Information sur la situation financière 2025 de la Paroisse de Gradignan / l'Edito

Réalisé 2025 :
Le compte d’exploitation de 2025 fait ressortir un bénéfice de 22 370  avec des dépenses de 112 860 € et des revenus de 135 229 €.
Ce bénéfice s'explique principalement :
-    Côté revenus, par un nombre d'obsèques un peu plus important que prévu et des honoraires de messe à nouveau intégrés comme produits exceptionnels dans nos comptes.
-    Côté dépenses, par une facture de gaz plus faible que prévue (prix du kWh plus intéressant et hausses de taxes limitées), par le fait que les travaux concernant les portes de la Salle-St-Jacques n’apparaissent pas dans ce compte d’exploitation mais dans d’autres comptes coté Diocèse (immobilisations) et par des coûts d’entretien des locaux très faibles (moins d’heures de ménage réalisées au presbytère suite aux démissions/absences de plusieurs intervenants).

Budget 2026 :
Le budget d’exploitation 2026 a été validé en réunion après analyse des dépenses 2025. Ce budget est à l’équilibre avec des dépenses et recettes de 131 450 €.

Points particuliers :
-     Les dépenses de gaz sont prévues stables malgré la conjoncture actuelle car il y a un effet retard dans les prix du kWh avec le contrat que nous avons, mais 2027 sera lui très impacté.
-    Le poste 'Traitement Prêtres’ versé au Diocèse est prévu en forte hausse avec un prêtre de plus depuis septembre 2025 (J-L Despaux) soit +80 %.
-     Le poste ‘Équipement Église' ne prend pas en compte ni le changement de sono, (qui comme les portes de la salle St-Jacques passera en immobilisation coté Diocèse), ni l’achat du nouvel orgue qui sera financé par un financement spécifique (souscription et prélèvement dans notre réserve financière gérée par le Diocèse)
(Pour Info, à ce jour la souscription pour l’orgue a rapporté 6772 € (57 dons + collecte du concert)
Jacques PARPANT

Les annonces de la semaine

Prières et Sacrements
Prions pour nos frères

Les défunts : Maïté BERNAUDEAU, Laurent PEREZ et Ana BOUGEARD.


Les photos des Confirmations du Samedi 23 mai 2026 : ICI


Vivre l'Evangile avec Marie : Le groupe de Nicole GAHINET se réunit le vendredi 19 juin à 15h salle St Jean.


Catéchuménat : samedi 20 juin à 15h30, salle St Jean. 

Lecture de la Bible 

Lecture de l'évangile du dimanche : lundi 15 juin à 20h salle saint Jean.


"Premiers pas dans la Bible" : dimanche 21 juin de 18h à 21h salle St Jean. Lecture : "Pierre et Corneille". 19h30 : messe pour tous, puis repas partagé. 

Pastorale des Jeunes

Collégiens : samedi 13 juin de 18h à 21h salle St Jean.


Lycéens : vendredi 19 juin de 19h à 21h à l’église puis au Fronton. 

Vie fraternelle

Concert "Résonances" : Dimanche 14 juin à 17h

Croire et comprendre : mardi 16 juin de 19h30 à 21h30 Salle St Jean.


Ménage de l'église : lundi 15 juin de 14h à 17h. Venez renforcer l’équipe !


Conseil économique : Mercredi 17 juin, 20h Presbytère


EAP : jeudi 18 juin à 20h.

Fête de l'Eucharistie / Jn 6, 51-58 / Une homélie

        Aujourd’hui, nous fêtons le Corps et le sang du Christ dans ce sacrement que nous célébrons de manière festive chaque dimanche. Comme le dit la séquence :’Ce qu’on ne peut comprendre et voir, notre foi ose l’affirmer’ mais ce qui se donne à voir est, me semble-t-il de la plus haute importance.

