Fraternité, Fraternités… / Edito
Les annonces de la semaine
Notre frère défunt : Guy MANCEAU
Celle qui communie pour la 1ere fois : Inès BORDINA
Le petit baptisé : Arthur CHARRIER.
Obsèques de la semaine prochaine : Mme Annie SOUC. Mardi 28 à 10h
Catéchuménat : le groupe Carlo ACUTIS se réunit le mardi 28 avril à 19h, exceptionnellement au Fronton
EXCEPTIONNELLEMENT : pas de chapelet le mardi 28 avril.
Atelier ‘Conter la Bible’ : jeudi 30 mai à 14h Salle St Jean.
Je suis la porte / Jn 10 1-10 / Une homélie
La quarantaine Glorieuse / l'édito
Le début de la vie publique du Christ a été marqué par quarante jours au désert. Jésus y reprenait, au sortir du baptême, l’Exode de son Peuple. À la fin de sa mission terrestre, entre la libération des affres de l’Hadès (Ac. 2,24) et la définitive entrée dans la vraie terre promise, Jésus a, une fois encore, passé quarante jours. En examinant ces deux quarantaines, nous sommes frappés du contraste entre la quarantaine désertique et la quarantaine glorieuse.
Au désert, Jésus est apparu comme notre frère, enfoncé dans un monde pécheur, tenté par le démon. Durant la période glorieuse, nous sommes éduqués à un autre mode de présence, celle du Christ ressuscité. Il apparaît sous un autre aspect (Mc 16,12). On commence toujours par ne pas le reconnaitre. Madeleine le prend pour un jardinier. Les apôtres hésitent, dans leur joie, et se demandent : « Serait-ce bien lui ? » Les disciples d’Emmaüs le prennent pour un voyageur ; Pierre, Jean et les apôtres, au lac, pour un inconnu qui se trouve là par hasard.
Une éducation se fait ainsi : les sens ne suffisent plus pour atteindre le Christ. Il faut la foi : tant qu’ils doutent, les apôtres n'ont pas un contact réel avec le Ressuscité (Jn 20, 25). Il faut l'espérance : c'est quand elle remonte au cœur des disciples d'Emmaüs qu’ils sont préparés à reconnaitre le signe de la fraction du pain (Lc 24,31). Il faut se savoir aimé : c’est quand Jésus, doucement, l'appelle par son nom, Marie, que, d’un seul coup, Madeleine « entend » sa voix enfin et se jette à ses pieds (Jn 20,16). C'est celui que Jésus aimait qui, le premier, a décelé « sa » présence au bord du lac : « Pierre ! c'est le Seigneur. » (Jn 21, 7)
Une autre remarque s’impose. Dès qu'on le reconnaît, il disparaît. Ressusciter, ce n'est pas « reprendre » la vie du passé… (Jn 20,17). Voilà ce que Pâques inaugure. C’est un nouveau monde qui commence. Ces quarante jours sont une pédagogie, une éducation à la nouvelle présence du Ressuscité. Il pourra dire au terme : Je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la fin du monde (Mt. 28,20).
ROGER POELMAN, bibliste Bruxelles 1911-

