Fête de la paroisse
60 ans de l’Association Saint Pierre  
Dimanche 7 juin 10h au Fronton
Messe, apéritif offert, exposition sur le chanoine DUBREUIL
repas partagé.
 
Attention : Pas de messe à l'église dimanche 7 juin 

Monsieur le Chanoine Dubreuil, Hommage et Gratidute / l'Edito



     La plupart d’entre nous avons, à un moment ou à un autre, fréquenté le « Fronton » pour diverses activités :

- le sport pour les plus anciens, les pionniers…,
- le service aux autres - l'Équipe Saint Vincent, la Visitation 2,
À nous tous, etc. - les réunions et rassemblements - éveil à la foi, aumônerie, scouts, CADIR (Centre pour l’Analyse du Discours Religieux), Conter la Bible, Églises « sœurs », etc. -,
- épisodiquement même la célébration de la messe comme en ce dimanche 7 juin, suivie d’un repas partagé…,
- et utilisation privée à l’occasion d’évènements particuliers, surtout baptêmes et communions.

Sommes-nous toujours bien conscients de notre privilège de disposer d’un tel ensemble foncier et immobilier ?
Aussi est-ce pour rendre hommage au chanoine Dubreuil, et lui exprimer notre gratitude, que nous avons souhaité lui dédier cette manifestation du 7 juin, à l’occasion du soixantième anniversaire de la création, à son initiative et par sa volonté, de l’Association Amicale de Saint Pierre de Gradignan qui en est propriétaire, et le gère au service de la paroisse de Gradignan.

Le jeune homme riche qu’il avait été du fait de sa naissance avait bien lu et intégré les enseignements des trois premiers évangiles. Jésus lui avait dit : «Viens, et suis-moi». Aussi avait-il choisi de devenir prêtre.
Et dépassant l’injonction « Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent », c’est lui qui allait vers eux.
De même ce juste a donné à manger, a donné à boire, a recueilli, a vêtu, a visité malades et sans doute prisonniers, « ces plus petits de ses frères ».
Et, son ministère accompli, après s’être retiré au «Repos maternel», puis à «Fontaudin», il entendit à nouveau les paroles de Jésus au jeune homme riche : «Va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel».

Et c’est ainsi que, dans un premier temps, le 20 avril 1966, il signa devant notaire les statuts de l’Association Amicale de Saint Pierre de Gradignan par lesquels il lui apportait le terrain (alors de 6 564 m²) du « Fronton » pour :
- Développer les œuvres catholiques de la paroisse,
- Promouvoir tout ce qui peut favoriser le développement moral et physique de la jeunesse,
- Favoriser toutes œuvres sociales et d’éducation populaire.

Dans un second temps, le 14 septembre 1972, complétant son dépouillement, il fit procéder d’une part à la dissolution de la Société Immobilière Saint Pierre de Gradignan qu’il avait créée en 1952 pour y placer le terrain de 3 202 m² (emplacement actuel de la Caisse d’Épargne et de la Villa Saint Pierre) et les constructions qui s’y trouvaient (dont la salle des fêtes « Jeanne d’Arc » qu’il avait fait construire et qui avait été ultérieurement transformée en cinéma) et d’autre part à la dévolution de ce patrimoine, «comprenant un ensemble immobilier à usage de centre paroissial», selon l’acte notarié, à l’Association Amicale de Saint Pierre de Gradignan.

C’est cette dévolution qui, par la vente des parcelles à la Caisse d’Épargne pour partie, à un promoteur pour le reste, a permis la construction du chalet «Dubreuil» sur le terrain du Fronton, et l’acquisition d’un appartement dans la résidence «Villa Saint Pierre», dont la location permet de couvrir les frais d’entretien et d’exploitation de l’ensemble foncier et immobilier du Fronton, assurant la pérennité de l’Association.

Au-delà de son ministère, le chanoine Dubreuil s’est donc révélé comme un bâtisseur et un entrepreneur avisé, meneur d’hommes, n’hésitant pas à solliciter des bénévoles, et un précurseur, notamment en matière d’éducation physique et de promotion du sport.

Avec mon très grand respect.
Daniel HICKEL

Les annonces de la semaine

Prières et Sacrements
Prions pour nos frères
Les baptisés : Ysée VALENTIN, Anne JAKSIC CAZAL
Les mariés :Kevin FORMENT et Victorine CHABOT – Thibault JAKSIC et Cécilia CAZAL

Le défunt : Philippe MARTEFON

Obsèques de la semaine : Maïté BERNAUDEAU, 9 juin à 15h et Laurent PEREZ, 11 juin à 15h.

