Information sur la situation financière 2025 de la Paroisse de Gradignan / l'Edito
Les annonces de la semaine
Les défunts : Maïté BERNAUDEAU, Laurent PEREZ et Ana BOUGEARD.
Les photos des Confirmations du Samedi 23 mai 2026 : ICI
Vivre l'Evangile avec Marie : Le groupe de Nicole GAHINET se réunit le vendredi 19 juin à 15h salle St Jean.
Catéchuménat : samedi 20 juin à 15h30, salle St Jean.
Lecture de l'évangile du dimanche : lundi 15 juin à 20h salle saint Jean.
"Premiers pas dans la Bible" : dimanche 21 juin de 18h à 21h salle St Jean. Lecture : "Pierre et Corneille". 19h30 : messe pour tous, puis repas partagé.
Collégiens : samedi 13 juin de 18h à 21h salle St Jean.
Lycéens : vendredi 19 juin de 19h à 21h à l’église puis au Fronton.
Vie fraternelleFête de l'Eucharistie / Jn 6, 51-58 / Une homélie
Aujourd’hui, nous fêtons le Corps et le sang du Christ dans ce sacrement que nous célébrons de manière festive chaque dimanche. Comme le dit la séquence :’Ce qu’on ne peut comprendre et voir, notre foi ose l’affirmer’ mais ce qui se donne à voir est, me semble-t-il de la plus haute importance.
Qu’est-ce qui se donne donc à voir ? Une grande hostie sur laquelle les paroles même du Christ ont été prononcées : un pain brisé qui se donne en nourriture. Pain de l’homme en route [séquence] … Comme le dit Paul : Le pain que nous rompons n’est-il pas communion au Corps du Christ ? Ceux et celles qui prennent part à ce repas se reconnaissent comme, autant de ‘com-pagnons’, de co-pains partageant une même destinée sur cette terre, et porteurs du Christ ressuscité. Bien plus, nous voilà unis avec ceux et celles qui nous ont précédés dans la foi : en communion avec les saints, eux qui sont désormais dans la Cité de Dieu comme l’appelait saint Augustin.
Qu’est-ce qui se donne à voir ? Une coupe de vin sur laquelle les paroles du Christ ont été prononcées : une coupe d’Alliance qui se donne à boire. Et comme le dit saint Paul : la coupe que nous bénissons n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Ceux et celles qui prennent part à ce geste de l’intinction se reconnaissent alors comme autant de frères et sœurs. Nous voilà unis d’un même sang du Christ, con-sanguins : dans une fraternité qui dépasse tous les clivages de familles et d’origines. Désormais, « il n'y a ni Juif, ni Grec ; il n'y a ni esclave, ni homme libre ; il n'y a ni masculin, ni féminin : car vous tous, vous êtes un dans le Christ Jésus » dira saint Paul aux Galates (Ga 3,28).
Qu’est-ce qui se donne à voir ? Des enfants de Dieu qui humblement ne se nourrissent pas seulement de pain mais de la Parole de Dieu (Dt 8, 3), des militants qui en communiant au Corps et au sang du Christ rendent grâce pour le don de la Vie qui traverse notre humanité divisée, Cité des hommes, en quête d’unité et de paix.
Que cette fête de l’Eucharistie, immense merci à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, nous fasse dire merci à tous ceux et celles dont nous sommes redevables. Que ce pain des Anges, comme le nomme cet hymne ancien, nous fasse voir et accueillir les biens éternels dans la terre des vivants. Amen.
Vincent Garros
Monsieur le Chanoine Dubreuil, Hommage et Gratitude / l'Edito
La plupart d’entre nous avons, à un moment ou à un autre, fréquenté le « Fronton » pour diverses activités :
Dire sa foi / Jn 3 16-18 / Une homélie
J'ai fait connaître ton nom aux hommes / Jn 17 1-11 / Une homélie
"J'ai fait connaître ton nom aux hommes", le Fils nous rejoint pour nous faire connaître le nom de Dieu. Jésus dans la grande prière que nous rapporte l'évangéliste saint Jean, appelle Dieu "Père".
