Information sur la situation financière de la paroisse

Réalisé 2024 : 

Le compte d’exploitation de 2024 fait ressortir un bénéfice de 11 888 euros avec des dépenses de 118 252 euros et des revenus de 130 140 euros.
Ce bénéfice s'explique principalement :
- Coté revenus, par un nombre d'obsèques important, des quêtes qui restent à un bon niveau (contrairement aux dons qui sont en baisse), la réintroduction dans nos comptes des honoraires de messe (décidée pour cette année par le diocèse) et le bon rapport financier de notre réserve.
- Coté dépenses, par des travaux budgétés mais non réalisés comme ceux concernant les portes de la Salle St-Jacques qui ont été reportés à 2025. Les autres travaux importants prévus comme la boucle ampli pour malentendants ont été finalisés. 


Budget 2025 : 

Le budget 2025 a été validé en réunion après analyse des dépenses 2024. Ce budget est en léger déficit avec des dépenses de 131 900 euros et des recettes de 128 400 euros.

Points particuliers :
- Les dépenses de gaz devraient se stabiliser suite au nouveau prix unitaire pour 2025 qui est en légère baisse alors que les taxes elles, seront en hausse. 

- Le poste 'Équipement Église' prend en compte le projet concernant les aménagements de la salle St Jacques avec ses nouvelles portes, le changement des ampoules pour les projecteurs spéciaux et le nouveau micro d'autel à l'église.

- Le poste 'traitement prêtres' est prévu en hausse avec l'arrivée du père Jean-Louis DESPEAUX.

- Les revenus estimés sont légèrement inférieurs à 2024 avec une baisse anticipée des taux d'intérêts pour notre réserve diocésaine et pas d'honoraires de messe reversés à la paroisse.




Trinité / Jn 16 12-15 / Une homélie


(...) Au nom du père, et du fils, et du saint-esprit.
Tout est là.
Tout est inscrit, là.
Notre foi toute entière, notre espérance, notre vie.
Nous nous tenons là, entre ces quelques mots incompréhensibles : Au nom du père, et du fils, et du saint esprit.
(...)
Le père, le fils, et le saint esprit.
Le mystère de la Trinité. Cette histoire de Trinité à laquelle personne ne comprend rien, sur laquelle tout le monde se casse les dents : trois en un, distincts mais unis, unis mais pas confondus… sans écarts mais à distance, identiques mais différents, contemporains mais procédant les uns des autres…
Un Père qui crée sans engendrer, un fils engendré non pas créé, un Fils contemporain du Père, un esprit ― un souffle ― qui passe de l’un à l’autre tout en étant de l’un et de l’autre, un père qui est « paternité » avant d’être père, un fils qui est « filiation » avant d’être fils…
Pour parler d’eux, de lui, aucun verbe n’est approprié, aucune conjugaison n’est juste, puisqu’il échappe au temps et à l’espace…
 
Alors oui : Au nom du père, et du fils, et du saint esprit. Amen
Et en disant ça, on a tout dit. Plus besoin de verbe, plus besoin de conjugaison, il suffit de le nommer, de dire qu’ils ont un nom, un unique nom… un nom que nul ne peut nommer, car ce nom est un lieu. Au nom de… Dans le nom du père, et du fils, et du saint esprit.
(...)

Vous vous préparez au baptême ?
        Entrez là et vous êtes arrivés.
Vous vous préparez à recevoir l’eucharistie ?
        Discernez ça et vous serez nourris.
Vous vous préparez à la confirmation ?
        Laissez-vous saisir par ça et vous serez témoins.
Vous vous préparez au mariage ?
        Entendez ça et vous deviendrez une seule chair.
Vous êtes pécheurs ?
        Accueillez ça et vous serez capables d’accueillir le pardon.
Vous êtes malades ?
        Soyez baignés de ça et vous serez soulagés.
Vous vous préparez à mourir ?
        Accrochez-vous à ça et vous passerez.
Et si l’on vous ordonne évêque, prêtre ou diacre, c’est là et seulement là que vous êtes ordonnés.
(...)
╬ Amen
Sylvain diacre 

Retour de Taizé

Une dizaine de lycéens, se réunissant durant l’année à Gradignan, sont allés à Taizé la semaine suivant Pâques avec les autres lycéens de Bordeaux. Alors que certains venaient pour la 3ème fois, la plupart découvrait le lieu et l’ambiance. Il faut environ 2 jours d’adaptation pour prendre ce rythme si particulier que pro-posent les frères de Taizé aux jeunes : 3 prières quotidiennes, des temps de silence, du partage biblique avec des jeunes de toute l’Europe, des services à rendre …

Voici quelques-unes de leurs impressions :
- C’est une vraie coupure avec notre vie habituelle et le temps scolaire. J’ai découvert une prière différente : au début pendant les temps de silence, je priais de façon classique en récitant des prières dans ma tête, puis au fil des jours je me suis mis à l’écoute de mes pensées et j’ai même obtenu des réponses à des préoccupations que j’avais.
- Le vendredi soir la prière s’est prolongée avec la vénération de la croix, un des temps forts de notre semaine. J’ai attendu en procession pendant 2h30. Les gens qui avançaient à genoux : ça m’a rappelé Fatima.
- Au fur et à mesure qu’on s’approche dans la file, on se recentre avec les chants qui nous portent. Ce temps d’attente permet de se préparer. On fait un peu le chemin de croix avec Jésus. En approchant de la croix, on sent la tension et on est saisi par les gens qui pleurent.
- En posant mon front sur la croix, j’ai eu l’impression de ne plus pouvoir me dé-tacher tant que je n’avais pas déposé tous mes problèmes et mes intentions de prière. Après on se sent tellement léger.
- Ça me conforte dans ma foi et m’encourage de voir autant de monde de différents pays et de différentes langues qui partagent et croient à la même chose. C’est super beau ! J’en ressort grandie.
- Chanter et faire le silence à 2000 personnes, c’est une expérience unique. On en a des frissons et on ressent la présence de Dieu.
- Ça va me manquer, les rencontres, la gentillesse des gens, les journées avec beaucoup moins de temps sur mon téléphone. Les chants et les temps de silence, ça apaise vraiment. On repart vidé de tous ses problèmes. On a pris du recul grâce à la connexion à Dieu.
- De retour, j’ai envie … de plus prier … d’aller plus souvent à l’église … de plus lire la bible …de plus partager sur ma foi.

