Entrée en Semaine Sainte 2015 / Un texte de JP Duplantier

              Les Rameaux, c’est le chemin de Jésus, lorsque son heure est venue de passer de ce monde à son Père.
                 Pour entrer dans Jérusalem, il a demandé qu’on aille détacher un petit âne et qu’on lui amène. Il s’est assis dessus. Ce petit âne, c’est la part de nous qui appartient à Dieu ; la part de nous qu’il détache de son piquet. Dans nos mains nous tenons des rameaux, les branches neuves de la saison, les forces vives de notre génération qui pousse. Et Jésus fait de nous, si nous le voulons bien, un corps d’espérance et de louange. Un corps qu’il façonne à sa ressemblance, selon le désir de son Père, et du nôtre. Un corps qui n’est pas celui que nous construisons ou que nous imaginons, mais qu’il façonne pourtant avec ce que nous sommes maintenant.
               Quand il arrive en ville, cette fois-ci, il prend le large, et nous avons du mal à le suivre. Nos amarres ne se laissent pas détacher. Et la violence nous reprend, on ne sait comment. Il est arrêté, condamné, mis en croix. Il meurt en même temps que le printemps commence, et nous le regardons, de loin, mourir.

            Si son regard croise le vôtre, n’ayez pas peur. Il y a dans ses yeux, la tendresse de Dieu et notre délivrance.


Jean-Pierre Duplantier 

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