Information sur la situation financière 2025 de la Paroisse de Gradignan / l'Edito

Réalisé 2025 :
Le compte d’exploitation de 2025 fait ressortir un bénéfice de 22 370  avec des dépenses de 112 860 € et des revenus de 135 229 €.
Ce bénéfice s'explique principalement :
-    Côté revenus, par un nombre d'obsèques un peu plus important que prévu et des honoraires de messe à nouveau intégrés comme produits exceptionnels dans nos comptes.
-    Côté dépenses, par une facture de gaz plus faible que prévue (prix du kWh plus intéressant et hausses de taxes limitées), par le fait que les travaux concernant les portes de la Salle-St-Jacques n’apparaissent pas dans ce compte d’exploitation mais dans d’autres comptes coté Diocèse (immobilisations) et par des coûts d’entretien des locaux très faibles (moins d’heures de ménage réalisées au presbytère suite aux démissions/absences de plusieurs intervenants).

Budget 2026 :
Le budget d’exploitation 2026 a été validé en réunion après analyse des dépenses 2025. Ce budget est à l’équilibre avec des dépenses et recettes de 131 450 €.

Points particuliers :
-     Les dépenses de gaz sont prévues stables malgré la conjoncture actuelle car il y a un effet retard dans les prix du kWh avec le contrat que nous avons, mais 2027 sera lui très impacté.
-    Le poste 'Traitement Prêtres’ versé au Diocèse est prévu en forte hausse avec un prêtre de plus depuis septembre 2025 (J-L Despaux) soit +80 %.
-     Le poste ‘Équipement Église' ne prend pas en compte ni le changement de sono, (qui comme les portes de la salle St-Jacques passera en immobilisation coté Diocèse), ni l’achat du nouvel orgue qui sera financé par un financement spécifique (souscription et prélèvement dans notre réserve financière gérée par le Diocèse)
(Pour Info, à ce jour la souscription pour l’orgue a rapporté 6772 € (57 dons + collecte du concert)
Jacques PARPANT

Les annonces de la semaine

Prières et Sacrements
Prions pour nos frères

Les défunts : Maïté BERNAUDEAU, Laurent PEREZ et Ana BOUGEARD.


Les photos des Confirmations du Samedi 23 mai 2026 : ICI


Messes dans les EHPAD : Douceur de France : vendredi 12 juin.


Vivre l'Evangile avec Marie : Le groupe de Nicole GAHINET se réunit le vendredi 19 juin à 15h salle St Jean.


Catéchuménat : samedi 20 juin à 15h30, salle St Jean. 

Lecture de la Bible 

Lecture de l'évangile du dimanche : lundi 15 juin à 20h salle saint Jean.


"Premiers pas dans la Bible" : dimanche 21 juin de 18h à 21h salle St Jean. Lecture : "Pierre et Corneille". 19h30 : messe pour tous, puis repas partagé. 

Pastorale des Jeunes

Collégiens : samedi 13 juin de 18h à 21h salle St Jean.


Lycéens : vendredi 19 juin de 19h à 21h à l’église puis au Fronton. 

Vie fraternelle

Concert "Résonances" : Dimanche 14 juin à 17h

Croire et comprendre : vendredi 12 juin  et mardi 16 juin de 19h30 à 21h30 Salle St Jean.


Ménage de l'église : lundi 15 juin de 14h à 17h. Venez renforcer l’équipe !


Conseil économique : Mercredi 17 juin, 20h Presbytère


EAP : jeudi 18 juin à 20h.

Fête de l'Eucharistie / Jn 6, 51-58 / Une homélie

        Aujourd’hui, nous fêtons le Corps et le sang du Christ dans ce sacrement que nous célébrons de manière festive chaque dimanche. Comme le dit la séquence :’Ce qu’on ne peut comprendre et voir, notre foi ose l’affirmer’ mais ce qui se donne à voir est, me semble-t-il de la plus haute importance.

        Qu’est-ce qui se donne donc à voir ? Une grande hostie sur laquelle les paroles même du Christ ont été prononcées : un pain brisé qui se donne en nourriture. Pain de l’homme en route [séquence] … Comme le dit Paul : Le pain que nous rompons n’est-il pas communion au Corps du Christ ? Ceux et celles qui prennent part à ce repas se reconnaissent comme, autant de ‘com-pagnons’, de co-pains partageant une même destinée sur cette terre, et porteurs du Christ ressuscité. Bien plus, nous voilà unis avec ceux et celles qui nous ont précédés dans la foi : en communion avec les saints, eux qui sont désormais dans la Cité de Dieu comme l’appelait saint Augustin.

