MÉTANOIA - La pénitence dans le nouveau testament / l'édito

    Le Christ, qui pendant sa vie fit toujours ce qu’il enseigna, passa quarante jours et quarante nuits dans le jeûne et la prière avant de commencer son ministère [Mt 4, 1-11]. Il inaugura sa mission publique par ce joyeux message : ‘’le Royaume de Dieu est proche’’, ajoutant tout de suite ce commandement : ‘’Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle’’ (Mc 1, 15). D’une certaine manière, c’est toute la vie chrétienne qui se trouve résumée dans ces paroles. 
    On ne peut parvenir au Royaume annoncé par le Christ que par la ‘métanoia’, c’est à dire par le changement et le renouvellement intime et total de l’homme tout entier, dans ses pensées, ses jugements et sa vie. Changement et renouvellement qui s’opèrent en lui à la lumière de la sainteté et de l’amour de Dieu qui nous ont été manifestés et communiqués en plénitude dans le Fils. [Col 1, 12-14] L’invitation du Fils à la ‘métanoia’ nous oblige d’autant plus qu’il ne l’a pas seule-ment prêchée, mais qu’il s’est offert lui-même en exemple. 
    Lorsqu’il se met devant le Christ, l’homme est éclairé d’une lumière nouvelle, il reconnaît la sainteté de Dieu et la gravité du péché. Par la parole du Christ, lui est transmis le message qui invite à la conversion et accorde le pardon des péchés. Ces dons, il les reçoit en plénitude dans le baptême, qui le configure à la passion, à la mort et à la résurrection du Seigneur. C’est sous le signe de ce mystère que se place toute la vie à venir du baptisé. [Ro 6, 4-8].
    Tout chrétien suit le Maître en vivant non plus pour lui, mais pour Celui qui l’a aimé et s’est donné lui-même pour lui et pour ses frères. En outre, l’Église étant intimement liée au Christ, la ‘métanoia’ de chaque chrétien a également une relation propre et intime avec toute la communauté ecclésiale [Col 1, 18-23]. En effet, ce n’est pas seulement au sein de l’Église, que par le baptême il reçoit le don fondamental de la ‘métanoia’, mais ce don est restauré et raffermi par le sacrement de la réconciliation. Ceux qui s’approchent de ce sacrement y reçoivent de la miséricorde de Dieu le pardon… La charité, l’exemple, les prières travaillent à leur conversion.

    St Paul VI, Pape 1963-1978,
 Constitution apostolique « Paenitemini » 1966  

Les annonces de la semaine

Prières et Sacrements
Prions pour nos frères
Les défunts : Éric BONNEFOND, Denise CONSTANTIN


Confirmations : samedi 21 février au cours de la messe de 18h, Nadia QUINTANE et Guillaume DESPLAT recevront le sacrement de confirmation, en présence de Mgr Jean-Paul JAMES.


Équipe obsèques : jeudi 26 février à 16h Salle St Jean.


Catéchuménat : réunion le vendredi 27 février à 18h30, salle St Jacques.


Vie Fraternelle

Après la messe du 21 février, un pot sera offert salle St Jean. L’occasion de nous réjouir avec les confirmands, l’occasion aussi de dire au revoir et merci à Anne-Marie AUDRY et à Robert ZIMMERMANN qui quittent la paroisse.


Assemblée générale ‘À NOUS TOUS’ : mercredi 25 février, après la messe de 18h30, salle St Jean.


Pèlerinage diocésain à Lourdes : 9 et 10 mai 2026. Bulletins d’inscription au fond de l’église

Lecture de la Bible

Premiers pas dans la Bible : dimanche 22 janvier de 18h à 21h salle St Jean. Lecture : Le sacrifice d’Abraham. 19h30 : Messe ouverte à tous - repas partagé.

Pastorale des Jeunes

Groupe JPEG (jeunes pros et étudiants), mercredi 25 février à 20h Salle St Jacques.


Appel décisif des Ados : samedi 28 février


Catéchisme : dimanche 1er mars et lundi 2 mars, salle St Jean


Carême

RENCONTRES FRATERNELLES DE CARÊME

"Soyons une Église ouverte, chaleureuse et fraternelle, accueillante et bienveillante". Encouragée par Mgr JAMES «je veux attirer l’attention sur l’importance des Fraternités chrétiennes de quartier », l’EAP propose de mettre en œuvre cet extrait de la vision pastorale de la paroisse.


Pendant le Carême, certains d’entre vous pourront proposer d’organiser des rencontres fraternelles : réunir quelques personnes, pour un repas, un café, un jeu, une balade … d’autres vont préférer se sentir invités : à chacun de répondre à l'invitation qui lui convient le mieux.

Nous allons donc faire en sorte que les propositions des uns rejoignent les attentes des autres.

 

Les propositions :

Dimanche 1er mars : Déjeuner au presbytère. Vincent GARROS et Michel BUFFET.

Samedi 7 mars : Promenade au Lac Vert. Xavier (06 95 07 93 71) et Marie Jo LAROCHE.

Dimanche 22 mars : Jeux de société chez Agnès et Cédric LHERMITTE. 16 Rue de Lange

Voir aussi les affichettes au fond de l’église.

Les vendredis de Carême

Chaque vendredi soir de Carême
à l’église, à 19h prière
puis bouillon partagé
à 20h : conférence salle St Jean
 
🕀 Vendredi 20 février : Mme Arlette SCHNEIDER, ‘Ste Bernadette à Nevers.’
🕀 Vendredi 27 février : Mme Françoise ROUMEZIE, Présentation de l’ACAT
🕀 Vendredi 6 mars : M Carlos MATTHEY, ‘Du Chili à la France - Exil et foi.’
🕀 Vendredi 13 mars : RENCONTRE EUROPÉENNE DE TAIZÉ - PARIS 2025
19h Compte rendu des jeunes pro et étudiants
19h30 Bouillon
20h : prière de TAIZÉ
🕀 Vendredi 20 mars : Mme Françoise LADOUÈS, ‘Comment le concile de Nicée a changé le monde.’
🕀 Vendredi 27 mars, 19h : célébration pénitentielle

Carême, temps de Joie communautaire / Mt 6,1-6.16-18 / Une homélie des cendres

         Le temps du carême est toujours un peu énigmatique. Et nous nous posons chaque année la question : comment vivre ce temps de 40 jours qui nous préparent à la fête de Pâques ? Les deux premiers textes d’Évangile qui ouvrent le carême sont le discours de Jésus envers ceux qui font l’aumône, la prière et le jeûne en se faisant remarquer (Mt 6, 1-18) et Jésus au désert 40 jours en jeûnant, tenté par le diable (Mt 4, 1-11). Alors la tentation est forte de se mettre à imiter Jésus et se précipiter sur le jeûne comme une mise à l’épreuve pour se prouver que l’on est un bon chrétien, digne d’être appelé ‘fils de Dieu’, du pardon de Dieu, de la fête de Pâques ! Et si c’était cela le piège !

         Le carême, n’est pas, me semble-t-il, un temps de compétition individuelle, une affaire entre moi et Dieu comme si nous avions des choses à prouver, à lui ou à soi-même. Mais, Dieu sait toute chose et Il est plus grand que notre cœur (1 Jn 3, 20-23). Le carême est un temps communautaire, ecclésial.

        Et si le carême c’était un temps autre où le parfum et la joie (Mt 6, 17) ont leur place, où je laisse se donner de moi ce que j’ignore avoir (Mt 6, 3), où la prière se fait rencontre de ce Dieu qui est Père d’une multitude (Mt 6, 6). Il est ‘Notre’ Père ! alors comment, dans ce temps vais-je découvrir ces frères et sœurs que je crois connaître, ceux et celles de ma maison, de mon travail, de ma communauté paroissiale pour ne parler que des plus proches ?

        Chaque dimanche, comme Nicodème, la Samaritaine, l’aveugle-né, Marthe et Marie, laissons-nous rejoindre par Jésus et ses paroles qui engendrent : « Il vous faut naître d’en Haut » (Jn 3, 7), « L’eau que je donnerai deviendra source d’eau jaillissante en vie éternelle » (Jn 4, 14), « Crois-tu au Fils de l’Homme ? » (Jn 9, 35), « Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jn 11,25). 

        Le carême : un humble chemin de conversion pour habiter pleinement chaque moment, chaque geste du quotidien, chaque rencontre dans l’Esprit de Jésus. Dans le secret de chacun de ces moments, Jésus révèle un souffle de Vie dont on ne sait ni d’où il vient, ni où il va (Jn 3, 8). Cet Esprit nous conduit vers le Père. Ce Père des Cieux, source de tout pardon, qui nous ouvre à une fraternité qui brise toutes les frontières érigées par les humains au fil du temps et de nos incompréhensions.

        Alors bon carême, joyeux et communautaire ! 

 Vincent Garros

Carême 2026 « Face à la faim, unissons nos pouvoirs » / l'édito

     Depuis plus de 60 ans, le CCFD Terre Solidaire et ses partenaires de par le monde s’engagent contre les inégalités, contre la faim et pour le développement. Nous accompagnons plus de 500 acteurs et soutenons leurs projets dans 69 pays.
Cet engagement prend racine dans l’Évangile et la pensée sociale de l’Église.
Ce carême 2026 est l’occasion de nous tourner davantage vers nos frères lointains qui sont pour nous source d’espérance tant est grande leur volonté et leur énergie pour accéder à une vie plus digne et plus juste.
Ici en France pour le temps du carême, nous proposons des animations, des temps de partage et de prière dans les paroisses, les aumôneries, les groupes de jeunes ou moins jeunes.
Cette année 4 associations partenaires à découvrir : au Tchad, au Maroc, au Paraguay et au Timor Leste.
Ces Mercredi des Cendres et 1° Dimanche de Carême nous vous proposerons un livret spirituel, « face à la faim, unissons nos pouvoirs » pour nous aider à cheminer tout au long du carême seul ou à plusieurs.  
Vous y retrouverez chaque semaine, un texte de méditation, un éclairage biblique, une suggestion concrète pour avancer et une association partenaire, n’hésitez pas à en prendre.
Enfin, la solidarité internationale se vit par la générosité de tous et la collecte tout particulièrement le 5eme dimanche de carême, le 22 mars. Vous pourrez mettre votre don dans les enveloppes.
Par nos dons et nos actions nous soutenons nos partenaires dans leurs actions de développement. Nous en reparlerons.

                        "Pour l'équipe CCFD-TS Talence-Gradignan
Xavier LAROCHE"

👉 Pour aller plus loin :   Association CCFD-Terre Solidaire.org

 La finance solidaire - Soirée

« La Finance Solidaire aujourd’hui ou Comment donner du sens à notre épargne ? » jeudi 12 mars, à 20h15 Salle de la Fraternité 7 Avenue Louis LAUGAA, Pessac

Soirée de présentation :
« Retour d’un voyage en Tunisie », organisé par la SIDI (Solidarité Internationale pour le Développement et l’Investissement, investisseur social créé par le CCFD Terre Solidaire en 1983, pour les populations vulnérables)
- Comment notre épargne peut agir durablement pour le financement de petits entrepreneurs et paysans du Sud.
- Témoignages de nos rencontres avec des acteurs et usagers de la Finance Solidaire.
Une chaîne de solidarité financière pour un monde plus équitable et plus durable.
Merci de diffuser largement.

Déplier la loi / Mt 5 17-37 / Une homélie

Je n’ai assassiné personne. Je ne connais pas la femme de mon voisin, je n’ai pas répudié mon épouse, et je ne crois pas avoir fait le moindre serment au Seigneur. Donc, jusqu’ici, tout allait bien.

Nous étions sereinement assis sur une vieille parole, entendue depuis les anciens, qui nous dictait le minimum pour vivre en humains, pour vivre en société : « Tu ne tueras pas. Tu ne convoiteras pas la femme d’un autre. Tu seras fidèle à tes serments… »
Mais voilà que quelqu’un s’autorise à dire « Mais »…. « Mais moi je vous dis »
La Parole elle-même prend la parole. Le Verbe de Dieu vient préciser les choses, il vient les compléter, il vient les accomplir… et là tout se complique.

J’entends tout à coup que se mettre en colère contre mon frère, c’est la même chose que de le mettre à mort. Le traiter de « fou », c’est un meurtre.
J’entends que regarder une femme, n’importe laquelle, avec un regard qui est plus qu’un regard, c’est commettre l’adultère.
J’entends que l’adultère ne se commet pas seulement dans un lit, mais d’abord dans le cœur.
J’entends des histoires effrayantes d’œil et de main dont il vaut mieux se séparer s’ils risquent de nous faire tomber.

Notre première réaction, c’est souvent de se dire que Jésus vient tout compliquer, qu’il vient pousser le curseur de la morale et de la culpabilité à un niveau d’exigence terrifiant. Il resserre les boulons, verrouille tout, pose un cadre encore plus étroit que ne le faisait la loi des anciens.

Quand j’étais enfant, nous avions un jeu, complètement idiot, qui consistait à fabriquer avec une feuille de papier pliée une sorte de figure articulée qu’on appelait « shadock ». On demandait à notre camarade un chiffre au hasard, ce chiffre ouvrait à un choix de couleur, et, en dépliant le rabat correspondant, on découvrait une phrase imbécile qui nous faisait rire.

