UN HOMME-ROI INVITE AUX NOCES DE SON FILS / Mt 22, 1-14 / UNE HOMÉLIE.

   Alors il invite ses familiers, ses proches, ceux et celles qu’il connaît et prépare un repas hors norme avec des bœufs et autres bêtes grasses ! (Pas vraiment végane !) Voilà cette nouvelle parabole de Jésus qui essaye de nous faire comprendre quelque chose du Royaume des Cieux. Mais si le festin de viandes grasses et de vins capiteux pouvaient faire rêver les auditeurs du prophète Isaïe, là les invités se désintéressent de cette invitation et chose curieuse, certains réagissent comme les vignerons de la parabole de dimanche dernier. Ces derniers refusaient de donner le fruit de leur travail au maître du domaine, frappaient les envoyés et même tuait le fils héritier. 
    Dans ces deux paraboles, une colère fait périr les invités qui ont refusé l’invitation, le festin ne sera pas pour eux comme la vigne sera enlevée à ceux à qui elle avait été confiée. Me vient alors cette parole de Jean le baptiste qui disait aux pharisiens et Saducéens qui venaient se faire baptiser dans le Jourdain : « Engeance de vipère, qui vous a montré le moyen d’échapper à la colère qui vient ? produisez-donc du fruit qui témoigne de votre conversion… (Mt 3, 7-8)
     Alors d’homme-roi reprend son annonce de la noce toute prête et envoie ses serviteurs. Il les envoie hors la ville, à la sortie des chemins nous dit le texte : là où arrivent les lointains, ceux du dehors ! des périphéries nous disait le pape François ! Qu’ils soient bons ou mauvais, justes ou pécheurs, tous sont invités et sont accueillis à la noce du fils de ce roi. Tous pourront être témoins de l’alliance qui est ici célébrée et profiter de ce beau et bon festin. Ce festin effacera-t-il l’humiliation de ceux qui avaient été exclus ? enlèvera-t-il le voile de deuil ? Ces images interrogent me semble-t-il nos liturgies et nos assemblées ! 
    Mais voilà, un personnage de cette parabole vient troubler l’harmonie. Un convive ne porte pas le vêtement de noce et refuse de répondre à celui qui l’appelle : « mon ami !» S’il est bien difficile  de savoir qui il est, nous apprenons par lui qu’il faut porter un vêtement de noce pour rester partager la joie du roi. La parabole  ne nous indique pas l’existence d’un dressing à l’entrée du Royaume mais peut-être que ce personnage n’a pas habillé son cœur de confiance ou de la joie d’avoir été invité et accueilli tel qu’il était. Alors le voilà, rejeté dans la ténèbre du dehors, nous faisant découvrir ainsi que dedans c’est rempli de lumière. Alors me vient ce verset du psaume 138 : « La ténèbre n'est point ténèbre devant toi, la nuit comme le jour est lumière ».  Amen  -

Vincent Garros     


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire