Se tenir debout devant le Fils de l'homme / Luc 21 25-36/ Une homélie

(...)
Les nations affolées, désemparées… les hommes qui meurent de peur….
Et tout ça pourquoi ?
A cause du bruit de la mer et des flots, à cause de ce qui doit arriver au monde…
De quoi s’agit-il ?
Le fracas de la mer et des flots : de l’écume et du vent !
Rien qui tienne, rien de réel
Ce qui doit arriver au monde : ce que personne ne sait !
du fantasme, du cauchemar, rien de réel.

Nous y sommes, c’est notre temps aujourd’hui ! c’est toujours l’aujourd’hui des hommes.
Les hommes aiment se faire peur, les nations tremblent devant le bruit et le vent.

Il suffit d’écouter un peu la radio, d’ouvrir quelques journaux, de tendre l’oreille au café du coin : le monde va mal, la maison brûle, la guerre est pour demain, la planète est foutue, les ennemis nous cernent, nous sommes nos propres ennemis, l’Église est en crise, l’humanité vit ses derniers feux, tout s’effondre, le pire est pour demain…
Du bruit et du vent.

Alors chanter que tout irait très bien et que le monde est en pleine santé serait aussi dangereux et absurde que de dire qu’il est à sa fin.
Il y a bien des choses à faire pour tenter d’améliorer les choses.
Mais ce n’est pas la question ici.
(...)
Que faire de ce temps de l’avent ?
Faire maigrir nos cœurs !
Alléger nos cœurs… les mettre au régime.

Je vous propose un régime sans peur, un régime allégé en soucis du monde.
Je vous fais une ordonnance de quatre semaines pour un régime sans fracas, une abstinence de trouille, de panique et de regards affolés sur le monde.

Faisons le vide de tout ce rien du tout de la mort qui prend toute la place dans nos vies et dans nos cœurs.
Mais faisons-le sérieusement.
Quand vous verrez le violet sur nos vêtements, rappelez-vous que nous sommes en cure… en deuil de la grande peur.
Alors, comme le dit Paul, nos cœurs s’affermiront, alors, nous serons plus légers pour pouvoir nous mettre debout, pour nous tenir debout devant le fils de l’homme qui vient.
Car il nous veut debout devant lui ! Ni assis, ni à genoux !

Le monde va faire de ces semaines avant Noël, un temps d’accumulation,
faisons de ce temps un temps de vide.

Alors, peut-être la nuit de Noël nous trouvera debout
Debout devant l’enfant,
L’enfant couché dans la mangeoire.

« Redressez-vous, relevez la tête, car votre délivrance approche »

Amen
Sylvain diacre

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