        Qu’est-ce qui se donne donc à voir ? Une grande hostie sur laquelle les paroles même du Christ ont été prononcées : un pain brisé qui se donne en nourriture. Pain de l’homme en route [séquence] … Comme le dit Paul : Le pain que nous rompons n’est-il pas communion au Corps du Christ ? Ceux et celles qui prennent part à ce repas se reconnaissent comme, autant de ‘com-pagnons’, de co-pains partageant une même destinée sur cette terre, et porteurs du Christ ressuscité. Bien plus, nous voilà unis avec ceux et celles qui nous ont précédés dans la foi : en communion avec les saints, eux qui sont désormais dans la Cité de Dieu comme l’appelait saint Augustin.

        Qu’est-ce qui se donne à voir ? Une coupe de vin sur laquelle les paroles du Christ ont été prononcées : une coupe d’Alliance qui se donne à boire. Et comme le dit saint Paul :  la coupe que nous bénissons n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Ceux et celles qui prennent part à ce geste de l’intinction se reconnaissent alors comme autant de frères et sœurs. Nous voilà unis d’un même sang du Christ, con-sanguins : dans une fraternité qui dépasse tous les clivages de familles et d’origines. Désormais, « il n'y a ni Juif, ni Grec ; il n'y a ni esclave, ni homme libre ; il n'y a ni masculin, ni féminin : car vous tous, vous êtes un dans le Christ Jésus » dira saint Paul aux Galates (Ga 3,28).

        Qu’est-ce qui se donne à voir ? Des enfants de Dieu qui humblement ne se nourrissent pas seulement de pain mais de la Parole de Dieu (Dt 8, 3), des militants  qui en communiant au Corps et au sang du Christ rendent grâce pour le don de la Vie qui traverse notre humanité divisée, Cité des hommes, en quête d’unité et de paix.

        Que cette fête de l’Eucharistie, immense merci à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, nous fasse dire merci à tous ceux et celles dont nous sommes redevables. Que ce pain des Anges, comme le nomme cet hymne ancien, nous fasse voir et accueillir les biens éternels dans la terre des vivants. Amen.

Vincent Garros

Monsieur le Chanoine Dubreuil, Hommage et Gratitude / l'Edito



     La plupart d’entre nous avons, à un moment ou à un autre, fréquenté le « Fronton » pour diverses activités :

- le sport pour les plus anciens, les pionniers…,
- le service aux autres - l'Équipe Saint Vincent, la Visitation 2,
À nous tous, etc. - les réunions et rassemblements - éveil à la foi, aumônerie, scouts, CADIR (Centre pour l’Analyse du Discours Religieux), Conter la Bible, Églises « sœurs », etc. -,
- épisodiquement même la célébration de la messe comme en ce dimanche 7 juin, suivie d’un repas partagé…,
- et utilisation privée à l’occasion d’évènements particuliers, surtout baptêmes et communions.

Sommes-nous toujours bien conscients de notre privilège de disposer d’un tel ensemble foncier et immobilier ?
Aussi est-ce pour rendre hommage au chanoine Dubreuil, et lui exprimer notre gratitude, que nous avons souhaité lui dédier cette manifestation du 7 juin, à l’occasion du soixantième anniversaire de la création, à son initiative et par sa volonté, de l’Association Amicale de Saint Pierre de Gradignan qui en est propriétaire, et le gère au service de la paroisse de Gradignan.

Le jeune homme riche qu’il avait été du fait de sa naissance avait bien lu et intégré les enseignements des trois premiers évangiles. Jésus lui avait dit : «Viens, et suis-moi». Aussi avait-il choisi de devenir prêtre.
Et dépassant l’injonction « Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent », c’est lui qui allait vers eux.
De même ce juste a donné à manger, a donné à boire, a recueilli, a vêtu, a visité malades et sans doute prisonniers, « ces plus petits de ses frères ».
Et, son ministère accompli, après s’être retiré au «Repos maternel», puis à «Fontaudin», il entendit à nouveau les paroles de Jésus au jeune homme riche : «Va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel».

Et c’est ainsi que, dans un premier temps, le 20 avril 1966, il signa devant notaire les statuts de l’Association Amicale de Saint Pierre de Gradignan par lesquels il lui apportait le terrain (alors de 6 564 m²) du « Fronton » pour :
- Développer les œuvres catholiques de la paroisse,
- Promouvoir tout ce qui peut favoriser le développement moral et physique de la jeunesse,
- Favoriser toutes œuvres sociales et d’éducation populaire.