Vocation - Election / Jn10 27-30 / Une homélie

 Le seigneur appelle. On appelle ça : « vocation ». La racine de ce mot, c’est le mot « voix ». Une vocation, c’est d’abord une voix qui se fait entendre.
 
La Voix, elle résonne partout dans l’Ecriture pour peu qu’on arrête de parler à sa place. La Voix, c’est aussi celle de nos frères, les mille voix qui nous guident et nous rassurent. Pour l’entendre, il faut avoir des oreilles de brebis.

Une brebis, ça ne réagit pas aux grands discours. Un beau sermon très émouvant, un raisonnement brillant, une belle leçon de théologie, tout ça est inutile pour faire bouger une brebis. La brebis n’a que faire des mots qu’elle entend. La brebis entend le son d’une voix, sa musique, sa vibration. C’est à cette voix qu’elle répond, et sa réponse c’est de se mettre en mouvement, c’est de suivre celui qui marche devant. Elle ignore tout de sa destination.

Bien souvent, nous confondons « vocation » et « élection »
Ceux qui, dit-on, auraient eu « la vocation », seraient élus, choisis par Dieu… Et on a pris l’habitude de réduire cette vocation à l’élection des pasteurs, au surgissement des prêtres. L’Église, quand elle prie pour les vocations, prie d’abord pour que de jeunes hommes deviennent prêtres. On comprend bien pourquoi, on ne peut pas lui en vouloir, et on ne peut que la suivre dans ce désir nécessaire et brûlant.
Mais ne penser qu’à ça, c’est un peu court, c’est méconnaître la puissance de la voix, c’est sous-estimer la finesse des oreilles de brebis. C’est aussi prendre le risque de se croire exempté… pas concerné…
Quelque chose de nous est connu du Fils, quelque chose de nous recevra de lui la vie, quelque chose de nous est donné au fils par le Père, quelque chose de nous s’est mis à la suite du Fils… Ce quelque chose de nous est dans la main du Fils. Et ce qui est dans la main du Fils est aussi dans la main du Père et nul ne peut l’en arracher. Ce quelque chose de nous, porte le nom de "Brebis".
Et la brebis n’est pas le pasteur. La brebis ne peut pas se prendre pour le berger.
(...)

╬ Amen, Alleluia
Sylvain diacre

Retour de pèche / Jn 10 27-30 / Une homélie


       
Nous avions entendu il y a deux semaines dans l’évangile de Jean. « Il y a beaucoup de signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrit dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu et pour que en croyant, vous ayez la vie en vous. »  Et nous pensions que l’évangile était fini. Mais voilà, un nouveau chapitre étonnant nous est livré aujourd’hui. D’une grande richesse.

        Et nous revoilà en Galilée, avec les mêmes qu’au début de l’Évangile, Simon-Pierre maintenant associé à Thomas -lui qui voulait mettre son doigts dans les blessures de Jésus – Nathanaël, lui que Jésus avait vu sous le figuier et qui nous rappelle le premier signe à Cana, les fils de Zébédée, nous savons leur noms Jacques et Jean et deux autres, nous pouvons penser à André et Philippe. C’est comme un retour au début… et les voilà partis à la pêche comme si rien ne s’était passé !?

        Et nous voilà, avec eux, de nuit et rien ! la pèche est nulle ! Au lever du jour, tout change ! Il est sur le rivage et aucun d’entre eux n’ose le nommer… Il les appelle ‘les enfants’ comme si c’était un père ! Et cette question étrange : "Auriez-vous quelque chose à manger ?" On aurait pu s’attendre ; "La pèche a été bonne ?" non…  Il a donc faim… J’avais faim … Alors s’opère quelque chose qu’on a déjà entendu dans les évangiles : un pèche inattendue, inespérée au-delà de ce que l’on pouvait imaginer !

        Et sur la plage, un repas prêt : du poisson cuit sur la braise et du pain ! On compte les poisson : 153 ! certains pensent que c’est le nombre de nations connues à cette époque …et le filet ne se déchire pas : en grec : "ne schisme pas"

        Saint Jean nous fait un récit comme d’un temps hors le temps, après le temps… À la fin du temps ? Jésus sur l’autre rive, et les disciples le rejoignent. À la suite de Pierre, les disciples sont allés à la pèche… pécheurs d’hommes … mais à la seule initiative des hommes, rien … sur l’appel de Jésus, voilà qu’elle se réalise et le filet ne se déchire pas… le rassemblement que le filet réalise par le baptême ne schisme pas…  Mais ce n’est pas tout, une autre pèche a eu lieu et celle-là, c’est celle de Jésus !  Ne désespérons pas de nos pauvres résultats pastoraux ou de nos échecs, Jésus est à l’œuvre, par nos mains à son initiative mais aussi seul, à notre insu. Par Son Esprit, il appelle et mène vers le Père.

Christ est ressuscité, il est vivant. Alleluia !                        

Vincent GARROS