Les annonces de la semaine

Prières et Sacrements
Prions pour nos frères
Les défunts : Annie CHANSAULT, Louisette GRELLETY, Liliane BESOLI.

Lancement de la préparation à la Confirmation des adultes :

de 18h30 à 20h00, salle St Jean. Jeudi 29 janvier - jeudi 19 février - jeudi 19 mars  - jeudi 16 avril - Mercredi 13 mai 18h30 - 20h00


Messes dans les EHPAD :mercredi 14 janvier aux Fontaines de Monjous.

Chapelet : mardi 13 janvier à 19h à l’église. Pour faire suite à la fête du baptême de Jésus, ce groupe de prière invite particulièrement les futurs baptisés, les nouveaux baptisés, leurs familles et parrains-marraines.


Catéchuménat : groupe St Carlo Acutis : mardi 13 janvier à 19h salle St Jean.


Équipe de préparation des funérailles : jeudi 15 janvier à 18h salle St Jean.


Prier l'Evangile avec Marie : rencontre de toutes les équipes du Rosaire, vendredi 16 janvier à 14h30 salle St Jean, avec le père Jean Louis DESPEAUX.

Lecture de la Bible
Premiers pas dans la Bible : dimanche 18 janvier de 18h à 21h salle St Jean. Lecture : La Samaritaine. 19h30 : messe pour tous, puis repas partagé.
Vie Fraternelle

Ménage de l'église : lundi 12 janvier à partir de 14h. L’église restera fermée. N’hésitez pas à venir renforcer l’équipe des bénévoles.

 

‘Autour d'une crêpe’, en lien avec le G.U.S. (Gradignan Ukraine Solidarité) lance une opération ‘compote solidaire’ pour deux orphelinats de la ville de KREMENCHUCK en UKRAINE du 12 janvier au 26 janvier. Le but est de récolter des compotes de fruits en gourdes pleines.

Vous pourrez déposer vos petites gourdes de compote, pleines, lors des permanences d’accueil, mardi et vendredi (17h-19h) salle St Jean.

Pastorale des Jeunes

Catéchisme : dimanche 18 janvier et lundi 19 janvier, salle St Jean


Éveil à la foi : rencontre dimanche 18 janvier à 10h au Fronton.

Semaine de prière

pour l'Unité des Chrétiens

La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens est une démarche œcuménique annuelle qui réunit les chrétiens du monde entier du 18 au 25 janvier pour prier ensemble en vue de l’unité.  Cest un temps fort de partage spirituel et de fraternité entre catholiques, protestants, orthodoxes et autres Églises. CÉLÉBRATION multilingue - français, anglais et turc - le dimanche 18 janvier à 15 h au Temple de Talence, 283 rue Frédéric Sevène.

 

Le baptême, source des sacrements

  Ce weekend, nous fêtons le baptême de Jésus dans le Jourdain. Jésus entre dans ce geste que propose Jean, le baptiste, pour signifier une conversion, un nouveau départ. Le lieu : un fleuve qui coule du nord au sud d’Israël et se jette dans la Mer Morte, il sert de frontière. C’est ce fleuve que Josué a traversé pour entrer en ‘Terre Promise’. (Jos 3, 14-17)
  Si Jean-Baptiste propose un baptême d’eau et invite à produire des fruits dignes de la conversion (Mt 3, 8), il annonce un plus grand que lui qui baptisera dans le souffle saint et le feu. (Mt 3, 11). Aujourd’hui, le baptême des chrétiens est réalisé au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit : baptême d’eau, de souffle saint et de feu. Départ d’une nouvelle vie avec le Christ, sortie des eaux de la mort, vie du Christ ressuscité (Ro 6,2-11). Vivant de l’Esprit, voici l’héritage des fils par le Fils unique, Jésus, le Christ : hommes et femmes qui se tournent vers Dieu qu’ils nomment ‘Père’. (Ro 8, 14-17). 

Baptisés dans le Christ, une nouvelle façon de vivre ensemble nous est enseignée : il n’y a plus de différence entre les personnes (Ga 3, 25-29) et la grâce de Dieu est répandue au-delà de toutes frontières. (Ac 10, 34-35). Quand Pierre est témoin de l’œuvre de l’Esprit de Dieu chez Corneille, le centurion romain, il le baptise, lui et ceux de sa maison. (Ac 10, 47).