Dans un second temps, le 14 septembre 1972, complétant son dépouillement, il fit procéder d’une part à la dissolution de la Société Immobilière Saint Pierre de Gradignan qu’il avait créée en 1952 pour y placer le terrain de 3 202 m² (emplacement actuel de la Caisse d’Épargne et de la Villa Saint Pierre) et les constructions qui s’y trouvaient (dont la salle des fêtes « Jeanne d’Arc » qu’il avait fait construire et qui avait été ultérieurement transformée en cinéma) et d’autre part à la dévolution de ce patrimoine, «comprenant un ensemble immobilier à usage de centre paroissial», selon l’acte notarié, à l’Association Amicale de Saint Pierre de Gradignan.

C’est cette dévolution qui, par la vente des parcelles à la Caisse d’Épargne pour partie, à un promoteur pour le reste, a permis la construction du chalet «Dubreuil» sur le terrain du Fronton, et l’acquisition d’un appartement dans la résidence «Villa Saint Pierre», dont la location permet de couvrir les frais d’entretien et d’exploitation de l’ensemble foncier et immobilier du Fronton, assurant la pérennité de l’Association.

Au-delà de son ministère, le chanoine Dubreuil s’est donc révélé comme un bâtisseur et un entrepreneur avisé, meneur d’hommes, n’hésitant pas à solliciter des bénévoles, et un précurseur, notamment en matière d’éducation physique et de promotion du sport.

Avec mon très grand respect.
Daniel HICKEL

Dire sa foi / Jn 3 16-18 / Une homélie

Ce matin, des collégiens vont faire leur profession de foi. C’est à dire qu’ils vont dire leur foi. Dans l’évangile d’aujourd’hui, la question de la foi est centrale : il s’agit de « croire au Nom du Fils unique de Dieu »

Et nous, que pouvons-nous dire de notre foi ? Comment se dit notre foi au Fils ? au nom du Fils ? Comment s’exprime notre foi dans la Trinité que nous fêtons aujourd’hui ?

Samedi dernier, j’étais dans la basilique de Saint Seurin pour la confirmation de 250 adultes. La basilique était comble, probablement un millier de personnes.
Au moment de proclamer la foi de l’Église, l’évêque interroge l’assemblée : « Croyez-vous au Père tout puissant ? » et la foule de répondre haut et fort d’une seule voix, comme un coup de tonnerre : « Oui, nous croyons ! », et les voûtes de St Seurin tremblent sous cette déflagration. Cette clameur trois fois répétée a suscité en moi un profond malaise… je n’ai pas pu m’empêcher de penser : « quelque chose ici ne va pas »
Peut-on en vérité proclamer notre foi sous le registre du cri unanime ?
Qui peut répondre « Je crois » sans hésiter, sans la moindre réserve, sans le moindre tremblement intime ?

Il se pourrait que nous confondions bien souvent adhérer et croire.
Adhérer à des idées, à un récit, à une vision du monde et de l’Homme, et croire à quelqu’un… à son Nom. Or, l’Evangile semble attendre de nous non pas une adhésion massive et sans ombre à un programme, mais la foi en un Dieu qui se révèle dans toute la complexité de sa triple habitation : Père, Fils, Esprit.

L’objet de notre foi n’est pas objet de savoir. Si l’on sait, on n’a plus besoin de croire. Il ne s’agit pas d’adhérer, mais de faire confiance. Confiance et foi, c’est le même mot.
Interrogeons notre cœur et demandons-lui : « fais-tu confiance ? Ressens-tu au fond de toi qu’il y a quelque chose de vital pour toi qui se tient là, que tu ne comprends pas mais qui te tient en vie ? » Alors, la réponse qui viendra ne sera pas un cri plein d’assurance. Ce sera une petite voix, pleine de pudeur qui dira : « oui, sans comprendre, je fais confiance : oui… je crois »

Comprend-t-on pourquoi on est aimé ?
Je m’adresse aux amoureux, aux mariés, aux vieux couples : Avez-vous compris pourquoi il ou elle vous aime ? J’espère que non. Croyez-vous qu’il ou elle vous aime ? Oui, vous y croyez, et ça vous tient en vie.

