Alléluia ! L’épreuve humaine a un sens. Elle ne vise pas à détruire la vie ; elle peut servir, à qui y consent, à la rendre plus intense et plus parfaite. La Résurrection est un message de joie.
Alléluia ! Qu'il retentisse sur les cœurs brisés, sur les âmes en détresse, sur l’immense et funèbre théorie des malheureux, sur l'humanité tout entière. [2Co1,3-5]
Alléluia ! Qu'il retentisse sur les cœurs brisés, sur les âmes en détresse, sur l’immense et funèbre théorie des malheureux, sur l'humanité tout entière. [2Co1,3-5]
Ressuscité ! Vraiment, il est ressuscité !
Femme, redis-nous encore cette nouvelle
Depuis que le soleil luit sur l'humanité
La terre n'en a pas entendu d'aussi belle !
Femme, redis-nous encore cette nouvelle
Depuis que le soleil luit sur l'humanité
La terre n'en a pas entendu d'aussi belle !
Si le Christ est ressuscité, nous ressusciterons avec lui [1Thes 4,14]. La joie de Pâques est la joie universelle.
Par le sacrifice à la gloire ; par l’abnégation à la fécondité ; par le renoncement à l'amour, par l'amour à la vie ! Nos timidités nous paralysent, nos égoïsmes nous diminuent. Il n’y a pas d'autre voie qui conduise à la béatitude, à l'épanouissement complet, à la Vie. C'est le chemin tracé de la Résurrection.
Nos rêves sont mesquins ; ils manquent d’ambition ; ils ne portent pas d'avenir. Nous les limitons à des satisfactions passagères, à des jouissances éphémères. Nous ne vivons pas, par crainte de mourir. Nous nous resserrons parce que nous avons peur des renoncements nécessaires. Nous ne comprenons pas la beauté des risques à courir. Et pouvant être des héros, nous nous contentons de rester des portiers. La loge que nous occupons constitue pour nous tout l'univers ; et le geste machinal que nous dessinons est toute la mesure de notre effort. Nous valons plus et mieux. Dans chacun d’entre nous il y a les linéaments d'une statue divine, le ferment qui transforme une vie. Qu'agisse le marteau du sculpteur, et la statue se dégage, splendide, debout et vivante. Par la mort à la vie. Cela est vrai pour le temps, cela est vrai pour l'éternité. D'hommes faits, le Sauveur n’en connait pas, mais des hommes toujours à refaire. Voilà pourquoi il s'est constitué le ferment pour toute âme qui désire se parfaire.
Alléluia ! La Résurrection est un appel à la confiance ; elle est aussi le gage de la vie qui ne meurt pas. Alléluia ! Le christianisme est un hymne à la vie. Il est la religion des vivants. « Quand je serai élevé en croix, j'attirerai tout à moi » (Jn 12,32).
Ô Vivant éternel, attirez en vos bras de tendresse et sur votre cœur palpitant d'amour, les hommes, vos frères ; communiquez - leur cette vie divine qui est agrandissement et surélévation de la vie naturelle, et que se réalise sur terre votre dernière prière sur le chemin du Calvaire : Père, vous en moi, moi en eux, et tous consommés dans l'unité ! (Jn 17,23).
Alléluia ! Le Christ est ressuscité. Il est devenu esprit vivifiant. La grâce travaille les âmes. Le ferment spirituel ne cesse d'agir. Le monde est en marche vers l’unité des enfants de Dieu. Le Christ ressuscité ne meurt plus.
Par le sacrifice à la gloire ; par l’abnégation à la fécondité ; par le renoncement à l'amour, par l'amour à la vie ! Nos timidités nous paralysent, nos égoïsmes nous diminuent. Il n’y a pas d'autre voie qui conduise à la béatitude, à l'épanouissement complet, à la Vie. C'est le chemin tracé de la Résurrection.
Nos rêves sont mesquins ; ils manquent d’ambition ; ils ne portent pas d'avenir. Nous les limitons à des satisfactions passagères, à des jouissances éphémères. Nous ne vivons pas, par crainte de mourir. Nous nous resserrons parce que nous avons peur des renoncements nécessaires. Nous ne comprenons pas la beauté des risques à courir. Et pouvant être des héros, nous nous contentons de rester des portiers. La loge que nous occupons constitue pour nous tout l'univers ; et le geste machinal que nous dessinons est toute la mesure de notre effort. Nous valons plus et mieux. Dans chacun d’entre nous il y a les linéaments d'une statue divine, le ferment qui transforme une vie. Qu'agisse le marteau du sculpteur, et la statue se dégage, splendide, debout et vivante. Par la mort à la vie. Cela est vrai pour le temps, cela est vrai pour l'éternité. D'hommes faits, le Sauveur n’en connait pas, mais des hommes toujours à refaire. Voilà pourquoi il s'est constitué le ferment pour toute âme qui désire se parfaire.
Alléluia ! La Résurrection est un appel à la confiance ; elle est aussi le gage de la vie qui ne meurt pas. Alléluia ! Le christianisme est un hymne à la vie. Il est la religion des vivants. « Quand je serai élevé en croix, j'attirerai tout à moi » (Jn 12,32).
Ô Vivant éternel, attirez en vos bras de tendresse et sur votre cœur palpitant d'amour, les hommes, vos frères ; communiquez - leur cette vie divine qui est agrandissement et surélévation de la vie naturelle, et que se réalise sur terre votre dernière prière sur le chemin du Calvaire : Père, vous en moi, moi en eux, et tous consommés dans l'unité ! (Jn 17,23).
Alléluia ! Le Christ est ressuscité. Il est devenu esprit vivifiant. La grâce travaille les âmes. Le ferment spirituel ne cesse d'agir. Le monde est en marche vers l’unité des enfants de Dieu. Le Christ ressuscité ne meurt plus.
Cardinal Jules SALIÈGE, (1870 – 1956)
archevêque de TOULOUSE
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