Les photos des Confirmations du Samedi 23 mai 2026 : ICI


Chapelet - Prière pour la Paix : mardi 2 juin à 19h.


Messes dans les EHPAD : Douceur de France : vendredi 12 juin.


Vivre l'Evangile avec Marie :Le groupe de Francine LEBRUN se réunit le mardi 9 juin chez Francine à 14h30

Rassemblement diocésain des Équipes du Rosaire au sanctuaire ND de Verdelais mardi 23 juin. Ouvert à tous

À 10h salle des Célestins : Enseignement par le père Jean Maurel « En toi je trouve ma joie » puis messe à 11h30.

Vie du mouvement en mission et ses engagements d’évangélisation. Chapelet à 16h. Voir affiche au fond de l'église.

Lecture de la Bible 

Lecture de l'évangile du dimanche : lundi 15 juin à 20h salle saint Jean.

Pastorale des Jeunes

Collégiens : samedi 13 juin de 18h à 21h salle St Jean.

Vie fraternelle

Concert "Résonances" : Dimanche 14 juin à 17h

Croire et comprendre : vendredi 12 juin de 19h30 à 21h30 Salle St Jean

Dire sa foi / Jn 3 16-18 / Une homélie

Ce matin, des collégiens vont faire leur profession de foi. C’est à dire qu’ils vont dire leur foi. Dans l’évangile d’aujourd’hui, la question de la foi est centrale : il s’agit de « croire au Nom du Fils unique de Dieu »

Et nous, que pouvons-nous dire de notre foi ? Comment se dit notre foi au Fils ? au nom du Fils ? Comment s’exprime notre foi dans la Trinité que nous fêtons aujourd’hui ?

Samedi dernier, j’étais dans la basilique de Saint Seurin pour la confirmation de 250 adultes. La basilique était comble, probablement un millier de personnes.
Au moment de proclamer la foi de l’Église, l’évêque interroge l’assemblée : « Croyez-vous au Père tout puissant ? » et la foule de répondre haut et fort d’une seule voix, comme un coup de tonnerre : « Oui, nous croyons ! », et les voûtes de St Seurin tremblent sous cette déflagration. Cette clameur trois fois répétée a suscité en moi un profond malaise… je n’ai pas pu m’empêcher de penser : « quelque chose ici ne va pas »
Peut-on en vérité proclamer notre foi sous le registre du cri unanime ?
Qui peut répondre « Je crois » sans hésiter, sans la moindre réserve, sans le moindre tremblement intime ?

Il se pourrait que nous confondions bien souvent adhérer et croire.
Adhérer à des idées, à un récit, à une vision du monde et de l’Homme, et croire à quelqu’un… à son Nom. Or, l’Evangile semble attendre de nous non pas une adhésion massive et sans ombre à un programme, mais la foi en un Dieu qui se révèle dans toute la complexité de sa triple habitation : Père, Fils, Esprit.

L’objet de notre foi n’est pas objet de savoir. Si l’on sait, on n’a plus besoin de croire. Il ne s’agit pas d’adhérer, mais de faire confiance. Confiance et foi, c’est le même mot.
Interrogeons notre cœur et demandons-lui : « fais-tu confiance ? Ressens-tu au fond de toi qu’il y a quelque chose de vital pour toi qui se tient là, que tu ne comprends pas mais qui te tient en vie ? » Alors, la réponse qui viendra ne sera pas un cri plein d’assurance. Ce sera une petite voix, pleine de pudeur qui dira : « oui, sans comprendre, je fais confiance : oui… je crois »

Comprend-t-on pourquoi on est aimé ?
Je m’adresse aux amoureux, aux mariés, aux vieux couples : Avez-vous compris pourquoi il ou elle vous aime ? J’espère que non. Croyez-vous qu’il ou elle vous aime ? Oui, vous y croyez, et ça vous tient en vie.

Quelqu’un écrit : « savoir Croire, c’est savoir douter »*
Alors n’ayons pas peur de nos doutes. Ne craignons pas de ne pas tout comprendre, ne pensons pas que notre foi puisse se hurler comme on clame un mot d’ordre, comme on crie dans un stade… notre foi est incompatible avec le cri de la foule.

Prions pour que ces enfants qui ont à dire leur foi soient libérés de l’illusion de l’adhésion à un discours, à des idées. Qu’ils s’autorisent le doute, qu’ils se réjouissent de leurs questions et qu’ils entrent dans la confiance, c’est à dire dans la Foi.