Quelqu’un écrit : « savoir Croire, c’est savoir douter »*
Alors n’ayons pas peur de nos doutes. Ne craignons pas de ne pas tout comprendre, ne pensons pas que notre foi puisse se hurler comme on clame un mot d’ordre, comme on crie dans un stade… notre foi est incompatible avec le cri de la foule.

Prions pour que ces enfants qui ont à dire leur foi soient libérés de l’illusion de l’adhésion à un discours, à des idées. Qu’ils s’autorisent le doute, qu’ils se réjouissent de leurs questions et qu’ils entrent dans la confiance, c’est à dire dans la Foi.

Nul ne sait ce qu’est « croire au nom du fils unique de Dieu »
Nul ne sait comment ça marche la sainte Trinité
Mais ce Nom et cette Trinité nous plongent dans la vie éternelle, nous ouvrent le Royaume, nous pardonnent, nous aiment et sauvent le monde.

Telle est notre foi

╬ Amen
Sylvain diacre
*Marion Muller-Colard « Croire qu’est-ce que ça change ? »p.88

J'ai fait connaître ton nom aux hommes / Jn 17 1-11 / Une homélie


"J'ai fait connaître ton nom aux hommes", le Fils nous rejoint pour nous faire connaître le nom de Dieu. Jésus dans la grande prière que nous rapporte l'évangéliste saint Jean, appelle Dieu "Père".
Le nom c'est ce qui reste dans l'absence. Les apôtres, après le départ de Jésus au ciel, se réunissent au cénacle au nom de Jésus. Ils ne se sentent plus abandonnés comme au soir de la crucifixion. Ils ont revêtu le nom du Christ. Ensembles, ils sont dans la prière, habités du nom de Jésus.
Nous, qui avons été baptisés, avons revêtu le nom du Christ. Nous portons comme le dit Pierre dans sa lettre, le nom de chrétiens.
Cette dénomination n'est pas seulement une marque d'appartenance à un groupe social. Ce n'est pas l'enseigne d'un club qui réunirait ses membres tous les samedis soir et les dimanches matin. C'est bien plus, c'est une dignité que nous avons revêtue. C'est une marque qui s'imprime dans notre chair. C'est une parole qui nous oriente vers celui que le Christ appelle Père.
Le monde veut faire croire que ce nom de chrétien nous investit d'un rôle moral. Il veut faire croire qu'être chrétien, c'est adhérer à des valeurs. Ainsi, le monde parle des "valeurs chrétiennes".
Est-ce de valeurs et de morale dont parle le Christ dans sa grande prière ? Non. Il nous dit combien la relation qu'il entretient avec son Père est un don permanent, une relation d'amour. Et cet amour, il le propose à ceux qui ont gardé fidèlement sa parole.
Ce nom, qui est inscrit en nous, nous rassemble ce soir (ce matin). C'est cette présence mystérieuse mais vivante, laissée par l'absence de celui qui rejoint son père, qui nous unit aujourd'hui. Ce nom est plus fort que tout. Il porte en lui une énergie qui nous attire vers le Père comme un aimant.
Ce nom ignore les commandements du monde. Il s'impose à nous pour faire jaillir le commandement nouveau, "aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé." Cela le monde ne peut le supporter. Il ne peut supporter que des hommes et des femmes se soustraient à ses lois.
Partout dans le monde, les minorités chrétiennes subissent la discrimination et la persécution. Elles sont considérées aujourd'hui comme le groupe religieux le plus persécuté.
Des millions de chrétiens vivant dans plus d'une soixantaine de pays, risquent de se trouver victimes d'un traitement injuste en raison de leur conviction religieuse.
La persécution chrétienne peut prendre diverses formes. Les atteintes flagrantes à la liberté de pensée et de conscience mènent trop souvent à la violence physique, l'incarcération et la mort. Mais la persécution peut toucher tous les aspects de la vie, allant de la désinformation jusqu'à la discrimination et l'exclusion.
En France, nous sommes à l'abri des excès que connaissent nos frères chrétiens d'orient. Mais la paix n'est jamais acquise. C'est un chemin qu'il nous faut toujours reprendre. Un chemin qui fait l'unité à la suite du Christ.
Rappelons que l'Eglise est ce chemin. C'est un chemin qui redonne des forces pour répandre ce beau commandement : "aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé."
Le partage du pain et du vin auquel nous invite le Père au nom du Christ apaise nos inquiétudes et nous redonne des forces pour la route. Nous ne sommes pas là pour notre confort ou notre propre satisfaction. Nous sommes là pour rendre gloire à Dieu, car il nous glorifie dans son Fils Jésus Christ. Que cette Eucharistie soit pour nous signe d'unité et d'amour.
"C'est à l'amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples" Cet amour annonçons-le, au nom du Christ.
Car qui regarde l'Eglise dans l'Esprit, voit le Christ. Et qui voit le Christ, voit le Père, et qui voit le Père reçoit l'Esprit.
Mes amis, nous voilà en route pour la pentecôte, dans l'Esprit, laissons grandir en nous le nom de Jésus qui nous habite à jamais. Laissons-lui toute la place qui lui revient.
Amen !
Dominique Bourgoin, diacre.