Profession de Foi / l'édito
Non, la foi n’est pas un métier… une profession ! Mais c’est un vrai travail…
Le mot français de ‘foi’ vient du mot latin ‘fides’. Ce mot de ‘fides’ a donné d’autres mots : fidélité, fiduciaire, fiançailles. Fidélité : durer dans la relation que j’établis avec quelqu’un. Fiduciaire se dit pour une monnaie papier, chèque par exemple, en qui je mets ma confiance en contrepartie d’un achat avec l’aval d’une banque. Les fiançailles sont encore plus parlantes mêmes si elles ne se déclarent de moins en moins ou ont perdu la portée solennelle qu’elles pouvaient avoir : un engagement d’un couple devant leurs familles en vue d’un mariage.
Nous voyons désormais comment la foi engage dans les relations que j’établis avec des personnes ou des institutions. Aujourd’hui des jeunes de l’aumônerie des collégiens de notre paroisse font leur ‘profession de foi’. Ils vont nous dire, en quelques mots personnels leur cheminement vers le Christ, en Église. Cette profession de foi s’articule avec le CREDO, la profession de foi des apôtres. Un peu comme les fiançailles, la profession de foi est une étape vers le sacrement de la CONFIRMATION, sacrement qui clôt l’INITIATION. L’initiation chrétienne a commencé avec le baptême qui ouvre à l’EUCHARISTIE.
Cette célébration de la profession de foi est une spécificité française. Elle fut créée par Saint Vincent de Paul (1581-1660) pour les jeunes de 14, 15 ans qui partaient en apprentissage souvent loin de leur village ou de leur quartier et ne pratiquaient plus la foi chrétienne. Comme quoi la question de la transmission de la foi n’est pas nouvelle ! Alors, le jour de Pâques, ces jeunes promettaient devant l’assemblée paroissiale de rester fidèles à Jésus-Christ, d’aller à la messe et de vivre selon l’Évangile.
La profession de foi est donc un vrai travail dans ce sens qu’il demande quelques efforts, de la constance : continuer à se former en lisant les Écritures par exemple, en priant seul ou en communauté, en agissant de manière charitable. Ce sont les mêmes exigences pour la fidélité en amitié ou en amour. Si l’on ne prend pas soin de son jardin, on ne récolte pas beaucoup de fruits !
Réjouissons-nous pour ces jeunes qui s’engagent aujourd’hui. Que notre prière et notre sollicitude les accompagnent. Qu’ils grandissent dans la foi, dans la confiance dans le Christ et dans l’Église qui les aiment.
Vincent GARROS
L'Esprit saint, le Dieu inconnu / l'édito
L’Esprit Saint reste pour nous sans visage. Son iconographie est décevante, insignifiante…Le Christ lui a donné le nom de ’Paraclet’ [celui que l’on appelle à son secours] (Jn 14, 16-17 ; 16,7) mais ce nom signifie sa fonction à l’égard des hommes, non à l’égard du Père et du Fils qui n’ont pas besoin d’appeler au secours. Ce nom ne nous dit pas ce qu’il est en lui-même.
Les deux premières Personnes sont révélées par une relation significative et bien différenciée. Le Fils est né du Père. Le Père donne tout au Fils et le Fils reçoit tout du Père. Mais l’Esprit-Saint, qu’est-ce qui le définit ? Quelle est sa relation aux autres Personnes ? On l’a appelé ‘Le Dieu inconnu’. Mais c’est plutôt méconnu qu’il faut dire. Car il a été bel et bien révélé et sa trace est perceptible, non seulement dans toute la Révélation, mais dans toute la création et dans toute l’histoire de l’Église, où il est l’objet d’une expérience cohérente. Il réalisera des œuvres plus grandes que les siennes, promettait Jésus (Jn 14,12).
