La boue du Parlant / Jn 9 / Une homélie

 
(...) 
Le Fils de l’homme, le Christ, c’est le parlant 
Le parlant absolu, le parlant par définition
Le seul qui parle vraiment, qui parle en vérité
La Parole véritable.
Nous étions nés aveugles
Nous étions du peuple qui marchait dans la nuit.
(...) Mais la lumière du monde est passée près de nous,
Elle a nous a donné l’onction de sa salive mélangée à la poussière du sol
Nous avons été sali de cette boue bienheureuse, de la boue des origines, de la boue du Verbe créateur.
Et en sortant de l’eau qui nous a lavés, nous avons été jetés dehors, expulsés du monde, expulsés de la ténèbre, expulsés de notre génération, du commun des mortels. Nous sommes devenus « enfants de la Lumière ». Le monde des ténèbres n’a plus de prise sur nous…
    A moins que…
A moins que nous ne désirions ardemment retourner dans les structures de mort qui sont si puissantes, si séduisantes au fond, si rassurantes même parfois.
Nous sommes toujours libres d’aller nous blottir, roulés en boule, sous le discours étroit de la loi, de la culpabilité, du jugement du monde, du regard qui condamne, nous pouvons aller dormir bien au chaud dans la nuit du péché.

Ou alors, entendre la question du parlant
Du seul qui peut, qui sait, parler : « Crois-tu au fils de l’homme ?»
                                                    Crois-tu au parlant ?

Réveille-toi, ô toi qui dors,
relève-toi d’entre les morts,
et le Christ t’illuminera.
╬ Amen
Sylvain, diacre

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