Le temps de l'été / l'Edito


    Que nous soyons enfant, parent, grand-parent ou célibataire, ce temps de juillet et août est, depuis plusieurs décennies, organisé, en fonction de l’agenda scolaire et du tourisme. Même s’il est à penser qu’avec le dérèglement climatique, il est possible que cela change. Toujours est-il qu’aujourd’hui, ce temps nous est donné avec un rythme différent.
    Les villes se vident, les stations balnéaires s’animent, les festivals et les lieux de visite battent leur plein, les campagnes s’étonnent de nouveaux résidents, les paroisses, les monastères accueillent des gens de passage, des pèlerins…
    Que nous soyons enfant, parent, grand-parent ou célibataire, ce temps, autre, différent du reste de l’année, nous est offert. Qu’en faire ? 
    D’abord, probablement, tout lâcher, lâcher prise, laisser faire le temps, prendre son temps, accepter qu’un espace nouveau, vide, se fasse en nous. C’est l’étymologie du mot ‘vacances’, ‘vacuum’ : le vide. Oui, car le rythme de l’année est tourné vers l’activité, des choses à faire, le travail, avec les soucis qui vont avec, la compétitivité, voire la performance… Le grand âge impose déjà ces changements de rythme et les tout petits ont cette capacité à rapidement s’échapper des travaux scolaires pour jouer et crier dans la cour de récréation. Puissions-nous les imiter comme Jésus le propose : « Si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. » (Mt 18,3). 
    Que nous soyons enfant, parent, grand-parent ou célibataire : et si nous nous mettions humblement à l’écoute de la Parole de Dieu ? Une lecture suivie pas à pas d’un Évangile à écouter en silence. Laisser résonner tel ou tel mot avec notre quotidien : « Qui vous accueille m'accueille ; et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé » (Mt 10,40) ... « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » (Mt 11, 28) … 
    Peut-être viendra le temps de nous ouvrir à de nouvelles perspectives, de nouveaux engagements pour nourrir notre foi, pour témoigner de Celui dont nous recevons le souffle de la Vie. 
    Que vous soyez enfant, parent, grand-parent ou célibataire, beau et bon temps de l’été. 

Vincent GARROS 

Les annonces de la semaine

Prières et Sacrements
Prions pour nos frères :
les baptisés : Gabin CARBONNIÈRE, Charlotte SALINIER, Charlotte TESTON, Léon AUDINOT.
 

Messes dans les maisons de retraites : mercredi 1er juillet aux Fontaines de Monjous, jeudi 2 juillet à la Villa Gabriel, vendredi 3 juillet à Douceur de France.

Vie fraternelle

CONCERT DE GOSPEL au profit de l'association FRANCE MÉKONG GARONNE : le vendredi 26 juin, à 20h45, église de Gradignan. Participation libre.

Avant le concert, une vente d’objet du Vietnam est organisée salle St Jean.

Les annonces de l'été

MESSES pendant l’été (Juillet et août) :

Samedi, messe anticipée à 19h. - Dimanche : messe à 10h.

En semaine : le mercredi à 18h30


Messe avec les amis de Saint Jacques, dimanche 26 juillet à 10h au prieuré de CAYAC (Repli à l’église en cas d’intempérie)


Fête de l'Assomption, samedi 15 août, messe à 10h. (Pas de messe anticipée la veille).

Messe du 20eme dimanche du temps ordinaire : dimanche 16 aout à 10h. (Pas de messe anticipée le samedi soir)


Pas de prière du vendredi en août.

Pastorale des Jeunes

Messe de rentrée : dimanche 4 octobre à 10h.


Les inscriptions à l’éveil à la foi, au catéchisme et pour les aumôneries collèges et lycées sont ouvertes. Vous pouvez télécharger les fiches sur le site de la paroisse  ICI ou les prendre à l’accueil.

 

Réunion des parents :

Pour l’éveil à la foi : mercredi 16 septembre à 20h, salle St-Jean

Pour le catéchisme : jeudi 17 septembre à 20h30 Salle St Jean. Ce sera le moment de constituer les groupes.

Pour l’aumônerie collège : mercredi 23 septembre à 20h30 salle St Jean.

Vie Fraternelle

Venue du Pape à Lourdes : dimanche 27 septembre. Afin de savoir comment organiser les bus, les personnes intéressées sont invitées à se signaler au presbytère.

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps / Mt 10 26-33 / Une homélie

L’Evangile de ce dimanche se situe avant l’envoi en mission des apôtres par Jésus. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la mission s’annonce difficile. Nous avons là une liste d’encouragements face aux difficultés qui peuvent se présenter.