Jésus, est en train, non pas d’ajouter de la loi à la loi, mais de soulever le rabat qui cachait ce qu’était réellement la loi.
Il n’est pas en train de prolonger la loi sur une morale nouvelle, il est en train de déplier la loi. Il ne modifie rien, il fait un travail de lecture. Et il est seul à pouvoir le faire car il est lui-même la Parole. C’est déjà sa voix qui parlait aux anciens, mais avant sa venue, personne n’avait encore déplié la loi.

Déplier « Tu ne tueras point », c’est entendre : ta colère à pouvoir de vie et de mort sur ton frère… on ne tue pas qu’avec des armes
Déplier « Tu ne convoiteras pas la femme d’un autre », c’est entendre : il y a des manières de regarder qui sont pires que des mains prédatrices. Il y a des cœurs qui sont plus crasseux que des hôtels de passes.
C’est pour ça qu’il ne faut pas perdre un iota de la loi, le plus petit signe de l’Ecriture, le point sur le i. Si nous passons à côté du petit détail, celui qui nous paraît inutile, insignifiant, nous risquons de rater ce qui se cachait sous le rabat, ce qu’il fallait déplier…

Jésus ne donne pas un tour de vis pour mieux nous condamner, il ne cherche pas à ouvrir des pièges nouveaux pour nous y faire tomber, il nous révèle ce que c’est que la Parole : le contraire du discours.
On appelle souvent bêtement ces chapitres de Matthieu « le discours sur la montagne »… mais c’est tout sauf du discours ! Ici, tout de nos vies est engagé, tout est percuté, au-delà même de la question de la loi, dans ce que ça révèle de la puissance des mots.
Et nous découvrons que là où nous étions bien installés, nous étions hors-la-loi… Tous, par nos paroles, nos colères, nos regards, nos liens tordus, nous voilà hors-la-loi… il n’y a plus les bons et les méchants… ne restent que des hommes et des femmes sauvés par pur amour… indépendamment de nos mérites… Le Christ viens sauver des hors-la-loi, il vient donner sa vie pour eux !

« Vous avez entendu, mais moi je vous dis »
Aurons-nous des oreilles pour entendre à nouveau ?
Saurons-nous déplier nos oreilles ?
Saurons-nous déplier nos vies pour que se manifeste enfin ce qui est caché sous le rabat ?
    le rabat-Joie !

Amen
Sylvain diacre

Deux propositions de la pastorale des Migrants

1/ "L'autre est notre richesse" :
Des milliers de personnes touchées par la précarité en Gironde : On les appelle les invisibles, souffrant d’exclusion, de précarité, sans droits, sans-emploi, sans papier. Des vies bouleversées par des accidents de vie multiformes.
Le collectif CAUSE (Le Diaconat, Habitat et Humanisme, Banque Alimentaire, Foyer Fraternel, Pain de l’Amitié, Société Saint Vincent de Paul, Halte 33, Secours Catholique, Médecins du Monde, Cité Caritas, ACME 33.) défend les droits fondamentaux et inaliénables de toute personne humaine.

Vous êtes invités au colloque de CAUSE « L’Autre est notre richesse »,

à l’Athénée Municipal -10, place Saint Christoly-Bordeaux, le 4 mars 2026 à 20H30.

Avec la participation de François HÉRAN, sociologue de renom et membre du Collège de France ainsi que Véronique FAYET, Présidente honoraire du Secours Catholique et Vice-présidente des Apprentis d'Auteuil, et Robert LEFORE, Directeur honoraire des Sciences-Po Bordeaux.

Pour que la précarité cesse, restons solidaires, responsables, fraternels et engagés : www.cause33.fr


2/ Rencontre annuelle, le samedi 14 mars de 9h30 à 16h30 à la salle de l'église des Saints-Anges-Gardiens 24 avenue René CASSAGNE 33150 Cenon
Le thème de cette année, est celui du collectif CAUSE, L'AUTRE EST NOTRE RICHESSE
Elle est ouverte à tous ceux qui s'investissent dans l'accompagnement des migrants et des exilés, et plus largement des sans-abris sur notre Diocèse.
Le P. Patrice GAUDIN, de Saint-Denis (93) enrichira notre réflexion. Un repas africain est prévu. Des témoignages de divers partenaires ponctueront l'après-midi. Possibilité de célébrer l'Eucharistie en fin de journée