        Qu’est-ce qui se donne à voir ? Une coupe de vin sur laquelle les paroles du Christ ont été prononcées : une coupe d’Alliance qui se donne à boire. Et comme le dit saint Paul :  la coupe que nous bénissons n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Ceux et celles qui prennent part à ce geste de l’intinction se reconnaissent alors comme autant de frères et sœurs. Nous voilà unis d’un même sang du Christ, con-sanguins : dans une fraternité qui dépasse tous les clivages de familles et d’origines. Désormais, « il n'y a ni Juif, ni Grec ; il n'y a ni esclave, ni homme libre ; il n'y a ni masculin, ni féminin : car vous tous, vous êtes un dans le Christ Jésus » dira saint Paul aux Galates (Ga 3,28).

        Qu’est-ce qui se donne à voir ? Des enfants de Dieu qui humblement ne se nourrissent pas seulement de pain mais de la Parole de Dieu (Dt 8, 3), des militants  qui en communiant au Corps et au sang du Christ rendent grâce pour le don de la Vie qui traverse notre humanité divisée, Cité des hommes, en quête d’unité et de paix.

        Que cette fête de l’Eucharistie, immense merci à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, nous fasse dire merci à tous ceux et celles dont nous sommes redevables. Que ce pain des Anges, comme le nomme cet hymne ancien, nous fasse voir et accueillir les biens éternels dans la terre des vivants. Amen.

Vincent Garros

Monsieur le Chanoine Dubreuil, Hommage et Gratitude / l'Edito



     La plupart d’entre nous avons, à un moment ou à un autre, fréquenté le « Fronton » pour diverses activités :

- le sport pour les plus anciens, les pionniers…,
- le service aux autres - l'Équipe Saint Vincent, la Visitation 2,
À nous tous, etc. - les réunions et rassemblements - éveil à la foi, aumônerie, scouts, CADIR (Centre pour l’Analyse du Discours Religieux), Conter la Bible, Églises « sœurs », etc. -,
- épisodiquement même la célébration de la messe comme en ce dimanche 7 juin, suivie d’un repas partagé…,
- et utilisation privée à l’occasion d’évènements particuliers, surtout baptêmes et communions.

Sommes-nous toujours bien conscients de notre privilège de disposer d’un tel ensemble foncier et immobilier ?
Aussi est-ce pour rendre hommage au chanoine Dubreuil, et lui exprimer notre gratitude, que nous avons souhaité lui dédier cette manifestation du 7 juin, à l’occasion du soixantième anniversaire de la création, à son initiative et par sa volonté, de l’Association Amicale de Saint Pierre de Gradignan qui en est propriétaire, et le gère au service de la paroisse de Gradignan.

Le jeune homme riche qu’il avait été du fait de sa naissance avait bien lu et intégré les enseignements des trois premiers évangiles. Jésus lui avait dit : «Viens, et suis-moi». Aussi avait-il choisi de devenir prêtre.
Et dépassant l’injonction « Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent », c’est lui qui allait vers eux.
De même ce juste a donné à manger, a donné à boire, a recueilli, a vêtu, a visité malades et sans doute prisonniers, « ces plus petits de ses frères ».
Et, son ministère accompli, après s’être retiré au «Repos maternel», puis à «Fontaudin», il entendit à nouveau les paroles de Jésus au jeune homme riche : «Va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel».

Et c’est ainsi que, dans un premier temps, le 20 avril 1966, il signa devant notaire les statuts de l’Association Amicale de Saint Pierre de Gradignan par lesquels il lui apportait le terrain (alors de 6 564 m²) du « Fronton » pour :
- Développer les œuvres catholiques de la paroisse,
- Promouvoir tout ce qui peut favoriser le développement moral et physique de la jeunesse,
- Favoriser toutes œuvres sociales et d’éducation populaire.

Dans un second temps, le 14 septembre 1972, complétant son dépouillement, il fit procéder d’une part à la dissolution de la Société Immobilière Saint Pierre de Gradignan qu’il avait créée en 1952 pour y placer le terrain de 3 202 m² (emplacement actuel de la Caisse d’Épargne et de la Villa Saint Pierre) et les constructions qui s’y trouvaient (dont la salle des fêtes « Jeanne d’Arc » qu’il avait fait construire et qui avait été ultérieurement transformée en cinéma) et d’autre part à la dévolution de ce patrimoine, «comprenant un ensemble immobilier à usage de centre paroissial», selon l’acte notarié, à l’Association Amicale de Saint Pierre de Gradignan.