Nul ne sait ce qu’est « croire au nom du fils unique de Dieu »
Nul ne sait comment ça marche la sainte Trinité
Mais ce Nom et cette Trinité nous plongent dans la vie éternelle, nous ouvrent le Royaume, nous pardonnent, nous aiment et sauvent le monde.

Telle est notre foi

╬ Amen
Sylvain diacre
*Marion Muller-Colard « Croire qu’est-ce que ça change ? »p.88

J'ai fait connaître ton nom aux hommes / Jn 17 1-11 / Une homélie


"J'ai fait connaître ton nom aux hommes", le Fils nous rejoint pour nous faire connaître le nom de Dieu. Jésus dans la grande prière que nous rapporte l'évangéliste saint Jean, appelle Dieu "Père".
Le nom c'est ce qui reste dans l'absence. Les apôtres, après le départ de Jésus au ciel, se réunissent au cénacle au nom de Jésus. Ils ne se sentent plus abandonnés comme au soir de la crucifixion. Ils ont revêtu le nom du Christ. Ensembles, ils sont dans la prière, habités du nom de Jésus.
Nous, qui avons été baptisés, avons revêtu le nom du Christ. Nous portons comme le dit Pierre dans sa lettre, le nom de chrétiens.
Cette dénomination n'est pas seulement une marque d'appartenance à un groupe social. Ce n'est pas l'enseigne d'un club qui réunirait ses membres tous les samedis soir et les dimanches matin. C'est bien plus, c'est une dignité que nous avons revêtue. C'est une marque qui s'imprime dans notre chair. C'est une parole qui nous oriente vers celui que le Christ appelle Père.
Le monde veut faire croire que ce nom de chrétien nous investit d'un rôle moral. Il veut faire croire qu'être chrétien, c'est adhérer à des valeurs. Ainsi, le monde parle des "valeurs chrétiennes".
Est-ce de valeurs et de morale dont parle le Christ dans sa grande prière ? Non. Il nous dit combien la relation qu'il entretient avec son Père est un don permanent, une relation d'amour. Et cet amour, il le propose à ceux qui ont gardé fidèlement sa parole.
Ce nom, qui est inscrit en nous, nous rassemble ce soir (ce matin). C'est cette présence mystérieuse mais vivante, laissée par l'absence de celui qui rejoint son père, qui nous unit aujourd'hui. Ce nom est plus fort que tout. Il porte en lui une énergie qui nous attire vers le Père comme un aimant.
Ce nom ignore les commandements du monde. Il s'impose à nous pour faire jaillir le commandement nouveau, "aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé." Cela le monde ne peut le supporter. Il ne peut supporter que des hommes et des femmes se soustraient à ses lois.
Partout dans le monde, les minorités chrétiennes subissent la discrimination et la persécution. Elles sont considérées aujourd'hui comme le groupe religieux le plus persécuté.
Des millions de chrétiens vivant dans plus d'une soixantaine de pays, risquent de se trouver victimes d'un traitement injuste en raison de leur conviction religieuse.
La persécution chrétienne peut prendre diverses formes. Les atteintes flagrantes à la liberté de pensée et de conscience mènent trop souvent à la violence physique, l'incarcération et la mort. Mais la persécution peut toucher tous les aspects de la vie, allant de la désinformation jusqu'à la discrimination et l'exclusion.
En France, nous sommes à l'abri des excès que connaissent nos frères chrétiens d'orient. Mais la paix n'est jamais acquise. C'est un chemin qu'il nous faut toujours reprendre. Un chemin qui fait l'unité à la suite du Christ.
Rappelons que l'Eglise est ce chemin. C'est un chemin qui redonne des forces pour répandre ce beau commandement : "aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé."
Le partage du pain et du vin auquel nous invite le Père au nom du Christ apaise nos inquiétudes et nous redonne des forces pour la route. Nous ne sommes pas là pour notre confort ou notre propre satisfaction. Nous sommes là pour rendre gloire à Dieu, car il nous glorifie dans son Fils Jésus Christ. Que cette Eucharistie soit pour nous signe d'unité et d'amour.
"C'est à l'amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples" Cet amour annonçons-le, au nom du Christ.
Car qui regarde l'Eglise dans l'Esprit, voit le Christ. Et qui voit le Christ, voit le Père, et qui voit le Père reçoit l'Esprit.
Mes amis, nous voilà en route pour la pentecôte, dans l'Esprit, laissons grandir en nous le nom de Jésus qui nous habite à jamais. Laissons-lui toute la place qui lui revient.
Amen !
Dominique Bourgoin, diacre.