(...)
Le
Fils de l’homme, le Christ, c’est le parlant
Le
parlant absolu, le parlant par définition
Le
seul qui parle vraiment, qui parle en vérité
La
Parole véritable.
●
Nous
étions nés aveugles
Nous
étions du peuple qui marchait dans la nuit.
(...) Mais
la lumière du monde est passée près de nous,
Elle
a nous a donné l’onction de sa salive mélangée à la poussière
du sol
Nous
avons été sali de cette boue bienheureuse, de
la boue des origines, de la boue du Verbe créateur.
Et
en sortant de l’eau qui nous a lavés, nous
avons été jetés dehors, expulsés
du monde, expulsés
de la ténèbre, expulsés
de notre génération, du
commun des mortels. Nous
sommes devenus « enfants de la Lumière ». Le
monde des ténèbres n’a plus de prise sur nous…
A
moins que…
A
moins que nous ne désirions ardemment retourner dans les structures
de mort qui sont si puissantes, si séduisantes au fond, si
rassurantes même parfois.
Nous
sommes toujours libres d’aller nous blottir, roulés en boule, sous
le discours étroit de la loi, de la culpabilité, du jugement du
monde, du regard qui condamne, nous pouvons aller dormir bien au
chaud dans la nuit du péché.
Ou
alors, entendre la question du parlant
Du
seul qui peut, qui sait, parler : « Crois-tu
au fils de l’homme ?»
Crois-tu
au parlant ?
Réveille-toi,
ô toi qui dors,
relève-toi
d’entre les morts,
et
le Christ t’illuminera.
╬ Amen
Sylvain,
diacre

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