Profession de Foi / l'édito

Non, la foi n’est pas un métier… une profession ! Mais c’est un vrai travail…

    Le mot français de ‘foi’ vient du mot latin ‘fides’. Ce mot de ‘fides’ a donné d’autres mots : fidélité, fiduciaire, fiançailles. Fidélité : durer dans la relation que j’établis avec quelqu’un. Fiduciaire se dit pour une monnaie papier, chèque par exemple, en qui je mets ma confiance en contrepartie d’un achat avec l’aval d’une banque. Les fiançailles sont encore plus parlantes mêmes si elles ne se déclarent de moins en moins ou ont perdu la portée solennelle qu’elles pouvaient avoir : un engagement d’un couple devant leurs familles en vue d’un mariage.
    Nous voyons désormais comment la foi engage dans les relations que j’établis avec des personnes ou des institutions. Aujourd’hui des jeunes de l’aumônerie des collégiens de notre paroisse font leur ‘profession de foi’. Ils vont nous dire, en quelques mots personnels leur cheminement vers le Christ, en Église. Cette profession de foi s’articule avec le CREDO, la profession de foi des apôtres. Un peu comme les fiançailles, la profession de foi est une étape vers le sacrement de la CONFIRMATION, sacrement qui clôt l’INITIATION. L’initiation chrétienne a commencé avec le baptême qui ouvre à l’EUCHARISTIE.
    Cette célébration de la profession de foi est une spécificité française. Elle fut créée par Saint Vincent de Paul (1581-1660) pour les jeunes de 14, 15 ans qui partaient en apprentissage souvent loin de leur village ou de leur quartier et ne pratiquaient plus la foi chrétienne. Comme quoi la question de la transmission de la foi n’est pas nouvelle ! Alors, le jour de Pâques, ces jeunes promettaient devant l’assemblée paroissiale de rester fidèles à Jésus-Christ, d’aller à la messe et de vivre selon l’Évangile. 
    La profession de foi est donc un vrai travail dans ce sens qu’il demande quelques efforts, de la constance : continuer à se former en lisant les Écritures par exemple, en priant seul ou en communauté, en agissant de manière charitable. Ce sont les mêmes exigences pour la fidélité en amitié ou en amour. Si l’on ne prend pas soin de son jardin, on ne récolte pas beaucoup de fruits !
    Réjouissons-nous pour ces jeunes qui s’engagent aujourd’hui. Que notre prière et notre sollicitude les accompagnent. Qu’ils grandissent dans la foi, dans la confiance dans le Christ et dans l’Église qui les aiment.

Vincent GARROS

L'Esprit saint, le Dieu inconnu / l'édito

 L’Esprit Saint reste pour nous sans visage. Son iconographie est décevante, insignifiante…Le Christ lui a donné le nom de ’Paraclet’ [celui que l’on appelle à son secours] (Jn 14, 16-17 ; 16,7) mais ce nom signifie sa fonction à l’égard des hommes, non à l’égard du Père et du Fils qui n’ont pas besoin d’appeler au secours. Ce nom ne nous dit pas ce qu’il est en lui-même.