L’envoi en mission dans la Palestine du temps de Jésus n’était pas sans danger. Les apôtres devaient légitimement s’inquiéter. Le pays vit sous l’occupation romaine. Des soulèvements sporadiques, des attentats perpétués par le mouvement zélote secouent le pays. La situation n’est pas si paisible qu’on pourrait se l’imaginer.
La comparaison avec l’époque que nous vivons, nous viens rapidement à l’esprit.
La guerre en Ukraine ravive la peur d’un conflit sur le sol européen. Les pays Baltes s’arment massivement car pour eux l’affrontement est proche.
Le Moyen-Orient est comme un baril de poudre prêt à exploser à la moindre étincelle. L’accord de paix bute sans cesse sur les rodomontades des différents belligérants.
Notre pays est fracturé, tiraillé entre des partis qui se radicalisent. La violence des faits divers s’étale sans fin sur les médias attisant un sentiment d’insécurité.
C’est dans ces situations que, de tout temps, nous sommes invités à témoigner de l’amour de Dieu.
Car le monde a besoin d’un témoignage qui apaise. Le monde a besoin d’une parole de paix. Mais le monde redoute l’annonce de l’Evangile qui va à l’encontre de ses objectifs de puissance et de richesses. De là, les tensions entre un besoin de paix et un désir de domination.
Quand il s’agit de se lancer dans des actions d’évangélisation, sachez que cela demande des compétences et un minimum de formation. Cela ne s’improvise pas, il faut être envoyé par l’Eglise. Et surtout, on n’est jamais envoyé seul. Jésus a envoyé ses disciples deux par deux.
Le témoignage n’est donc pas sans risque. La peur est légitime. Jésus ne nie pas cette réalité. Aussi affirme-t-il par trois fois : « ne craignez pas ». Jésus comprend les peurs mais il nous invite à ce qu’elles n’aient pas le dernier mot. Il nous demande d’avoir la foi. La foi ne supprime pas les difficultés mais permet de les traverser dans la confiance. Ainsi Jésus ne dit pas : « Il n’y a rien à craindre », il dit : « ne craignez pas ». La différence est importante, la peur existe mais elle ne doit pas gouverner notre vie.
Nous devons toujours agir dans la foi. La comparaison des petits moineaux nous fortifie dans la confiance que nous mettons dans le Seigneur. Il se fait défenseur de ceux qui mettent leur foi en lui. Rien de se qui peut arriver ne laisse indifférent le Père qui est aux cieux.
Nous sommes invités à témoigner dans la confiance : « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. »
Le témoignage que nous demande le Christ n’est pas d’aller jusqu’au martyre mais dans une fidélité tenue dans la vie quotidienne avec quelques règles simples.
    ● Se tenir éloigné du mensonge, avoir une parole de vérité.
    ● Se tenir éloigné du jugement hâtif, préférer toujours le pardon.
    ● Se tenir éloigné du repli sur soi, être présent auprès des plus fragiles.
    ● Ne pas avoir honte de croire.
Le témoignage est moins une démonstration qu’une cohérence de vie.
Ne craignons pas :
    ● Parce que la vérité sera manifestée.
    ● Parce que nous avons du prix aux yeux du Père.
    ● Parce que le Christ lui-même se tient à nos côtés.
Amen !
Dominique Bourgoin, diacre.

Fête de l'Eucharistie / Jn 6, 51-58 / Une homélie

        Aujourd’hui, nous fêtons le Corps et le sang du Christ dans ce sacrement que nous célébrons de manière festive chaque dimanche. Comme le dit la séquence :’Ce qu’on ne peut comprendre et voir, notre foi ose l’affirmer’ mais ce qui se donne à voir est, me semble-t-il de la plus haute importance.

        Qu’est-ce qui se donne donc à voir ? Une grande hostie sur laquelle les paroles même du Christ ont été prononcées : un pain brisé qui se donne en nourriture. Pain de l’homme en route [séquence] … Comme le dit Paul : Le pain que nous rompons n’est-il pas communion au Corps du Christ ? Ceux et celles qui prennent part à ce repas se reconnaissent comme, autant de ‘com-pagnons’, de co-pains partageant une même destinée sur cette terre, et porteurs du Christ ressuscité. Bien plus, nous voilà unis avec ceux et celles qui nous ont précédés dans la foi : en communion avec les saints, eux qui sont désormais dans la Cité de Dieu comme l’appelait saint Augustin.

        Qu’est-ce qui se donne à voir ? Une coupe de vin sur laquelle les paroles du Christ ont été prononcées : une coupe d’Alliance qui se donne à boire. Et comme le dit saint Paul :  la coupe que nous bénissons n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Ceux et celles qui prennent part à ce geste de l’intinction se reconnaissent alors comme autant de frères et sœurs. Nous voilà unis d’un même sang du Christ, con-sanguins : dans une fraternité qui dépasse tous les clivages de familles et d’origines. Désormais, « il n'y a ni Juif, ni Grec ; il n'y a ni esclave, ni homme libre ; il n'y a ni masculin, ni féminin : car vous tous, vous êtes un dans le Christ Jésus » dira saint Paul aux Galates (Ga 3,28).

        Qu’est-ce qui se donne à voir ? Des enfants de Dieu qui humblement ne se nourrissent pas seulement de pain mais de la Parole de Dieu (Dt 8, 3), des militants  qui en communiant au Corps et au sang du Christ rendent grâce pour le don de la Vie qui traverse notre humanité divisée, Cité des hommes, en quête d’unité et de paix.

        Que cette fête de l’Eucharistie, immense merci à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, nous fasse dire merci à tous ceux et celles dont nous sommes redevables. Que ce pain des Anges, comme le nomme cet hymne ancien, nous fasse voir et accueillir les biens éternels dans la terre des vivants. Amen.

Vincent Garros