L’Esprit Saint n’est pas seulement ‘l’exégète’ du Christ, l’interprète qui le révèle, il est en quelque manière sa revanche sur le monde où Dieu fait homme n’a pas fait brillante carrière. Sa vie a été humainement un échec… Sa part était de partager le malheur des hommes et de donner ainsi la preuve du ‘plus grand amour’ (Jn 15, 13). C’est de ces racines profondes qu’a jailli l’Église. Mais c’est l’Esprit-Saint qui l’a fait naître, à la Pentecôte. Le Verbe incarné a été jugé et condamné par le monde. L’Esprit-Saint, envoyé, a déjà commencé à juger et condamner le monde, de l’intérieur, par la vie même qu’il y suscite (Jn 16, 7-12) …
Le propre de l’Esprit-Saint, c’est sa nouveauté. Il n’est pas novateur, ni révolutionnaire, ni même réformateur par l’extérieur, mais il renouvelle tout par le fond… Le paraclet est secret…il est discret…Il s’efface devant le Christ pour l’éclairer de sa lumière, il s’efface devant nous pour éveiller notre liberté même… Comme une présence intime vivante, une lumière sur le Christ, sur le monde et sur nous-mêmes, car il est en nous, au plus profond, non seulement comme notre créateur, mais comme source vive (Jn 4,14 et 7, 37-39), source cachée, qu’il s’agit de capter sans trop savoir dans quelle mesure notre énergie vient de nous-même ou de Lui.
Veni sancte Spiritus… Viens Esprit-Saint, remplis le cœur de tes fidèles…
René LAURENTIN in ‘L’Esprit Saint, cet inconnu’ Fayard 1997. Extraits pp 15-19
Pèlerins d'un jour, pèlerins toujours
Nous étions une bonne vingtaine devant notre église de Gradignan, ce samedi matin 9 mai dès 7h30, à prendre le car pour nous rendre à Lourdes au pèlerinage diocésain. Avec les Talençais et Pessacais déjà embarqués nous étions une bonne quarantaine au total.
Unis au Christ dans son mystère de l'Ascension / l'édito
Aujourd'hui notre Seigneur Jésus Christ est monté au ciel ; que notre cœur y monte avec lui. Écoutons ce que nous dit l'Apôtre : “Puisque vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d'en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu. Ayez le sens des choses d'en haut, non des choses de la terre” (Col. 3,1-2).
De même que Jésus est monté sans pourtant s'éloigner de nous, ainsi nous sommes déjà là-haut avec lui, même si ce qui nous est promis ne se réalise pas encore en notre chair. Lui est déjà élevé au-dessus des cieux ; et cependant il souffre sur la terre toutes les peines que nous, ses membres, nous ressentons. De cela il a porté témoignage quand il s'écria d'en haut : “Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?” (Ac. 9, 4), et encore : “J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger” (Mt. 25, 35). Pourquoi ne travaillons-nous pas sur cette terre, de telle sorte que, par la foi, l’espérance et la charité qui nous unissent à lui, nous reposions dès maintenant avec lui dans le ciel ? Lui, qui est là, est aussi avec nous ; et nous, qui sommes ici, nous sommes aussi avec lui. Il peut cela par sa divinité, sa puissance, son amour ; et nous, si nous ne le pouvons comme lui par la divinité, nous le pouvons en lui par l'amour. Il n'a pas quitté le ciel quand il est descendu vers nous, et il ne nous a pas quittés lorsqu'il est monté au ciel. Sa présence là-haut pendant qu'il était ici, lui-même en témoigne : “Personne, dit-il n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui descendit du ciel, le Fils de l'homme qui est au ciel” (Jn 3, 13).
Ces paroles ne semblent viser que lui seul sans qu'aucun de nous puisse être concerné. Et pourtant cela fut dit en raison de l'unité, parce qu'il est la tête, et nous sommes le corps. Cela ne concerne donc personne d'autre que lui, puisque, nous aussi, nous sommes lui selon que lui est Fils de l’homme à cause de nous et nous fils de Dieu à cause de lui. C'est pourquoi l'Apôtre dit : De même en effet que le corps est un, tout en ayant plusieurs membres, et que tous les membres du corps, en dépit de leur pluralité, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il du Christ (1 Co. 12,12). Le Christ est donc constitué de nombreux membres, mais il est un corps unique. Lui seul descendit du ciel par miséricorde et lui seul y est monté, et nous avec lui par grâce…
D’une homélie de Saint Augustin (354-430)




