Heureux les veilleurs en tenue de service ! / Luc 12 32-48 / Une homélie
Soyez riches en vue de Dieu ! / Luc 12 13-21 / Une homélie
Souvent Jésus a parlé de l’argent comme quelque chose qui détourne de la vérité dans nos relations avec Dieu ou avec les autres.
Seigneur, apprends-nous à prier / Luc 11 1-13 / une homélie
"Seigneur, apprends-nous à prier" Jésus devait avoir une attitude particulièrement remarquable pour que naisse cette question sur les lèvres d'un de ses disciples. Cette question traduit une envie, une envie de relation avec Dieu.
Nous sommes habitués à la réponse car ce texte est très connu. Pourtant, on peut déceler un petit décalage dans la réponse de Jésus. Est-ce bien la réponse attendue par le disciple ? Le disciple ne voulait-il pas, par exemple, savoir qu'elle est la meilleure attitude prendre pour prier ?
La réponse attendue de Jésus aurait été : debout, assise, à genou, allongée.
Mais justement, pour Jésus, peu importe comment se tenir. On peut prier dans toutes les attitudes. Et de fait même si on se dit qu'une bonne attitude, une attitude qui nous correspond est une bonne chose, sachons qu'il y en a qui prie en voiture, en faisant des longueurs à la piscine, debout tassé dans le tram, sur le chemin de Compostelle ou que sais-je.
L'important n'est pas l'attitude, l'important étant de prier.
Comme si ce qu'on prie va de soi. Comme si ce qu'on prie vient du plus profond de nous-même.
La prière du Notre Père que Jésus nous enseigne est d’exprimer une vérité qui est inscrite en nous.
Pour vous illustrer ce que je peine à vous expliquer, je vais vous raconter une anecdote.
Il y a une bonne dizaine d’années, j'ai fait la connaissance de Léonard qui s'est présenté à moi à la fin de la messe à Gradignan pour me dire qu'il revenait à la messe aujourd'hui et qu'il y avait très longtemps qu'il n'y avait pas assisté.
Pendant l’échange, il me dit quelque chose de très révélateur sur ce qu'on médite aujourd’hui. Il me dit : "je connais la prière du Notre Père". Il était tout surpris de cela, il le vivait comme un miracle. Pourquoi cela, parce qu'il en a appris des choses étant enfant, des poésies, des théorèmes, des textes, des dates, des lieux et il en a oublié la plupart à moins de faire un effort de mémoire.
Mais pour le Notre Père, pas d'effort, les mots sont revenus sur ses lèvres NATURELLEMENT. Comme une évidence parce que c'est dans l'ordre des choses, parce que c'est comme cela : on n'apprend pas le Notre Père, il se révèle à nous. Il est inscrit dans notre chair plus que dans notre mémoire. Cher Léonard, point de miracle, tu as juste découvert ce que nous, nous oublions, comment cette prière est liée à notre intimité.
Et au point où nous en sommes, interrogeons-nous un petit peu sur le contenu de ce que Jésus nous invite à dire.
"Quand vous priez, dites : Père " Jésus est celui qui désigne le Père, ce qui fait de lui un Fils. Et quand il nous invite à dire "Père" il nous invite à nous reconnaître nous-même fils de Dieu et son frère. C'est pour cela que cette prière est si évidente et si forte en émotion, l'image de Dieu en nous surgit. La distance infinie entre notre pauvreté et la grandeur immense de Dieu est subitement abolie. Dieu se fait proche.
En si peu de mots, se concentrent toutes les prières. Prier Notre Père révèle en nous notre besoin de louer, notre besoin de nourriture, notre besoin de pardon et notre besoin de salut.
Cette prière est pour le présent. « Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. » Il n’y a pas de référence à un passé culpabilisant mais une demande de pardon pour maintenant. Il n’y a pas de demande pour l’avenir mais toute la prière se concentre sur l’instant. Le passé est dans la miséricorde du Père, l’avenir est à la grâce de Dieu.
Et notre prière est relayée par Jésus lui-même car c'est par lui avec lui et en lui que nous nous orientons vers le Père. C'est lui qui le désigne, il est celui qui s'efface pour révéler la face du Père. Il est celui qui nous invite à nous abandonner dans les bras du Père qui est amour.
Chers pèlerins, je vous invite à noter dans votre roadbook un temps pour prier le Père, de préférence le matin. Je vous invite également à prendre quelques petits feuillets sur lesquels est inscrit la prière du Notre Père que vous pourrez distribuer à ceux qui le demande.
Je
rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu
élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où
tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.
Amen !
Dominique Bourgoin, diacre.
Marthe absente / Luc 10 38-42 / Une homélie
Va et toi aussi fais de même / Luc 10 25-35 / Une homélie
La paix comme un fleuve / Lc 10, 1-12.17-20 / Une homélie
‘’La paix comme un fleuve, un torrent qui déborde, gloire des nations !’’ annonce le prophète Isaïe
‘’Paix et miséricorde’’ promet saint Paul à ceux et celles qui sont des créations nouvelles par la croix
‘’Paix à cette maison, s’il y a là un homme de paix, votre paix ira reposer sur lui…’’ recommande Jésus au 72 autres disciples envoyés dans les villes où il devait aller.
Les textes de ce jour tournent autour de ce mot de Paix que l’actualité nous fait désirer de plus en plus avec ardeur. Paix pour les nations, paix entre les hommes, mais aussi paix intérieure. Il s’agit probablement de cette dernière qui conditionne celle qui fait le plus défaut sur notre planète.
Saint Paul, à sa manière, nous le dit avec force : ‘’Le monde est crucifié pour moi et moi pour le monde’’ ! Une croix sur soi ou mettre une croix sur ce qui caractérise le monde. Mettre une croix sur comme on dit pour ‘’renoncer à’’ : dire non ! pas de bourse, pas de sac ni de sandales … Dans un premier temps, ne pas aller bien loin, aller à la rencontre de son prochain en renonçant à ce qui illusionne nos sécurités, consentir à ne plus avoir pour accueillir ce qui nous est donné.
Si nous désirons la paix, pour nous même et pour le monde, il nous faut accepter d’être envoyé au monde, sans arme ni bagage, mais jamais seul. Le Christ nous précède et il viendra chez ceux qui auront accueilli la paix offerte par de simples mots, ceux du quotidien, ceux de ‘’l’ordinaire des jours’’ comme le disait Madeleine DELBREL.
Cette paix, annonciatrice du Règne de Dieu n’est pas seulement à la manière des hommes, à la manière de Dieu, elle a le pouvoir de guérir, elle brisera les peurs dues à nos différences, comme une source d’eau vive, elle irriguera nos sècheresses, comme un baume, elle consolera nos peines, elle offre sa miséricorde, comme une rosée du matin, elle fait grandir notre Espérance.
Viens Esprit de Paix, viens nous irriguer
Fais jaillir des cœurs le chant de l’Agneau
Par toi resplendit la croix du Seigneur.
Amen Vincent GARROS




