Les annonces de la semaine

Prières et Sacrements
Prions pour nos frères

Les défunts Raymonde CHRÉTIEN, Anne-Marie DELPECH, Alain LAJUS.

Chapelet pour la paix, mardi 2 décembre à 19h dans l’église

Prier l'Evangile avec Marie : rencontre du groupe d’Anne GELAS, jeudi 4 décembre à 14h30 

Catéchuénat des adultes : réunion du groupe Carlo ACUTIS, jeudi 4 décembre à 19h30 salle St Jean.

Préparation au baptême les familles des bébés sont attendues jeudi 4 décembre à 20h30 salle St Jean pour commencer la préparation au baptême.

Lecture de la Bible
‘Lecture de l'Evangile du dimanche’ : lundi 1er décembre de 20h salle St Jean.



Homélies de Jean-Pierre Duplantier : un recueil de dix homélies de Jean Pierre DUPLANTIER a été édité. Il sera en vente à la sortie de la messe, salle St Jean, au prix de 7€ (prix de revient) 

Pastorale des Jeunes   
Catéchisme : salle St Jean, dimanche 30 novembre de 9h à 10h et lundi 1er décembre de 17h15 à 18h15.

Groupe JPEG (jeunes pros et étudiants), mercredi 3 décembre à 20h Salle St Jean, projection d'un film sur Vatican 2.
 
Rencontre des catéchistes : samedi 6 décembre à 15h30 salle St Jacques
 
Catéchuménat des ados : réunion des jeunes qui se préparent au baptême et à la 1ere communion le samedi 6 décembre à 17h salle St Jean.
 
Etudiants jeunes pros : dimanche 7 décembre, à la sortie de la messe, salle St Jean. Vente de gâteaux maison et ‘vide sacristie’ au profit des 6 jeunes adultes de la paroisse qui partent à la rencontre européenne des jeunes, prochaine étape du pèlerinage de confiance sur la terre animée par la communauté œcuménique de Taizé. Paris du 28 décembre 2025 au 1er janvier 2026.
Vie Fraternelle  
Rencontre avec Christophe Mirande (artiste plasticien et émailliste) : vendredi 5 décembre à 17h30 salle St Jean, autour du projet de la création d'une croix de procession pour la paroisse.
 
Vente au profit du secours catholique : à la sortie des messes des 6 et 7 décembre.

Vie diocésaine
MA FORCE ? MA FOI : POUR NOËL 2025, FAITES RAYONNER LA LUMIÈRE DE LA FOI
À l’approche de Noël, nous sommes appelés à relire notre vie à la lumière du Christ. La foi n’est pas seulement une conviction : elle est une force vivante, un souffle qui nous guide et nous transforme. Elle se révèle dans nos histoires personnelles, dans nos épreuves comme dans nos joies, et nous rappelle que Dieu est toujours présent à nos côtés.
C’est tout le sens de la campagne « Ma force, ma foi » : un chemin qui nous invite à reconnaître l’action de Dieu dans nos vies et à laisser grandir en nous la force de la foi.
Nous vous invitons à la découvrir sur bordeaux.maforcemafoi.fr et à méditer, en ce temps de l’Avent, à travers un guide à télécharger conçu pour approfondir quatre piliers essentiels de notre chemin chrétien : le pardon, la prière, la joie et la foi.
Nous vous encourageons à partager cette initiative afin que le plus grand nombre puisse y participer. Nous vous souhaitons une belle route vers Noël, qu’elle soit un chemin de partage et de fraternité !