        Les deux premières Personnes sont révélées par une relation significative et bien différenciée. Le Fils est né du Père. Le Père donne tout au Fils et le Fils reçoit tout du Père. Mais l’Esprit-Saint, qu’est-ce qui le définit ? Quelle est sa relation aux autres Personnes ? On l’a appelé ‘Le Dieu inconnu’. Mais c’est plutôt méconnu qu’il faut dire. Car il a été bel et bien révélé et sa trace est perceptible, non seulement dans toute la Révélation, mais dans toute la création et dans toute l’histoire de l’Église, où il est l’objet d’une expérience cohérente. Il réalisera des œuvres plus grandes que les siennes, promettait Jésus (Jn 14,12).

        L’Esprit Saint n’est pas seulement ‘l’exégète’ du Christ, l’interprète qui le révèle, il est en quelque manière sa revanche sur le monde où Dieu fait homme n’a pas fait brillante carrière. Sa vie a été humainement un échec… Sa part était de partager le malheur des hommes et de donner ainsi la preuve du ‘plus grand amour’ (Jn 15, 13). C’est de ces racines profondes qu’a jailli l’Église. Mais c’est l’Esprit-Saint qui l’a fait naître, à la Pentecôte. Le Verbe incarné a été jugé et condamné par le monde. L’Esprit-Saint, envoyé, a déjà commencé à juger et condamner le monde, de l’intérieur, par la vie même qu’il y suscite (Jn 16, 7-12) …

        Le propre de l’Esprit-Saint, c’est sa nouveauté. Il n’est pas novateur, ni révolutionnaire, ni même réformateur par l’extérieur, mais il renouvelle tout par le fond… Le paraclet est secret…il est discret…Il s’efface devant le Christ pour l’éclairer de sa lumière, il s’efface devant nous pour éveiller notre liberté même… Comme une présence intime vivante, une lumière sur le Christ, sur le monde et sur nous-mêmes, car il est en nous, au plus profond, non seulement comme notre créateur, mais comme source vive (Jn 4,14 et 7, 37-39), source cachée, qu’il s’agit de capter sans trop savoir dans quelle mesure notre énergie vient de nous-même ou de Lui.

        Veni sancte Spiritus… Viens Esprit-Saint, remplis le cœur de tes fidèles…

René LAURENTIN in ‘L’Esprit Saint, cet inconnu’ Fayard 1997. Extraits pp 15-19

Pèlerins d'un jour, pèlerins toujours


 Nous étions une bonne vingtaine devant notre église de Gradignan, ce samedi matin 9 mai dès 7h30, à prendre le car pour nous rendre à Lourdes au pèlerinage diocésain. Avec les Talençais et Pessacais déjà embarqués nous étions une bonne quarantaine au total.
Comme toujours le voyage aller s’est déroulé dans le calme car le réveil avait été bien matinal et de plus nous ne connaissions pas ou peu les pèlerins des communes voisines. Arrivés à l’hôtel les langues se délièrent rapidement autour du premier repas partagé.
 
Bien vite après avoir pris possession de nos chambres il nous fallut nous rendre à l’église Ste Bernadette dans la grande salle pour un rassemblement de tous les pèlerins du diocèse sous l’égide de notre Évêque auxiliaire Mgr J.M. Le Vert. Impressionnante assemblée : un millier et demi de pèlerins avec une foultitude de jeunes mais aussi un bel aréopage de personnes handicapées. Belle rencontre animée de chants et de prières auxquelles l’assemblée participa pleinement.
 
Après ce temps d’accueil chacun allait là où le menait son cœur : à la grotte, à la chapelle du St Sacrement, au chemin de Croix ou plus simplement encore se poser au bord du gave qui, à voir l’eau s’écouler, donne à penser au temps qui passe ……
Le soir après le repas arrivait très vite l’heure d’aller processionner cierge à la main avec les pèlerins venus de partout dans le Monde. Nous étions bien sûr précédés par les prêtres et les handicapés en fauteuils. La foule était telle que les uns arrivaient aux pieds de la Basilique lorsque bon nombre de pèlerins n’étaient pas encore en mouvement. Le ciel nuageux s’est montré clément et a laissé la procession se dérouler sans déverser la moindre goutte d’eau.
 
