forces pour la route. Nous ne sommes pas là pour notre confort ou notre propre satisfaction. Nous sommes là pour rendre gloire à Dieu, car il nous glorifie dans son Fils Jésus Christ. Que cette Eucharistie soit pour nous signe d'unité et d'amour.
"C'est à l'amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples" Cet amour annonçons-le, au nom du Christ.
Car qui regarde l'Eglise dans l'Esprit, voit le Christ. Et qui voit le Christ, voit le Père, et qui voit le Père reçoit l'Esprit.
Mes amis, nous voilà en route pour la pentecôte, dans l'Esprit, laissons grandir en nous le nom de Jésus qui nous habite à jamais. Laissons-lui toute la place qui lui revient.
Amen !
Dominique Bourgoin, diacre.