C’est cette dévolution qui, par la vente des parcelles à la Caisse d’Épargne pour partie, à un promoteur pour le reste, a permis la construction du chalet «Dubreuil» sur le terrain du Fronton, et l’acquisition d’un appartement dans la résidence «Villa Saint Pierre», dont la location permet de couvrir les frais d’entretien et d’exploitation de l’ensemble foncier et immobilier du Fronton, assurant la pérennité de l’Association.

Au-delà de son ministère, le chanoine Dubreuil s’est donc révélé comme un bâtisseur et un entrepreneur avisé, meneur d’hommes, n’hésitant pas à solliciter des bénévoles, et un précurseur, notamment en matière d’éducation physique et de promotion du sport.

Avec mon très grand respect.
Daniel HICKEL

Dire sa foi / Jn 3 16-18 / Une homélie

Ce matin, des collégiens vont faire leur profession de foi. C’est à dire qu’ils vont dire leur foi. Dans l’évangile d’aujourd’hui, la question de la foi est centrale : il s’agit de « croire au Nom du Fils unique de Dieu »

Et nous, que pouvons-nous dire de notre foi ? Comment se dit notre foi au Fils ? au nom du Fils ? Comment s’exprime notre foi dans la Trinité que nous fêtons aujourd’hui ?

Samedi dernier, j’étais dans la basilique de Saint Seurin pour la confirmation de 250 adultes. La basilique était comble, probablement un millier de personnes.
Au moment de proclamer la foi de l’Église, l’évêque interroge l’assemblée : « Croyez-vous au Père tout puissant ? » et la foule de répondre haut et fort d’une seule voix, comme un coup de tonnerre : « Oui, nous croyons ! », et les voûtes de St Seurin tremblent sous cette déflagration. Cette clameur trois fois répétée a suscité en moi un profond malaise… je n’ai pas pu m’empêcher de penser : « quelque chose ici ne va pas »
Peut-on en vérité proclamer notre foi sous le registre du cri unanime ?
Qui peut répondre « Je crois » sans hésiter, sans la moindre réserve, sans le moindre tremblement intime ?

Il se pourrait que nous confondions bien souvent adhérer et croire.
Adhérer à des idées, à un récit, à une vision du monde et de l’Homme, et croire à quelqu’un… à son Nom. Or, l’Evangile semble attendre de nous non pas une adhésion massive et sans ombre à un programme, mais la foi en un Dieu qui se révèle dans toute la complexité de sa triple habitation : Père, Fils, Esprit.

L’objet de notre foi n’est pas objet de savoir. Si l’on sait, on n’a plus besoin de croire. Il ne s’agit pas d’adhérer, mais de faire confiance. Confiance et foi, c’est le même mot.
Interrogeons notre cœur et demandons-lui : « fais-tu confiance ? Ressens-tu au fond de toi qu’il y a quelque chose de vital pour toi qui se tient là, que tu ne comprends pas mais qui te tient en vie ? » Alors, la réponse qui viendra ne sera pas un cri plein d’assurance. Ce sera une petite voix, pleine de pudeur qui dira : « oui, sans comprendre, je fais confiance : oui… je crois »

Comprend-t-on pourquoi on est aimé ?
Je m’adresse aux amoureux, aux mariés, aux vieux couples : Avez-vous compris pourquoi il ou elle vous aime ? J’espère que non. Croyez-vous qu’il ou elle vous aime ? Oui, vous y croyez, et ça vous tient en vie.

Quelqu’un écrit : « savoir Croire, c’est savoir douter »*
Alors n’ayons pas peur de nos doutes. Ne craignons pas de ne pas tout comprendre, ne pensons pas que notre foi puisse se hurler comme on clame un mot d’ordre, comme on crie dans un stade… notre foi est incompatible avec le cri de la foule.

Prions pour que ces enfants qui ont à dire leur foi soient libérés de l’illusion de l’adhésion à un discours, à des idées. Qu’ils s’autorisent le doute, qu’ils se réjouissent de leurs questions et qu’ils entrent dans la confiance, c’est à dire dans la Foi.

Nul ne sait ce qu’est « croire au nom du fils unique de Dieu »
Nul ne sait comment ça marche la sainte Trinité
Mais ce Nom et cette Trinité nous plongent dans la vie éternelle, nous ouvrent le Royaume, nous pardonnent, nous aiment et sauvent le monde.

Telle est notre foi

╬ Amen
Sylvain diacre
*Marion Muller-Colard « Croire qu’est-ce que ça change ? »p.88