Homélie du jour des Rameaux

Entrer dans la prière de Jésus
Avancer sur les traces de sa Passion.

Axer notre réflexion sur les prières de Jésus.

Au-delà de ses enseignements, de ses miracles,
Entrer en communion avec lui en restant attentif aux prières qu’il dit lors des jours de sa chair, lors des jours de sa passion.

L’action de grâce qui fonde sa confiance au Père
Elle est dite avant la prière de bénédiction du pain et du vin qu’il va offrir aux disciples pour les nourrir d’une nouvelle manière et leur faire goûter la joie du royaume.

La prière dite à genoux, dans la prostration
Qui demande que sa volonté soit unie à la volonté du Père, avant d’affronter librement les étapes de la passion.

La prière dite sur la Croix, qui prépare le grand moment où il va expirer, et remettre le souffle entre les mains du Père
Cette prière du psaume insiste sur l’éloignement qui existe entre lui et son Père, qui lui demande de se rapprocher et de le sauver de la mort.

Toutes ses prières doivent devenir nos prières, dites en notre faveur,
mais aussi dites pour nous apprendre à demeurer vigilants avec lui dans les épreuves.
La prière de sa résurrection quand il intercède pour nous à droite du Père complétera la prière dite dans les jours de sa chair.

Jean-Pierre Ranga
 

Ces Rameaux vont être bénis, ils vont être dans nos maisons un signe de bénédiction.
Nous sommes nombreux parce que nous avons besoin d’une protection de Dieu dans nos maisons.
Les rameaux, cet arbre vert, c’est l’arbre de la vie.

Ceci n’est que le premier jour de la semaine sainte. Il y a une chose que nous savons bien : l’arbre de vie est devenu l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Ce 2° arbre est notre vie, un mélange de bien et de mal, de l’amour et de la haine, de guerre et de paix, de bonheur et de malheur.
C’est sur cet arbre que nous sommes crucifiés tous les jours. Ce qui nous arrive est une étrange chose : nous nous jouons la comédie de mettre Jésus le Christ sur cette croix, comme un bouc émissaire, pour exorciser notre malheur.
Mais voici que le Christ offre de se livrer à ce mensonge meurtrier et Il devient celui en qui s’expose au monde entier la violence humaine à l’égard de l’homme.
Le Christ crucifié sur ce bois de la Croix, sur ce bois devenu sec, nous montre dans quel état nous sommes ; comment nous désirons l’arbre de vie et comment nous choisissons sans nous en rendre compte l’arbre de la mort.
Dieu notre Père a relevé le crucifix d’entre les morts, la croix du Christ devient la porte de notre enclos, le passage à la vie qui nous vient par lui, avec lui et en lui.
Car nous n’avons pas la force de nous fabriquer un chemin vers la vie : c’est lui le Chemin.
Nous n’avons pas la force de connaître la Vérité, c’est lui la Vérité.
Nos n’avons pas la force de connaître la Vie, c’est lui la Vie.

Ce n’est pas d’avoir dans nos maisons le symbole de l’arbre vert qui nous sauve. Ce symbole nous rappelle qu’il s’agit de suivre le Christ, de voir ce que la Christ soigne et guérit dans nos vies, d’entendre ce qu’il nous dit en continue au quotidien.
Entrons dans cette semaine sainte, laissons-nous instruire, conduire, réveiller par le Christ crucifié et ressuscité.
Jean-Pierre Duplantier.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire