Le vitrail du Bon Samaritain / l'édito

     Dans la salle saint Jean, nous voyons une copie du vitrail du déambulatoire de la cathédrale de Bourges (XIII° siècle). Copie remarquable réalisée par Christian LAFON. Venez la contempler. 
Voici le commentaire qu’en fait Marie-Gabrielle LEBLANC dans son ouvrage ‘La vie publique du Christ dans l’art’. Téqui 2019. Cette parabole fut découverte dans le groupe ‘Premiers pas dans la Bible en octobre.
 
    Ce vitrail est composé de quatre petits cercles et d’un grand cercle, super-posés, alternés avec de grands demi-cercles. Il se lit de haut en bas. La signification en est que Le Christ s'est abaissé pour devenir un homme, c'est ce que l'on appelle, en théologie, la ‘kénose christique’.

    La parabole représentée est relatée uniquement au chapitre 10 de saint Luc. Les médaillons circulaires du centre racontent la parabole elle-même. Ils s'entremêlent avec les scènes de la Genèse dans des demi-cercles sur les côtés. Si la parabole nous incite à aider notre prochain, son véritable sens est que le Christ est lui-même le bon Samaritain venu sauver du péché l’humanité, victime des brigands (les démons). C'est pourquoi on représente souvent le Samaritain avec le visage du Christ. La victime a aussi un visage qui ressemble au Christ, puisque l‘homme a été créé à la ressemblance de Dieu, et notre verrier donne une grande ressemblance à Dieu et Adam…

    Premier cercle en haut : le voyageur, lourdement chargé quitte Jérusalem. Il est l’image de l'homme pendant sa vie terrestre. Jérusalem étant le nom symbolique du jardin d’Eden, le voyageur qui chemine de Jérusalem à Jéricho est la figure de l'homme déchu qui quitte le paradis après la chute. Jéricho, en hébreu signifie « la lune » : cela symbolise les manquements de l'humanité qui, comme la lune a des éclipses…
  
  En bas, la victime est conduite à l'auberge (l'Église) par le Samaritain qui l’a installée sur sa mule, encadré par la flagellation et une crucifixion solennelle. Ce-la donne son sens à cette verrière qui résume la Rédemption et l'attente du Messie Sauveur… Depuis saint Augustin, tous les commentateurs ont interprété ainsi cette parabole

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