Le Seigneur vient

     En ces jours commence le temps de l’Avent, quatre semaines qui précèdent les célébrations de la Nativité. Le monde et son commerce nous envahissent de ses slogans et de ses images tape-à-l’œil. Redécouvrons paisiblement ces quatre dimanches où l’une après l’autre, des bougies viendront éclairer la crèche prépa-rée devant l’autel. Le Seigneur vient !
    À chacune de ces bougies la tradition a attribué un mot : Pardon, Paix, Joie, Amour, nous invitant à les décliner dans nos quotidiens car essentiels au vivre en-semble. Ces mots et ce qu’ils recouvrent ne sont pas spécifiquement chrétiens et notre prière rejoint tous les hommes, les femmes et les enfants pour qui ces mots ne sont pas lettres mortes. Le Seigneur vient !
    Christiane Gaud, dans un poème de l’Avent pour les enfants, déclinait ces bougies selon quatre autres mots : sourire, silence, prière, tendresse. Quatre bougies pour un quotidien tout simple, tourné vers l’autre, mon prochain, mon voisin, mon collègue de travail, mon enfant, mon conjoint, mon ami, vers celui qui vient à moi et que je ne connais pas, que je ne reverrai probablement pas : un livreur, un passant, un paroissien en voyage, un passager dans le bus ou le train, un enfant dans la rue, un jeune assis contre un mur avec son animal, mais aussi vers celui que mon travail ou mon engagement met en relation : un malade, une personne âgée et dépendante, un migrant en quête d’une terre hospitalière … Le Seigneur vient !
    Comme un voleur, à notre insu, au moment où nous ne nous y attendons pas, le Seigneur vient. Car il vient ! Ce n’est pas nous qui allons vers Lui, c’est Lui qui vient vers nous. Il nous faut bien quatre semaines et le recommencer chaque an-née, pour réaliser que le Seigneur, qui nous a été révélé par Jésus-Christ, est venu en notre humanité ; le créateur de toute chose est devenu l’un d’entre nous, la parole est venue dans le monde, le Verbe s’est fait chair. Il nous faut bien quatre dimanches pour disposer notre âme à résonner au chant du chœur qui la nuit de Noël, envahira le Ciel de sa louange. Il nous faut bien ce temps de l’Avent pour travailler encore cette Espérance qui est comme une humble disposition du cœur à accueillir le quotidien comme un don de Celui qui est la lumière qui brille dans les ténèbres. Le Seigneur vient !

Vincent GARROS

Les mots pour le dire

    Comment bien parler de LUI et utiliser les mots qui conviennent ? Autant cette question vaut pour chacun et chacune d’entre nous, autant c’est beaucoup plus complexe pour parler de Celui dont le nom l’emporte sur tout nom (Phil 2, 9) : le Christ Jésus. Les évangiles utilisent des noms, des qualificatifs, des titres et souvent nous les mélangeons ou nous utilisons l’un pour l’autre. Je propose ici quelques repères. 
    Je mot ‘Jésus’, seul, désigne cet enfant né de Marie (Lc 2,6) annoncé à Joseph (Mt 1, 21), ce fils du charpentier qui sera baptisé par Jean dans le Jourdain (Mc 1,9), qui aura des disciples, prêchera et mourra sur une croix (Jn 19,30). Être de chair et de sang, rempli d’Esprit Saint dont le nom en hébreu veut dire ‘Dieu sauve’. Puis, des hommes et des femmes de Palestine vont reconnaître en lui un prophète (Jn 6, 14), vont vouloir le faire roi, l’Envoyé de Dieu, le Messie an-noncé par les prophètes, Celui qui allait restaurer Israël. 

    Nos traductions confondent souvent Messie et Christ. S’ils traduisent l’un en hébreu (Messie) et l’autre en grec (Christ) Celui qui est l’Oint de Dieu, celui qui a reçu l’onction, signe de son élection par le Très Haut, ces deux mots disent deux réalités bien différentes. Avec le Messie, c’est une fonction royale et sacerdotale que Jésus refuse et fuit (Jn 6, 15), espérance du peuple d’Israël que les disciples auront du mal quitter (Ac 1, 6). Avec le mot Christ, c’est une autre réalité, ouverte vers un monde au-delà des frontières … Ce mot que nous portons en tant que chrétiens, enfants de la diversité du monde, ayant également reçu l’onction à notre baptême.
    Jésus est Seigneur et nous le prions : Kyrie eleison, Seigneur prends pitié, dans le ‘Gloire à Dieu’ et dans le ‘Credo’… Reconnaissant en Lui cette double nature humaine ‘Jésus’ et divine ‘Christ’ : Jésus-Christ, ressuscité, à la droite du Père, Parole qui a créé toute chose (Prière Eucharistique n°2), le Vivant (Ro 6,10), le Seigneur-Jésus dont nous attendons la venue, (Ap 22,20).
    Nous qui sommes le Corps du Christ (1 Co 12,27), qui disons Amen quand nous accueillons en nos corps l’Eucharistie et veillons en présence du Saint Sacrement, discernons le Corps du Christ avec la présence de tous et toutes, jusqu’aux malades, aux infirmes et les morts (1 Co 11,29-30). Quand Jésus re-connait pour lui-même le titre de Fils de l’Homme (Dn 7, 13 & Mt 26, 24), il nous invite probablement à entendre cette place de Fils unique désignant un Père (Mt 6,9) et l’humanité dont il est issu et qu’il sauve : une humanité aimée, accueillant la Paix. (Lc 2,14). C’est la jubilation des anges à Noël, puisse-t-elle devenir la nôtre.