    Aujourd’hui, l’initiation chrétienne nous fait célébrer le baptême puis la confirmation comme deux étapes d’une même réalité : l’adhésion à Jésus, le Christ. Alors, admis à l’Eucharistie, nous recevons ce sacrement qui nous met en communion par Jésus-Christ au Père de qui vient toute grâce et à de multiples frères et sœurs proches ou lointains. 
Cette communion nous oblige à plus de solidarité et de justice. La dynamique de Pentecôte se manifestant à la fois par une louange au Seigneur au-delà des mots (Ac 2,4) et par le partage des biens (Ac 2, 44).
    C’est dans cette foi célébrée au baptême que se vivent les autres temps de la vie chrétienne : mariage, ordination, sacrement de la réconciliation ou des malades. Chacun de ces moments offre l’occasion de réaffirmer notre foi en Dieu, de découvrir davantage Jésus dans sa Parole et dans son Eucharistie et de vivre dans le souffle saint qui fait naître d’en Haut (Jn 3, 4-8).

Vincent GARROS

Lève-toi, prends et va / Sainte Famille / Une homélie

Lève-toi, prends... et va ! Dans ce récit de Matthieu, par deux fois, nous entendons la même injonction venue d’ange ou plutôt de parole venue d’en Haut, dans un songe de Joseph. Le verbe utilisé est le même que celui qui nous parlera de la sortie de la mort de Jésus à Pâques. On peut le traduire par ‘lève-toi’, bien sûr mais aussi, ‘réveille-toi’, ‘sors du sommeil’, ressuscite !

Oui, Joseph est l’homme qui entend en son for intérieur, l’appel de Dieu à se réveiller, à se lever, à faire face au réel. Le roi Hérode est un tyran, jaloux, pervers et violent : il faut fuir et mettre à l’abri ta famille. Comme Abraham, Joseph n’hésite et se met en route…Comment ne pas penser à tous ces hommes, ces femmes et enfants qui prennent avec eux quelques bagages et traversent les frontières pour éviter la mort. Bien sûr, cela ne sera pas sans difficulté pour eux tant que pour ceux qui leur feront bon accueil. Mais honte à ceux et celles qui les exploiteront comme esclaves ou à des fins politiciennes sordides !

Lève-toi, prends… et va ! Cette même phrase, nous l’entendrons aussi dans la bouche même de Jésus de nombreuses fois. En restant chez saint Matthieu, c’est lors de la venue du paralytique descendu du toit Lève-toi, prends ton grabat et va dans ta maison. (Mt 9,6). En écho dans les autres évangiles, de nombreuses fois, Jésus dira : lève-toi et va… Autant de guérisons, du corps, du cœur ou de l’esprit où Jésus prends soin de ceux et celles qui souffrent de maladies invalidantes ou qui marginalisent. Comment ne pas penser à tous ces hommes, ces femmes, ces enfants en souffrance ou se sentant coupables. Gloire à tous ceux et celles qui prennent soin d’eux dans les services spécialisés : hôpitaux, cliniques, foyers spécialisés mais aussi les aidants à domicile !

Puis plus loin, une même adresse de Jésus aux trois disciples ayant vu Jésus transfiguré : levez-vous ou réveillez-vous selon les traductions et n’ayez pas peur ! (Mt 17, 7). Ou bien, juste avant son arrestation au mont des Oliviers : Réveillez-vous, voici celui qui me livre (Mt 26, 46)

Se lever, sortir de son sommeil, de sa léthargie, de sa sidération, faire face au réel et accueillir au fond de soi l’appel d’en Haut à la résurrection. Le Seigneur nous invite à prendre sa route aujourd’hui, à découvrir des frères et sœurs. Une famille nouvelle est en construction par Jésus, le Christ, accueilli en notre humanité par Marie et Joseph. En serons-nous les acteurs ? Amen.

Vincent GARROS

Comme cette eau se mêle au vin...

Le sang et l'eau / Vitrail d'Alfred Mannessier / Abbeville / 1982
 Peut-être ne l’entendez-vous pas et pourtant cette petite prière au moment de l’offertoire est d’une grande beauté et dit ce qui nous fonde au moment où nous célébrons le mystère de l’Eucharistie. La voici :
        "Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de celui qui a pris notre humanité".

