Les annonces

Prières et Sacrements

🚩⏰Samedi 5 septembre : la messe repasse à 18h


Prions pour nos frères et sœurs :
Les défunts : Geneviève DUMON et Lucie CHARDIN SIMON
Les mariés : Guénaël GRANJON et Eloïse GERMY

 

Chapelet et prière pour la paix : Mardi 1er septembre à 19h dans l'église.

Prière du Rosaire : Le groupe d'Anne Gélas se réuni le jeudi 3 septembre à 14h30

Reprise de la prière du vendredi : vendredi 4 septembre à 19h dans l'église.

 

Catéchuménat : réunion des "ainés dans la foi" Jeudi 3 septembre à 19h salle St Jean.

Lecture de la Bible

Groupe "conter la Bible" : Jeudi 3 septembre à 14h salle St Jean

 

Lecture de l'Evangile du dimanche : Premier et troisième lundi de chaque mois à 20h salle St Jean. Première rencontre lundi 7 septembre.

 

Pastorale des Jeunes

Groupe JPEG (jeunes pros et étudiants) : Rencontre mercredi 2 septembre à 20h salle St Jean.

 

Messe de rentrée : dimanche 4 octobre à 10h.


Les inscriptions à l’éveil à la foi, au catéchisme et pour les aumôneries collèges et lycées sont ouvertes. Vous pouvez télécharger les fiches dans la colonne de droite, ICI, ou les prendre à l’accueil.

 

Réunion des parents :

 Pour l’éveil à la foi : mercredi 16 septembre à 20h, salle St-Jean

 Pour le catéchisme : jeudi 17 septembre à 20h30 Salle St Jean. Ce sera le moment de constituer les groupes.

 Pour l’aumônerie collège : mercredi 23 septembre à 20h30 salle St Jean.

 

Vie Fraternelle

Venue du Pape à Lourdes : dimanche 27 septembre.

 

Vie Diocésaine

Pèlerinage diocésain à Verdelais : Dimanche 6 septembre. Rendez-vous à 9h à Ste-Croix-du-Mont pour ceux qui veulent marcher jusqu'au sanctuaire. Pour les autres, rendez-vous à 10h au sanctuaire.

Le culte divin du moi / Mt16 21-27 / Une homélie

 Comment fait-on pour renoncer à soi-même ?
Comment fait-on pour ne pas vouloir « sauver sa vie » ?
Qui consentira à perdre sa vie ?

En entendant Jésus, on peut vite se dire que ce qu’il demande pour marcher à sa suite est hors de notre portée… peut-être pour quelques saints détachés de tout, mais pas pour nous…
 
Comme souvent quand ça coince, il faut s’arrêter un peu sur le sens des mots. Vous le savez probablement, en grec, dans la langue de l’Evangile, il y a trois mots différents pour dire « vie ». Trois mots qui n’ont pas du tout la même signification.
Il y a « Bios », qui désigne les moyens de vivre, de subsistance… ce qu’il faut pour qu’un être soit vivant.
Il y a « Zoé », c’est d’abord la vie naturelle, mais c’est aussi la vie dans son sens le plus profond, la vie que Dieu nous donne, la vie de l’Esprit, la vie éternelle.
Et puis il y a « Psyché » qu’on traduit souvent par « âme » et qui désigne le siège de la personnalité, la partie responsable de l’homme.

Et c’est bien celle-là, la « psyché » qu’il faudra perdre pour suivre Jésus.
La vie qu’il faut lâcher, ce n’est pas ce qui fait de nous des êtres vivants, ce n’est pas ce que Dieu nous a donné (ce serait absurde), il ne s’agit pas d’entrer dans la tombe pour le suivre, il s’agit de lâcher ce qui fait notre moi… notre ego… notre nombril !

Quel est le problème de Pierre ? Jésus le lui dit clairement : en contredisant le projet du Père pour lui, il ne pense pas comme Dieu mais comme un homme. Pourtant, c’est par amour qu’il le contredit, car Pierre n’a pas envie de voir son maître souffrir. Mais il pense avec son moi, avec son ego, avec son nombril. Il n’entre pas dans le projet d’un autre, il pense que sa vision des évènements est la bonne, la seule qui tienne.

Je lisais un article d’un philosophe coréen* qui disait ceci :
« Nous vivons aujourd’hui dans une société de performance dans laquelle tout ne tourne plus qu’autour de notre ego. Chacun pratique le culte divin du moi, un culte dans lequel on est le prêtre de soi-même ».
Nous vivons en effet dans un monde où le moi prend toute la place (y compris celle de Dieu). Nous sommes entourés d’hommes et de femmes providentiels, de héros… Ce que je pense, ce que je vis, ce que je mange devient un objet passionnant à partager au monde entier.

Nous vivons aussi dans une foi où prédomine son propre ressenti, sa « sensibilité ». Ma manière de prier, de célébrer, de communier, mon rapport intime avec Jésus, est évidemment le plus juste, et ceux qui font autrement font moins bien.
Ce que j’appelais un peu grossièrement « mon nombril » et que ce philosophe désigne comme « le culte divin du moi ».

Si l’on veut suivre Jésus, il va falloir renoncer à soi-même. Ça ne veut pas dire perdre toute personnalité, ça veut dire suivre le conseil de Paul : «  Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser ». En entrant dans un rapport nouveau avec l’autre… l’autre quand c’est le Christ, lui laisser de la place, le laisser marcher devant, mettre ses pas dans les siens en oubliant notre propre projet, nos propres destinations….
Ça veut dire aussi laisser de la place à l’Église dans ma vie de foi… perdre mon fantasme d’intimité avec Jésus, de cœur à cœur en vase clos, s’oublier un peu pour faire entrer de l’autre, du différent, du frère… de la communion.

Comment fait-on pour s’ouvrir à ce chemin nouveau si peu séduisant ?
Une clef peut-être dans le texte de Jérémie : « Tu m’as séduit et j’ai été séduit, tu m’as saisi, et tu as réussi ». Comme un feu dévorant ta Parole, au plus profond de moi.
Pour suivre le Christ, renoncer à une vie recroquevillée sur elle-même, renoncer à sa propre parole toujours envahissante, mais retrouver ce qui nous a séduit, se laisser à nouveau séduire, se laisser saisir par l’époux, ressentir au plus profond le feu de sa parole.
 
╬ Amen 
Sylvain, diacre
*Byung-chul Han

Le temps de l'été / l'Edito


    Que nous soyons enfant, parent, grand-parent ou célibataire, ce temps de juillet et août est, depuis plusieurs décennies, organisé, en fonction de l’agenda scolaire et du tourisme. Même s’il est à penser qu’avec le dérèglement climatique, il est possible que cela change. Toujours est-il qu’aujourd’hui, ce temps nous est donné avec un rythme différent.
    Les villes se vident, les stations balnéaires s’animent, les festivals et les lieux de visite battent leur plein, les campagnes s’étonnent de nouveaux résidents, les paroisses, les monastères accueillent des gens de passage, des pèlerins…
    Que nous soyons enfant, parent, grand-parent ou célibataire, ce temps, autre, différent du reste de l’année, nous est offert. Qu’en faire ? 
    D’abord, probablement, tout lâcher, lâcher prise, laisser faire le temps, prendre son temps, accepter qu’un espace nouveau, vide, se fasse en nous. C’est l’étymologie du mot ‘vacances’, ‘vacuum’ : le vide. Oui, car le rythme de l’année est tourné vers l’activité, des choses à faire, le travail, avec les soucis qui vont avec, la compétitivité, voire la performance… Le grand âge impose déjà ces changements de rythme et les tout petits ont cette capacité à rapidement s’échapper des travaux scolaires pour jouer et crier dans la cour de récréation. Puissions-nous les imiter comme Jésus le propose : « Si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. » (Mt 18,3). 
    Que nous soyons enfant, parent, grand-parent ou célibataire : et si nous nous mettions humblement à l’écoute de la Parole de Dieu ? Une lecture suivie pas à pas d’un Évangile à écouter en silence. Laisser résonner tel ou tel mot avec notre quotidien : « Qui vous accueille m'accueille ; et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé » (Mt 10,40) ... « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » (Mt 11, 28) … 
    Peut-être viendra le temps de nous ouvrir à de nouvelles perspectives, de nouveaux engagements pour nourrir notre foi, pour témoigner de Celui dont nous recevons le souffle de la Vie. 
    Que vous soyez enfant, parent, grand-parent ou célibataire, beau et bon temps de l’été. 

Vincent GARROS 

les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres / Mt 15 21-28 / Une homélie

Il y a deux ou trois ans, j’étais interviewé par l’hebdomadaire « La Vie » un peu avant Pâques au sujet du nombre croissant des adultes qui demandent le baptême. Alors que j’explique que la grande majorité des adultes ont entre 18 et 30 ans, la journaliste me pose une question étrange. « Qu’elle stratégie adoptez-vous pour attirer les jeunes ? » me demande-t’elle. J’avoue que la question me parait bizarre sur le coup. Je ne laisse rien paraître et je réponds : « Notre stratégie, c’est de célébrer la messe. » Sur le moment, en effet, je repensais à ces quelques jeunes adultes qui m’ont apostrophé à la porte de l’église et qui me disent que c’est la première fois qu’ils viennent assister à la messe. Ils me demandent des conseils sur comment se comporter.

La question était étrange, la réponse aussi. Mais ce dimanche, la réponse me semble adaptée et prend une autre couleur quand j’entends la phrase que prononce la Cananéenne : « les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »

Certes, ce n’est pas par stratégie que nous tous célébrons la messe, mais ce qui se passe à cet autel dépasse largement les murs de cette église. Le bâtiment ne peut contenir la puissance d’attraction déployée lors de la messe.