Vincent GARROS

Récollection....

de l'équipe d'accompagnement
des familles en deuil.
Journée au couvent du Broussey.
Travail sur ces textes : 📖 

Le vitrail du Bon Samaritain

     Dans la salle saint Jean, nous voyons une copie du vitrail du déambulatoire de la cathédrale de Bourges (XIII° siècle). Copie remarquable réalisée par Christian LAFON. Venez la contempler. 
Voici le commentaire qu’en fait Marie-Gabrielle LEBLANC dans son ouvrage ‘La vie publique du Christ dans l’art’. Téqui 2019. Cette parabole fut découverte dans le groupe ‘Premiers pas dans la Bible en octobre.
 
    Ce vitrail est composé de quatre petits cercles et d’un grand cercle, super-posés, alternés avec de grands demi-cercles. Il se lit de haut en bas. La signification en est que Le Christ s'est abaissé pour devenir un homme, c'est ce que l'on appelle, en théologie, la ‘kénose christique’.

    La parabole représentée est relatée uniquement au chapitre 10 de saint Luc. Les médaillons circulaires du centre racontent la parabole elle-même. Ils s'entremêlent avec les scènes de la Genèse dans des demi-cercles sur les côtés. Si la parabole nous incite à aider notre prochain, son véritable sens est que le Christ est lui-même le bon Samaritain venu sauver du péché l’humanité, victime des brigands (les démons). C'est pourquoi on représente souvent le Samaritain avec le visage du Christ. La victime a aussi un visage qui ressemble au Christ, puisque l‘homme a été créé à la ressemblance de Dieu, et notre verrier donne une grande ressemblance à Dieu et Adam…

    Premier cercle en haut : le voyageur, lourdement chargé quitte Jérusalem. Il est l’image de l'homme pendant sa vie terrestre. Jérusalem étant le nom symbolique du jardin d’Eden, le voyageur qui chemine de Jérusalem à Jéricho est la figure de l'homme déchu qui quitte le paradis après la chute. Jéricho, en hébreu signifie « la lune » : cela symbolise les manquements de l'humanité qui, comme la lune a des éclipses…
  
  En bas, la victime est conduite à l'auberge (l'Église) par le Samaritain qui l’a installée sur sa mule, encadré par la flagellation et une crucifixion solennelle. Ce-la donne son sens à cette verrière qui résume la Rédemption et l'attente du Messie Sauveur… Depuis saint Augustin, tous les commentateurs ont interprété ainsi cette parabole

Fidèles à son Nom / Lc 21 5-19 / Une homélie

Saint Laurent distribuant les trésors de l'Eglise aux pauvres

Ce dimanche de la journée mondiale de la pauvreté, nous accueillons des paroles fortes de Jésus. Il annonce la fin de bien des choses construites par l’homme. Il prophétise des guerres, des famines, des persécutions. Cependant au cœur de ces annonces, Jésus promet un soutien à ceux qui se réclament de son nom. Pas un cheveu de leur tête ne sera perdu, c’est en persévérant à la fidélité à son nom qu’ils sont sauvés.
Je propose de méditer sur ce que peut signifier la fidélité à son nom.
Les bâtiments, bâtis en pierre, si grands si beaux soient-ils ne dureront pas. Ces constructions humaines qui rassurent par leur solidité tomberont un jour.
Cette église que nous aimons tant, si solide avec ses pierres apparentes, ne durera pas. Un jour elle s’effondrera. Je sais que cela peut nous choquer.
Mais c’est parce que nous sommes riches que cela nous choque.
Quand on est pauvre, on n’est pas attachés à ces grandeurs.
Quand on vit dans la précarité où tout peut s’effondrer du jour au lendemain, la destruction brutale n’est pas une idée lointaine.
Quand on ne sait pas le matin où on va dormir le soir, on est proche de Celui qui ne sait pas où poser sa tête pour dormir.
Quand on compte son argent liquide et qu’on calcule au plus près le nécessaire pour nourrir ses enfants, on est au plus proche de la veuve qui verse son obole.
Quand on craint de se faire contrôler en marchant dans la rue parce qu’on est sans papier, la beauté des pierres et des ex-voto est tout-à-fait secondaire.
Les pauvres sont pour nous source d’Evangile. Ils nous rappellent à fonder notre foi sur ce qui est vraiment solide. Là s’exprime la fidélité au nom de Jésus.
Tout l’Evangile nous appelle à faire preuve de plus de justice. Il nous invite à orienter nos actions vers ce qui vaut la peine d’être sauvé, à savoir la vie, la vie de notre prochain et par la même notre propre vie.
Tout l’Evangile nous provoque à exercer la charité. Il nous oblige à sortir de notre confort et à nous laisser toucher par les situations désespérées. Il ouvre nos yeux sur la dignité humaine. Tout être humain est une créature de Dieu. C’est quand nous établissons des relations vraies basées sur la reconnaissance d’une mutuelle dignité que se construisent des structures qui bravent l’éternité. Car rien de ce qui est fait aux plus petits n’est perdu.
La foi est une pratique qui se mesure à l’amour des plus petits. Être avec les pauvres, les écouter, soulager leur douleur, lutter contre les structures qui les oppressent : c’est là une manière concrète de vivre la parole de Jésus qui annonce et console. La persévérance, dont parle Jésus, passe par des actes quotidiens de partage et de présence.
Ce n’est pas un chemin facile, c’est un chemin exigent. Il implique souvent de prendre le vêtement du serviteur inutile qui n’attend ni remerciement ni rétribution.
Il me vient un exemple pour illustrer le remerciement et la rétribution.
Lors d’une permanence du Secours Catholique, une maman solo se présente, avec ses deux filles de 12 ans et de 2 ans, pour demander une aide d’urgence. Je me souviens du regard de la jeune adolescente. Nous avions le sentiment d’y lire, ma collègue et moi, la honte, même si nous avons donné à la maman toute l’aide qu’elle était venue chercher.
D’autres associations pourraient venir témoigner ici de situations identiques, « A nous Tous », « Saint Vincent de Paul », la Croix Rouge.
Il faut tenir et ne chercher aucune gloire juste faire ce que nous demande l’Evangile et de rendre grâce aux pauvres de nous permettre d’approcher le royaume.
Jésus veut que notre foi soit active. Pour cela, il faut placer notre espérance dans la fidélité à son nom, manifestée par la solidarité envers les pauvres. En cette Journée mondiale des pauvres, que nos œuvres et notre prière disent que le Royaume de Dieu se construit pour et avec les pauvres. Que notre endurance, soutenue par l’Esprit, sauve des vies et fasse se lever des signes d’espérance dans notre monde.
        Amen !
Dominique Bourgoin, diacre.

