Ce matin, aux premières lueurs du jour, le premier jour de la semaine, deux femmes se rendent au tombeau pour le regarder. Elles se sont levées tôt pour regarder le sépulcre. Qu’y avait-il à voir sinon une pierre ?
Quoi
de plus naturel. Nous-même, n’allons-nous pas sur la tombe de nos
parents, de nos amis pour nous recueillir, pour prier ?
Certainement,
ont-elles le cœur lourd. Elles trainent leur tristesse en se
remémorant les événements qui ont conduits à la mort de Jésus.
Elles avancent avec peine, laissant apparaitre leur amertume. Les
larmes ont laissé des sillons sous leurs yeux.
« Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre » comme pour les réveiller. Elles sont secouées comme pour faire tomber le manteau de tristesse qui les enveloppe. Elles sont remuées comme pour les préparer à ce qui va se passer.
Elles
vont sans transition passer de la douleur de la mort d’un proche à
la joie immense de la vie. L’ange parait. Il ouvre le tombeau en
roulant la pierre. Il leur annonce la résurrection de celui qu’elles
aiment.
Chers catéchumènes, vous êtes pour nous, semblables à cette joie qu’éprouvent les deux femmes qui se rendent tôt le matin au tombeau et constatent la résurrection du Christ.
Dans
un instant, vous serez plongés dans l’eau, comme pour mourir à
votre ancienne vie et vous émergerez comme pour renaître de la vie
nouvelle.
Votre
joie sera immense. Vous connaîtrez dans votre chair la vie du
ressuscité.
Votre
joie sera la nôtre. Elle réveillera en nous le souvenir de notre
propre baptême.
Chers catéchumènes, merci pour ce chemin qui vous conduit à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne dans la nuit de la résurrection. Cette nuit vous inaugurez votre vie nouvelle dans le Christ.
Chers catéchumènes, merci de nous donner à voir les prémisses de notre résurrection en recevant l’eau de votre baptême.
Et
notre joie sera immense et nous pourrons annoncer : « Alléluia,
Christ est ressuscité ! »
Chers
catéchumènes, cette nuit tout commence pour vous. Vous avez entendu
la double invitation de l’ange et de Jésus-Christ lui-même :
« et voici qu’il vous précède en Galilée ; là,
vous le verrez. »
La
Galilée, c’est le lieu où le Christ nous attend tous, nous qui
sommes ses disciples.
Alors
tous, joyeusement, prenons le chemin de la Galilée, l’Esprit-saint
nous accompagne. Et en chemin, ne nous lassons pas de proclamer :
« Alléluia, Christ est ressuscité ! »
Amen !
Dominique
Bourgoin, diacre.

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