        Cette prière est dite par le diacre au moment où il verse dans le calice rempli de vin, quelques gouttes d’eau. Regardons l’un après l’autre chacun de ses éléments.
        De l’eau et du vin se mêlent dans une même coupe à laquelle nous allons communier. L’eau et le vin rassemblés, voilà qui nous invite à revisiter le récit inaugural de la mission de Jésus chez saint Jean : les Noces de Cana (Jn 2,1-11). Pour saint Jean, c’est évident : ici se réalise le commencement des signes de Jésus : Jésus est venu sur notre terre pour une Alliance entre Dieu et l’Humanité.
        L’eau : ‘chaste et pure’, comme la qualifiait saint François d’Assise (Cantique des créatures) vient de la nature. Humble et fragile, elle représente ici l’humanité. Alors quelques gouttes suffiront !
        Le vin : ‘Fruit de la terre et du travail des hommes’ - (prière de la présentation des dons), béni et présenté au Seigneur, lui, représentera le Christ.
        Dans ce geste liturgique, l’eau se mêle au vin : l’humanité vient se fondre dans la divinité du Christ, lui qui a pris notre humanité. Irénée de Lyon le disait ainsi : «Dieu s'est fait Fils de l'homme pour que l'homme à son tour devienne fils de Dieu»
        L’eau et le vin mêlés, inséparables désormais, disent en même temps l’union du Christ qui a pris notre humanité : c’est le mystère de l’Incarnation, fêté à Noël et l’union du Christ avec l’humanité lors de sa Passion. « Prenez et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle qui sera versée pour vous et la multitude en rémission des péchés ». (Récit de l’Institution de l’Eucharistie). C’est le mystère de la rédemption.
        Nous qui allons boire à cette coupe, puissions-nous être unis au Christ, lui qui est Dieu et qui a pris notre humanité. C’est notre désir et notre foi.

Vincent GARROS

Une armée dans le ciel / Nuit de Noël / Une homélie

Isa Barbier - 2014

En écoutant l’évangile de la Nativité en ces jours où se multiplient les annonces de guerre, je suis intrigué par cette irruption dans le ciel d’une armée, une armée céleste, une troupe nombreuse. Mais ici aucune menace mais plutôt …de la beauté, de la louange à Dieu et des paroles qui illuminent cette nuit : GLOIRE À DIEU AU PLUS HAUT DES CIEUX ET PAIX SUR LA TERRE AUX HOMMES QU’IL AIME.

Cette armée du Ciel fait suite à l’annonce d’un ange venu comme en éclaireur. Sa venue soudaine dans la nuit enveloppe de lumière des bergers qui veillaient leur troupeau près de Bethléem. Bethléem, c’est la ville de David, jeune berger, lui aussi, qui était devenu roi, quelques mille ans plus tôt. Depuis, le peuple d’Israël espérait un messie, un christ comme cela se traduit en grec, un être exceptionnel qui redonnerait fierté et place respectée dans le contexte difficile de ce peuple dans cette région où se multiplient les conflits armés.

À la bonne nouvelle de la venue d’un sauveur, les bergers sont intrigués et vont venir voir ce que l’ange a décrit : ‘‘un bébé, enveloppé de langes et couché dans une mangeoire’’, parmi des animaux probablement dans une étable. Si la situation de cet enfant est originale, en quoi l’évènement de cette nuit est-il une bonne nouvelle : un évangile pour utiliser le mot grec du texte ?

Ce qui commence en cette nuit-là c’est une alliance. Le Ciel et la terre se parlent : Dieu fait irruption dans l’histoire des hommes. Une alliance que cette troupe du ciel inaugure avec son hymne : GLOIRE À DIEU AU PLUS HAUT DES CIEUX ET PAIX SUR LA TERRE AUX HOMMES QU’IL AIME. Plus qu’un hymne que nous avons plaisir à chanter dans cette nuit de Noël, puisse-t-il être un nouveau mode de vie. Oui, la gloire est pour Dieu, lui, au plus haut des Cieux, la gloire ne doit pas être pour nous ! Ceux qui recherchent la gloire font valoir leur puissance, veulent régner sur les autres et alors font la guerre ! ces guerres peuvent être entre états mais aussi au travail, dans nos lieux de vie ou à la maison !

Dieu aime l’humanité qu’il a créée et veut pour elle la paix. Dieu n’est pas en rivalité avec les humains et comme signe il donne à voir un simple bébé, un nouveau-né dont les parents prennent bien soin de lui, même dans des circonstances difficiles de déplacement et de solitude. Quoi de plus désarmant qu’un nouveau-né, fragile et innocent ? Comme les bergers, puis comme les mages un peu plus tard, laissons-nous désarmer en contemplant cet enfant : Jésus, le Christ. GLOIRE À DIEU AU PLUS HAUT DES CIEUX ET PAIX SUR LA TERRE AUX HOMMES QU’IL AIME. Amen.