Dédicace de la Basilique du Latran / Jn 2, 13-22 / Une homélie


         Selon saint Jean, c’est le premier pèlerinage de Jésus après son baptême à Pâque. La Pâque c’est l’anniversaire de la rentrée en Terre promise après la traversée du désert avec Moïse pendant quarante ans.
        Le Temple, plusieurs fois reconstruit est le lieu central de Jérusalem. Les juifs y viennent en pèlerinage. Là ils offrent des animaux en sacrifice pour remercier Dieu ou lui demander quelque chose avec leur prière.
        Les juifs veulent utiliser seulement leur ancienne monnaie pour acheter leurs offrandes. Les changeurs sont là pour échanger la monnaie romaine avec l’ancienne monnaie du roi.
        Jésus, nouvellement baptisé, est rempli du ‘zèle pour la maison de Dieu’ comme le dit le psaume 68. Jésus est choqué par les marchands et les changeurs d’argent. Le Temple c’est le lieu de la présence de Dieu avec l’Arche d’Alliance dans le Saint des Saints. Le Temple doit être un lieu de prière !
        En faisant ainsi, Jésus dérange et choque. Cela va lui attirer des ennuis, bientôt vont se dresser contre lui ceux qui vivent du commerce autour du Temple mais en plus les prêtres et les scribes vont lui reprocher d’appeler « Dieu son Père ! »
        Mais, allons plus loin ! Jésus annonce : détruisez ce Temple et je le rebâtirai en trois jours ! Incompréhensible bien sûr pour ceux qui l’entendent sur le moment ! Mais après la résurrection, le lendemain d’une autre fête de la Pâque, au petit matin, cette phrase va résonner dans l’esprit et le cœur des disciples d’une toute autre manière. Le Temple dont il parlait, c’était son Corps. Le corps humain est donc temple, maison du Père, lieu de prière et non de commerce, de trafic ! Voilà donc ce qui devient sacré dans la foi chrétienne, ce ne sont pas tant des lieux de cultes que le corps humain : le corps de mon prochain, de mon frère, de ma sœur en Christ. Alors, nous comprenons mieux la parabole du bon Samaritain et pourquoi saint Paul affirme dans la première lettre aux Corinthiens : Vous êtes une maison que Dieu construitVous êtes un sanctuaire de Dieu, l’Esprit de Dieu habite en vous !
        Alors, si mon corps comme est une maison que Dieu construit : laissons-lui le temps d’en faire sa demeure. Et c’est Jésus-Christ qui en est la première pierre ! Si l’Esprit de Dieu habite en chacun comme il habite l’Église, laissons la grâce de Dieu nous travailler et faire de chacun un saint selon son bon vouloir pour une église sainte, universelle et missionnaire. Si tout corps, est sanctuaire de Dieu : alors je dois le respecter infiniment, avec respect, chasteté et tendresse… Amen                                                      
Vincent GARROS