Les personnes qui assistent à la messe en toute discrétion et qui ne sont pas baptisées, profitent des miettes qui tombent de la table de la parole et de celle de l’Eucharistie, même si elles ne comprennent pas tout ce qui se passe.

Les personnes qui passent devant l’église constatent que des chrétiens sont rassemblés pour célébrer Dieu. Le bâtiment continue son office. Certains se disent peut-être : « cette église est vivante ». Ils voient les croyants de Gradignan qui animent cet espace. Cela ne peut que les toucher.

Ainsi sont les miettes de la communion qui tombent de la table. Voici les miettes qui nourrissent ceux qui attendent des paroles de paix, de joie et d’amour.

Et nous-même les baptisés, ne sommes-nous pas comme les petits chiens qui recueillons les miettes tombées de la table du maître. Comment ne pas voir dans ce petit morceau de pain, dans cette petite hostie, une miette. Nous consommons une miette de pain qui contient à elle seule toute la paix, la joie et l’amour de Dieu. Cette miette de pain a le pouvoir de guérir nos angoisses, d’apaiser nos peurs, de nous ouvrir à ce Dieu qui se donne tout entier. Elle tombe de la table dans nos mains, elle est ce qui nous relie au Christ.

Cette miette nous apprend la persévérance dans la prière. La Cananéenne n’abandonne pas quand Jésus ne répond pas. Elle persévère dans sa demande malgré l’hostilité des disciples qui entourent Jésus. Elle ne se vexe pas quand Jésus semble la rabaisser au rang de petit chien. Au contraire, elle se fait humble et Jésus qui éprouvait la foi de la cananéenne, découvre en elle la grandeur de sa foi.

Soyons comme la Cananéenne, ne nous décourageons pas devant le silence de Dieu. Il veut affiner notre foi, creuser notre désir de le rencontrer. Alors grande est notre foi dans ce Père miséricordieux, dans ce Fils qui nous aime et dans L’Esprit-Saint qui nous fait vivre.

Enfin, je profite de ce temps de parole pour exprimer une demande. Je recherche des personnes qui accepteraient d’accompagner les catéchumènes pendant la messe. Il ne s’agit pas de participer aux rencontres de préparation au baptême mais de tenir le rôle d’ainé dans la foi, de témoigner de sa foi et de répondre à leurs questions sur ce qui se passe. Si vous vous sentez appelés, venez en parler à la sortie.

Merci.

Dominique Bourgoin, diacre

Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur / Assomption / Une homélie

 
« Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ! »

Cette béatitude est prononcée par Élisabeth à Marie qui vient la visiter, nous venons de l’écouter. Je vous propose de l’approfondir ensemble

Je voudrais qu’aujourd’hui, nous l’entendions, pour nous-mêmes et en Église.

Pour nous-mêmes. Quelles sont les paroles du Seigneur qui sont venues frapper à nos oreilles et qui nous ont mis en marche ? Lève-toi et marche ! Moi non plus je ne te condamne pas ! (Jn8) Viens, suis-moi (Mc 10, 21) ! Va en paix  (Lc 8,48)?…Ces paroles s’accomplissent dans le temps qui nous est donné de vivre. Heureux sommes nous qui croyons à l’accomplissement de ces paroles qui nous ont été données par notre Seigneur !

En Église, en communauté, en communion les uns avec les autres, même au-delà des frontières que l’histoire, la géographie érige entre nous, ces paroles du Christ s’accomplissent : « De toutes les nations, faites des disciples » (Mt 28,19) « On prêchera en son nom la conversion et le pardon des péchés » (Lc 24, 47) , « la paix soit avec vous », « Que tous soient uns » (Jn 17,21) «  Que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux et moi en eux » (Jn 17,26)

Ces parole de Jésus nous habitent et nous structurent. Heureux les hommes, les femmes, les enfants, les jeunes qui osent vivre du Christ et témoignent, chacun à leur manière de l’Évangile. Dans la prière, dans la lecture de la Parole de Dieu en groupe, dans la célébration des sacrements, dans le travail à plus de justice dans nos lieux de vie. Cela peut être dans des associations mais aussi tout simplement dans le refus, au quotidien de la violence ou du mépris.

Il en faut du courage, de la persévérance, pour que naisse la paix ! C’est comme la vision de st Jean, de cette femme qui enfante et qui est menacée par des dragons. C’est l’image de Église, qui depuis les débuts est menacée, elle doit parfois fuir au désert. Gardons au cœur ce que Jésus disait aux disciples : « En ce monde, vous êtes dans la détresse, mais gardez courage, j’ai vaincu le monde ! »

Comme Marie, soyons heureux de l’accomplissement des paroles qui nous sont dites de la part du Seigneur. Amen.

Vincent Garros