Vincent Garros

Un chant nouveau / Une homélie du jour de Noël

 
« Chantez au Seigneur un chant nouveau »
la première phrase du psaume claque comme un ordre. Plus qu’un conseil, un commandement. Ce matin, nous sommes sommés de chanter au Seigneur un chant inédit, jamais entendu auparavant, inouï.
S’il y a bien un jour, une fête, où l’on refuse catégoriquement de chanter un chant nouveau c’est bien noël. Nous venons chercher avec avidité les vieux chants de notre enfance, certains même ne viendront à la messe qu’une fois dans l’année, aujourd’hui, (je les salue) simplement pour se donner le plaisir de chanter les vieilles rengaines increvables sans lesquelles Noël ne serait pas Noël.

Qu’est-ce qui explique que l’Ecriture exige de nous ce chant nouveau ? Ce besoin impérieux de nouveauté ?
Parce que ce qui s’est passé cette nuit ne devrait pas pouvoir se fêter avec de l’ancien, avec du déjà vu. Ce qui s’est passé cette nuit ne rentre pas dans nos vieilles prières, dans notre vieux langage.

« Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles »
Cette nuit, il a fait des merveilles,
Cette nuit un enfant nous est né,
Cette nuit, le Verbe s’est fait chair pour habiter parmi nous
Cette nuit, nous sont données la grâce et la Vérité
Ce matin, nous sommes condamnés à la nouveauté à cause d’un nouveau-né.

Nous ne célébrons pas ici le gentil folklore, la belle histoire, le beau conte de fée. Il n’y a aucun lien entre ce que nous célébrons ici dans cette église et ce qui se célèbre dehors, sur cette place toute parée de jolies guirlandes scintillantes, de beaux sapins et de traîneaux… Dehors : le vieux Noël, le déjà vu, la répétition implacable du même. Dedans : le surgissement d’une nouveauté radicale, la déflagration de la plus grande révolution de notre humanité : Dieu se fait homme !
« Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous »
Désormais, le monde est habité, désormais, chacun de nous, chaque chair, est habitée

L’enfant de la nuit de Noël instaure le lieu de la rencontre. Il permet la folie de l’intime de Dieu avec nous, pas en discours, pas en esprit, dans la chair.
L’enfant de la nuit de Noël nous retire de la Loi et nous offre la grâce et la Vérité.
La grâce, c’est le don absolu et absolument gratuit de Dieu. Et que donne-t-il ? Il se donne lui-même.
On ne cesse de nous répéter que notre chair n’est que viande, que notre chair n’est que mécanique plus ou moins en bon état, plus ou moins bien entretenue, plus ou moins proche de la casse… Mensonge !
La vérité, c’est que notre chair est gracieuse. Elle a la haute dignité du choix de Dieu. Il s’est penché vers elle, il l’a désiré et il est venu s’en saisir… gracieusement.

Chantez au Seigneur un chant nouveau, parce que ce matin, à cause de l’enfant nouveau-né, nous sommes des hommes nouveaux et des femmes nouvelles.
Cet enfant déracine l’ancien… il ne vient pas restaurer des vieilleries, il ne vient pas sauvegarder le même, il ne vient pas asseoir des traditions, il exige que nous le suivions dans la nouveauté radicale de son chemin. Que nous soyons disponibles pour mettre nos pas dans les siens sur un chemin que nul n’a jamais emprunté avant lui. Le chemin qui nous fera traverser les ravins de la mort à la suite du premier-né d’entre les morts.

Mais nous résistons à consentir à la grâce… Nous préférerions un échange marchand, un contrat d’assurance. Nous préférerions que son habitation en nous soit une copropriété… pour rester maître en la demeure… Nous sommes terrifiés par la nouveauté
Ce n’est pas si grave, un jour, c’est le chant nouveau qui nous saisira, il viendra de lui-même à nos lèvres. Le chant nouveau du Royaume, il est à venir, il est en promesse. La vie sacramentelle nous en donne un avant-goût, nous en fait entrevoir la Joie.
En attendant, réjouissons-nous, réjouissons-nous avec nos vieux chants, avec nos vieilles prières, avec notre vieux langage… c’est tout ce que nous avons pour le moment.

« Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire,
Tous, nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce »

que cela fasse de nous ce matin des chairs nouvelles capables de chants nouveaux

Joyeux Noël
Amen
Sylvain diacre