Après une nuit bienfaisante les tout-jeunes étaient invités à des activités manuelles les conduisant à réaliser pour eux-mêmes un joli chapelet, tandis qu’une marche spirituelle de quelques kilomètres était proposée autour de Lourdes alors que par ailleurs s’offrait bien évidemment la possibilité de gravir le chemin du calvaire ou d’aller se recueillir devant la grotte ou à la chapelle de l’adoration …
Après le repas de midi, la clôture des bagages et leur enfermement dans les soutes du car nous sommes partis participer à la messe présidée par Mgr Le Vert qui avec des paroles simples, chaleureuses nous a invités à être attentifs à ceux que nous côtoyons dans la vie et à se faire les témoins de l’amour du Christ qui a donné sa vie pour tous. Vers 17h nous reprenions la route, le cœur joyeux de tous ces bons moments partagés et de ces temps de prière en pleine communion avec des gens pourtant venus de partout dans le monde.
 
Nous tenons à remercier nos deux accompagnatrices dont Marie-Amélie ROYER pour notre paroisse et Jacqueline de Pessac. Merci aussi à Marie-Philomène BOURGOIN qui a participé à l’animation des rencontres lors des assemblées. Un grand merci aussi à notre excellent chauffeur de car qui nous a permis d’accomplir ce pèlerinage.
Christian et Christiane HAUW

Unis au Christ dans son mystère de l'Ascension / l'édito

        Aujourd'hui notre Seigneur Jésus Christ est monté au ciel ; que notre cœur y monte avec lui. Écoutons ce que nous dit l'Apôtre : “Puisque vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d'en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu. Ayez le sens des choses d'en haut, non des choses de la terre” (Col. 3,1-2).

         De même que Jésus est monté sans pourtant s'éloigner de nous, ainsi nous sommes déjà là-haut avec lui, même si ce qui nous est promis ne se réalise pas encore en notre chair. Lui est déjà élevé au-dessus des cieux ; et cependant il souffre sur la terre toutes les peines que nous, ses membres, nous ressentons. De cela il a porté témoignage quand il s'écria d'en haut : “Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?” (Ac. 9, 4), et encore : “J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger” (Mt. 25, 35). Pourquoi ne travaillons-nous pas sur cette terre, de telle sorte que, par la foi, l’espérance et la charité qui nous unissent à lui, nous reposions dès maintenant avec lui dans le ciel ? Lui, qui est là, est aussi avec nous ; et nous, qui sommes ici, nous sommes aussi avec lui. Il peut cela par sa divinité, sa puissance, son amour ; et nous, si nous ne le pouvons comme lui par la divinité, nous le pouvons en lui par l'amour. Il n'a pas quitté le ciel quand il est descendu vers nous, et il ne nous a pas quittés lorsqu'il est monté au ciel. Sa présence là-haut pendant qu'il était ici, lui-même en témoigne : “Personne, dit-il n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui descendit du ciel, le Fils de l'homme qui est au ciel” (Jn 3, 13).

         Ces paroles ne semblent viser que lui seul sans qu'aucun de nous puisse être concerné. Et pourtant cela fut dit en raison de l'unité, parce qu'il est la tête, et nous sommes le corps. Cela ne concerne donc personne d'autre que lui, puisque, nous aussi, nous sommes lui selon que lui est Fils de l’homme à cause de nous et nous fils de Dieu à cause de lui. C'est pourquoi l'Apôtre dit : De même en effet que le corps est un, tout en ayant plusieurs membres, et que tous les membres du corps, en dépit de leur pluralité, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il du Christ (1 Co. 12,12). Le Christ est donc constitué de nombreux membres, mais il est un corps unique. Lui seul descendit du ciel par miséricorde et lui seul y est monté, et nous avec lui par grâce… 

 D’une homélie de Saint Augustin (354-430)